Johnny Guitare
Note moyenne
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84 critiques spectateurs

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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2026
Avec Johnny Guitar, Nicholas Ray dynamite les codes du western classique pour en faire un mélodrame fiévreux traversé par le désir, la jalousie et la haine collective. Joan Crawford domine le film avec une très grande intensité, transformant Vienna en héroïne tragique dont la force masque à peine les blessures affectives. Les couleurs flamboyantes et les décors stylisés donnent au film une dimension quasi opératique, où chaque confrontation semble sur le point de basculer dans l’hystérie. Derrière les fusillades et les tensions romantiques, Ray filme surtout une société rongée par le puritanisme et la peur, faisant du film une parabole politique étonnamment moderne. Un western incandescent et profondément singulier, dont la puissance émotionnelle et visuelle ne ressemble à aucune autre.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 septembre 2025
Non seulement il présente des personnages féminins forts, mais ceux-ci animent les principaux ressorts narratifs de ce western aux accents lyriques et dominé par une forte interprétation. Avec son ton mélancolique, un penchant pour le mélodrame dans son sens classieux « Johnny Guitar » est un long-métrage qui se distingue amplement dans un genre pourtant très codifié et s’avère être un classique à voir.
Jean Cherasse
Jean Cherasse

100 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mars 2025
Un faux western sous forme de tragédie, admirablement réalisé par Ncolas Ray, qui stigmatise la rapacité des colons, le danger de la bêtise collective, et qui met en valeur le couple Crawford/Heyden
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2025
Un western Hollywoodien très classique sur la forme, avec beaucoup de plans fixes des couleurs assez vives et un côté propret. Sur le fond il présente tout de même quelques originalités, avec notamment ce duo de femmes qui tiennent les premiers rôles et qui mènent leurs troupes d hommes à la baguette. Ça a beaucoup vieilli sur pas mal d aspect mais pour le coup les scènes d action sont très réussies pour l époque.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 décembre 2024
Même le film ne mérite pas d'être qualifié de chef-d'œuvre il n'en vaut pas moins 5 étoiles.
Joan Crawford vieillissante dont la mâchoire a perdu son cintre est sublime. Sterling Hayden est plaisant et Rhys Williams est d'une justesse incomparable, s'il avait eu le physique...
Cyril C.
Cyril C.

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2024
Quelle claque que ce western romantique, inclassable, culte ! A voir absolument ! Un des sommets du genre !
chrisbal
chrisbal

18 abonnés 775 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2023
Ce film de Nicholas Ray porte mal son nom (une fois n'est pas coutume...), puisqu'on assiste surtout à une lutte de pouvoir entre 2 femmes, Johnny Guitare étant plus un second rôle.
Cet affrontement, maintes fois rencontré dans les westerns de l'époque mais transposé cette fois ci au feminin, oppose donc Vienna, propriétaire d'un saloon ambitionnant de faire fortune grâce au passage à proximité d'une future ligne de chemin de fer, à Emma, riche propriétaire qui voit tout cela d'un mauvaise oeil, d'autant plus qu'elle est jalouse de cette dernière (rôle aussi ingrat qu'antipathique).
Elle entraînera dans sa soif de vengeance la quasi totalité de la ville (aveuglée par cette détermination) aux trousses de Vienna et d'une bande de hors-la-loi mené par Dancing Kid...jusqu'à sa perte.
Une "chasse aux sorcières" bien en phase avec les évènements politiques de l'époque, plutot bien interprétée et avec des décors et une photographie magnifiques.
Shawn777

