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4,0
Publiée le 3 février 2021
Au-delà de la gloire, film de guerre américain réalisé par Samuel Fuller en 1980. Le film s'inspire des souvenirs de guerre du réalisateur qui fut affecté, pendant la Seconde Guerre mondiale, dans les rangs de la Big Red One : la 1re division d'infanterie américaine. Pendant la guerre, la Big Red One, intervient dans l'opération Torch en Afrique du Nord et le débarquant d'Oran. Elle affronte ensuite l'Afrika Korps de Rommel puis participe à l'opération Husky lors du débarquement en Sicile. En 1944, la division débarque sur Omaha Beach le 6 juin 1944. Elle est ensuite envoyée en Tchécoslovaquie en 1945 où elle libère le camp de Falkenau. C'est sur ces théâtres d'opération que nous suivons les soldats de cette division d'infanterie. Avec Lee Marvin, Mark Hamill, Robert Carradine, Bobby Di Cicco, Stéphane Audran, Marthe Villalonga et Guy Marchand. Un bon film de guerre, un bel hommage au film de Stanley Kubrick "les sentiers de la gloire", une bonne réalisation, belle photo, une durée généreuse et aucune longueur.
Un film de guerre assez inégal et pas très passionnant, qui fait succéder des séquences sans véritable fil conducteur et qui souffre également d'un manque d'empathie envers ses personnages.
Un des meilleurs films de guerre jamais tourné, avec un Lee Marvin impressionnant et émouvant, dans un de ses plus beaux rôles. Le titre français accroche peu, mais le titre original "The Big Red One" (nom de la première unité d'infanterie US) n'était sans doute guère plus évocateur pour le public français. Le vécu de Samuel Fuller pendant la Seconde Guerre Mondiale et sa vision réaliste pour ne pas dire noire du monde et de la guerre font de ce film un précurseur, près de 20 ans avant "Il faut Sauver le soldat Ryan".. A peu près à la même époque (début des années 80), "La peau" de Liliana Cavani représente un épisode suivant (moins réussi mais intéressant) qui retrace l'arrivée de l'armée américaine à Naples en 1943 et le choc culturel entre Italiens et Américains. Plus récemment le Miracle de Santa Anna de Spike Lee, dont l'histoire se déroule dans le même contexte et illustre la guerre côté américain pendant la campagne d'Italie.
Grand film de guerre que je découvre qui mérite tous les éloges comparé à ses pairs de l'époque voir même les plus récents. On suit au plus près l'escouade de Lee Marvin de la 1ière division d'infanterie affronter les Allemands sur tous les fronts qu'ils ont couverts de 42 à 45. C'est un enchaînement permanent de batailles remarquablement réalisées pendant 2h30 depuis l'Afrique du Nord en passant par la Sicile, la Normandie et la Tchécoslovaquie. Les décors sont superbes, ça mitraille et explose de toute part. Le scénario est original proposant des scènes assez cocasses: accouchement dans un char, prise d'un monastère transformé en asile de fou...etc...et le rythme est tellement maîtrisé qu'on ne voit pas le temps passer. Je regrette juste les moments dramatiques qui n'ont pas été suffisamment poussés vu l'horreur de cette guerre sinon c'est un grand spectacle à ne pas manquer...
Au delà de la Gloire nous donne l’occasion de voir Lee Marvin, peu connu des générations actuelles. Un acteur comme on en fait plus. Un genre de Jean Gabin à l’américaine. Et Mark Hamill, bien plus connu de nos jours et qui entre Star Wars, Un Nouvel Espoir, et L’Empire Contre Attaque, nous dévoile une autre facette de ce jeune acteur, en 1980, plein de promesse.
Ce film oscille entre la 7ème Compagnie et le Soldat Ryan. Il montre le cheminement d’un groupe de soldats de l’unité Big Red One, parti libérer la France en passant par l’Afrique, la Sicile et la France. Jusqu'à la découverte d’un camp de la mort filmé avec retenu et Justesse. Un des moments forts du film. Il y en a plusieurs, sous des angles différents. Un peu d’humour, des situations graves ou rocambolesques font de ce film une œuvre qui a su très bien vieillir.
Cependant, ce n’est pas la première fois que je le vois, je suis toujours très gêné par les chars allemands dans ce film. La Warner manquait-elle de moyens a ce point pour remplacer les Panzer Tigre, Panzer IV AUSF.G, et le mythique Panzer IV ausf.G sdkfz de la campagne d’Afrique, par des... chars Sherman sommairement maquillés. Ça saute au yeux à quiconque s’intéresse au véhicules militaires de cette époque, en particulier, et sa gâche un peu le plaisir du film.
Malgré tout, ça reste un bon film à voir pour ses acteurs et une mise en scène qui tient encore très bien la route. Même si on a largement fait mieux depuis: Le Soldat Ryan évidemment, mais aussi Band of Brothers ou Pacifique de HBO.
Globalement, on a rien de mauvais, mais rien de terrible non plus. Les acteurs sont attachants, la réalisation est correcte, le film est agréable à regarder, mais manque quand même d'un intérêt global. On a même droit à des scènes invraisemblables, qui n'ont pas grand chose à faire là. Le gros point fort du film, c'est le lien entre le début et la fin du film...
L’intérêt de ce film est l'authenticité de ses actions, il s'agit d'un groupe de jeune soldats américains trimbalés dans pas moins de 5 pays pour casser du nazis. Les lieux et les action étant vrais, les personnages eux restent fictifs mais assez caricatural des soldats us sur le terrain. Le gros reproche de ce film est sans doute les enchainements maladroits d'un pays à l'autre, tel de petits films insérées dans le film principale, il y a peu de rapport d'une action à l'autre. Les scènes sont coupées et les mauvaises transitions cassent l'effet d'immersion. La bande son est très moyenne elle aussi, pour un film de guerre aux moyens honorables, on aurait pu faire un effort. Reste des effets pyrotechniques pas trop mauvais pour l’époque...
C’est dans la mythique division d’infanterie, The Big Red One, que le Caporal Fuller servit pendant la deuxième guerre mondiale. Excellent soldat (décoré de la Bronze Star, la Silver Star, et le Purple Heart, les trois plus hautes distinctions de l’armée américaine), Samuel Fuller réalise ici la somme de tous ses films de guerre. Magistralement interprété par Lee Marvin que le cinéaste avait choisi pour son visage impassible, sergent vétéran de la première guerre mondiale (la naissance du 1 rouge dans le noir et blanc à peut être inspiré Spielberg dans “La liste de Schindler�), qui mène ses hommes, en leur apprenant à éviter de se faire tuer, le long de l’itinéraire que Fuller a lui même emprunté. L’Afrique du Nord, La Sicile, le débarquement de Normandie à Omaha Beach (quelle leçon au passage au “Save Private Ryan� de Spielberg en faisant abstraction du gore, dans l’eau rouge du sang de leur compagnons tombés, la numérotation des soldats survivant envoyés à l’abattoir accentue ma sécheresse mécanique et absurde de la guerre), la Belgique, l’Allemagne et la Tchécoslovaquie. Dans cette dernière partie, Fuller, qui avait filmé les camps en 16 mm (film intégré par Emil Weiss dans son documentaire �Falkenau, vison de l’impossible�) réalise en 1988), garde une certaine retenue, se contentant d’un crane, de cendres et de regards, dramatisant ainsi la mort du garçonnet. Cette épopée entrecoupée de scènes d’hommes avec leur courage et leur lâchetés (Mark Hamil exemplaire), leur engagement et leur doutes, prend aussi sa respiration dans des scènes improbables, comme l’asile psychiatrique avec Stéphane Audran (qui avait tourné avec Fuller pour la TV Allemande en 1973) ou l’auberge en Belgique avec Marthe Villalonga. Cette version “Reconstruction� de 2 heures 36 est un chef d’œuvre. Ellei attend toujours une sortie sur grand écran.