805 abonnés 3 931 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2023
Ce film, réalisé par Nicholas Ray et sorti en 1954, est très bon et je dois dire que j'en suis le premier surpris ! Non pas que je doutais que la qualité du film mais je n’apprécie tout simplement pas vraiment les westerns en règle générale. Je m'attendais donc à m'ennuyer pendant près de deux heures, le seule élément du film qui m'attirait étant la présence de Joan Crawford. car nous suivons ici Vienna qui a fait construire un saloon dans une zone désertique mais qui attise la jalousie du village voisin et notamment d'Emma. On a donc ici un western avec une femme, voire même deux (l'héroïne et l'antagoniste) dans les rôles principaux, chose assez rare, surtout au milieu des années 50 ! De là à dire que le film est féministe, il n'y a qu'un pas et il l'est sur certains points mais recentre très rapidement son histoire sur l'aspect romance. Eh oui car on dehors de cette romance, Vienna est un personnage féminin très masculinisé, notamment de par ses habits et son habilité au tir. De plus, elle se tient souvent face à une horde d'hommes et a réussi à bâtir son empire (ou du moins son début d'empire) toute seule, les hommes étant à son service et non l'inverse. On est donc loin de l'image glamour de la femme que délivrait habituellement le Classic Hollywood des années 30 à 50/60, pour être face ici à une femme forte évoluant dans un univers rude et hostile. Et qui de mieux que Joan Crawford pour interpréter ce rôle qui de par son allure et son regard sévère rend complètement crédible son personnage. Il en est d'ailleurs de même pour Mercedes McCambridge interprétant une femme frustrée mais dirigeant, elle aussi, tout un groupe d'hommes qui interprète magnifiquement cet antagoniste que l'on adore détester. Il est de plus assez amusant de remarquer que, sur le plateau, les rôles étaient inversés puisque Joan Crawford, très jalouse de sa partenaire, lui en faisait baver et déchirait notamment ses costumes. Et d'un côté, c'est plutôt une bonne chose car la haine que se vouaient les deux actrices se ressent réellement à l'écran, ajoutant un plus dans la composition de leur personnage. "Johnny Guitare" est donc un très bon western, tout simplement !
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2023
Formidable entrée en matière « inquiétante » avec spoiler: des explosions, une attaque de diligence et des explications oralement musclées dans un saloon avec le souffle obsédant du vent.
Dès les premiers plans, un grand gaillard est apparu sans arme avec sa guitare dans le dos, plutôt atypique pour un western ! Le ton est donné, ça sent le drame. Et puis l’apparition en haut de l’escalier de Joan Crawford, habillée tout de noir. Un personnage féminin « fort » dans un western est gage de qualité. Et sur ce coup, on est servi ; deux caractères forts pour le prix d’un : Joan Crawford (mi-ange, mi-démon) et Mercedes McCambridge (démon XXL). Le film de Nicholas Ray est truffé de références psychanalytiques. Peu de scènes de violence physique, mais la violence est psychologique : manipulation, mensonge, trahison, duperie, à tous les niveaux. Et ce final, un duel entre spoiler: deux femmes ivres de vengeance.
Un immense chef-d’œuvre du western qui maltraite la nature humaine, veule et lâche par définition. 70 ans plus tard, on en est toujours au même point.
Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juin 2022
Cette critique manichéenne du Maccarthysme insiste sur sa symbolique didactique de façon outrancière mais pertinente en érigeant en héroïnes deux modèles de pensées incarnant chacune une image de l'Amérique dont les potentielles dérives hypocrites et intolérantes sont écrasées par une impériale Joan Crowford. Cependant la victoire utopique de la morale défendue par Ray atténue la force du propos et déresponsabilise les suiveurs. Vieilli mais intéressant.
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2021
Un grand classique de la grande époque du western américain. Avec un Johnny Guitare qui a dû inspirer l'homme à l'Harmonica de Sergio Léone et Ennio Moricone pour "Il était une fois dans l'Ouest". Il joue de la guitare, mais il sait jouer de la gâchette aussi...
velocio

1 538 abonnés 3 498 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2021
Un excellent western, tourné dans un environnement magnifique. Une belle parabole du maccarthisme.
gabdias
gabdias

120 abonnés 1 999 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2021
Un Western qui met en avant 2 femmes fortes sans les clichés habituels de ce genre cinématographique, ce n’est pas courant et la performance des 2 actrices est à mettre en avant. Un vrai film avec un scénario plus fouillé, des valeurs à contre-courant à l’époque mais tellement actuel. Décors, costumes, musique au top. Attention vrai chef d’œuvre du genre.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 janvier 2021
Je n'aime pas le western. Pour qu'il y ait une chance que ça trouve grâce à mes yeux, il faut que les codes qui régissent le genre soit cassés. Si ce n'est pas le cas, il me faut un truc fort pour que ça marche, sinon, c'est même pas la peine. Pour ce qui est de "Johnny Guitare", les codes sont cassés, et de quelle manière. À moins qu'un autre ne m'échappe, il s'agit là du premier western féministe. Ça veut dire ce que ça veut dire. Ici, ce sont les femmes qui ont le pouvoir. Vienna est propriétaire d'un saloon dans lequel les hommes se tiennent à carreau et Emma possède une banque et est donc riche à souhait. Avec ça, le film avait tout pour me plaire. Et, j'ai été pris par le truc au début, genre la première demi-heure. Après, j'ai complètement lâché. Il faut supporter une tonne de bavardages stériles, l'action n'avance plus et c'est ennuyeux à n'en plus finir. Il faut alors attendre le final, dans lequel les femmes forcent la décision, pour sortir de la torpeur. Quant au casting, parlons-en un peu : c'est une catastrophe. Et commençons par les femmes vu qu'elles sont la raison d'exister du film. Mercedes McCambridge est pitoyable, grotesque, il n'y a qu'au cinéma qu'un personnage aussi mauvais peut être perçu comme une menace. Joan Crawford est stoïque à n'en plus finir et ne sait qu'écarquiller les yeux. Quand on la voit jouer de la sorte, et si c'est la première fois qu'on la voit jouer, on se dit que la remise en cause de ses talents d'actrice par Bette Davis était bien fondée, en réalité, elle ne l'était pas. Tout le monde a droit à une mauvaise performance, ça arrive. Les hommes, même tabac. Les redresseurs de torts sont inexistants. La bande quatre fait peine à voir. Turkey est une crapule de pacotille, Corey est un fantôme, Ernest Borgnine (alias Bart) hérite d'un rôle indigne de son talent et le Dancin' Kid est un chef de bande aussi charismatique qu'une feuille d'essuie-tout détrempée. Même Sterling Hayden est timoré. Alors, quand on en arrive à pareil point, ça veut dire que l'échec est total. Le Sterling Hayden de "L'ultime razzia" et de "Quand la ville dort" est absolument mémorable, celui de "Johnny Guitare" ne l'est pas. Un western culte ? Pour le côté féministe (et donc avant-gardiste et courageux) oui, assurément, mais pour le reste non, il y a trop peu de choses à voir.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2020
Au Cœur de Johnny Guitar, un couple. Un couple d’amants fugitifs, décliné en une somme de projections possibles si et seulement si la femme avait renoncé à son amour-passion, avait troqué ses sentiments pour des équivalents. Un couple d’amants qui fait des jaloux, contraignant les hommes à espérer un baiser, à provoquer l’heureux élu dans l’espoir de le voir disparaître. Un couple d’amants qui s’est perdu pendant cinq ans, et dont la séparation a conduit ses membres à se chercher dans les bras d’autres personnes. Et ce couple d’amants fugitifs, c’est celui de Party Girl déplacé depuis la nuit urbaine vers les canyons irradiés de soleil, c’est celui de Rebel Without a Cause – sorti un an plus tard – qui se saisira de Turkey, le jeune homme qui finit ici pendu au pont sous les yeux de Vienna, pour le réincarner en Jim Stark. Les personnages, chez Nicholas Ray, semblent les avatars de types et de thèmes qui servent une certaine idée politique de la représentation cinématographique : héros tourmenté, héroïne forte, jeunesse écrasée par le poids d’une société dépassée qui étouffe et empêche les revendications libertaires. La contestation, thématique dans ses films, est également esthétique : se saisir d’un genre pour y greffer des thèmes jusqu’alors inédits, ou impropres, en l’occurrence l’amour-passion. Car le bruit et la fureur que produisent le fracas des armes, l’incendie de la maison de jeu, les cris et menaces proférées par les camps adverses, extériorisent le conflit qui anime les êtres dans leur intériorité, un chaos où se choquent le désir et la mélancolie, la passion et la haine. C’est donc à un western intérieur que nous convie Nicholas Ray : les personnages disposent d’une écriture complexe, à l’encontre des caricatures souvent rencontrées dans ce genre d’œuvres ; ils ne sont pas monolithiques, ils ne sont jamais prévisibles, seulement régis par leurs pulsions, leurs désirs, leur passion brûlante et dévorante. Cette irrégularité d’affects est retranscrite par la multiplicité des tonalités : de l’épique au tragique en passant par la comédie – parfois musicale –, nous louvoyons sans cesse entre diverses rives qui s’attirent et se repoussent à la fois. Une telle densité produit un ravissement du spectateur qui trouve là l’un des westerns les plus atypiques et personnels jamais vus, tout en respectant scrupuleusement le canevas du genre ainsi que ses codes. Johnny Guitar est une œuvre immense au romantisme tourmenté, fort d’excellents acteurs et d’une photographie magnifique – mention spéciale au travail de la couleur et des contrastes, notamment en ce qui concerne les costumes qui affirment progressivement et du blanc et du rouge et du jaune, traduction esthétique de l’affranchissement des deux amants et de leurs retrouvailles incandescentes.
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