Il y a quelques années j'avais découvert ce film de guerre de Samuel Fuller se basant notamment sur sa propre expérience durant la 2nde Guerre mondiale, j'espérais découvrir un film aussi incisif que Croix de fer de Peckinpah malheureusement ce film m'avait déçu à mon grand regret. Puis quelques années plus tard j'ai appris qu'il existait une version plus longue celle voulue par Fuller et en revoyant Au-delà de la gloire dans cette version tout a changé. J'ai découvert un excellent film de guerre qui retrace le parcours de l'Afrique du Nord à l'Allemagne (le film se terminera dans un camp de la mort) de jeunes soldats appartenant au Big Red One (nom de leur division mais aussi titre original du film) mené par un vieux baroudeur joué par Lee Marvin plutôt protecteur. Tout cela est bien mis en scène avec une situation différente à chaque lieu géographique parfois il y a l'apparition brève de tête connue (donc celle de Stéphane Audran qui vient de nous quitter), ce sont à chaque fois des situations qui montrent l'horreur de la guerre mais aussi que malgré tout l'humanité est encore présente (scène de l'accouchement notamment). On a parfois l'impression que le film manque un peu de moyens mais cela n'enlève rien à son intérêt et les scènes de combats sont réussis avec des réflexions sur le rôle du soldat durant une guerre. Donc voilà un film de de guerre à découvrir mais impérativement dans sa version rallongée de 47 minutes et non de celles de moins de 2 heures (à l'origine le film faisait 4 heures mais Fuller a du le réduire de moité selon les souhaits de la production).
Des scènes faciles interprétés dans des régions différentes, cela se passe soit dans un village ou soit dans une maison. Il y a des morts partout. C'est surtout un jeu d'acteurs, ils prononcent des phrases types du soldat américain en campagne difficile à comprendre pour un francophone. Dans chaque pays une scène.
Film de série B sur la 2ème Guerre, avec une distribution solide, mais qui manque de pep's... L'histoire de cette compagnie est presque reléguée au second plan par rapport à la progression et lieux d'interventions des GI sur le théâtre des opérations américaines en Europe; malgré tout le scénario tient la route et la psycho des personnages pas trop mal.
Un film de Samuel Fuller (1980) avec Lee Marvin. L'histoire n'en est pas vraiment une puisqu'elle se, confond avec celle de l'intervention américaine dans le second conflit mondial, vu ici du point de vue des rescapés d'une escouade d'élite. C'est magistralement bien fait, avec un Lee Marvin impérial, (on est loin des 12 saloards) dominant toute la distribution en tous points excellente (avec un Mark Hammil qui se défend bien et Stephane Audran dans un étonnant petit rôle). Les scènes de guerre sont très bien rendues (même si Spielberg a fait mieux, question réalisme en ce qui concerne le débarquement en Normandie). Il y a peu de sang mais des séquences étonnantes, des situations où l'horreur côtoie le burlesque, spoiler: (le gars qui saute sur une mine, l'asile de fou, la fiesta sauvage, le repas chez les siciliennes, l'accouchement dans le tank) une omniprésence du sexe surtout dans le langage, mais surtout une omniprésence de la mort dont la banalité et l'inexorabilité devient un questionnement (c'est d'ailleurs le sujet du film). Malgré la gravité du sujet, Fuller se fait plaisir avec quelques petits trucs un peu décalés, à l'image de ce soldat (Robert Carradine) qui a toujours un gros cigare entamé au bec. On peut réellement parler de chef d'œuvre
J'ai toujours apprécié le cinéma de Samuel Fuller, que ce soit ses polars noirs ou ses films de guerre des années 50, toujours un peu heurtés, humanistes et tragiques. Et ici, alors qu'il n'avait plus tourné depuis longtemps (on est en 1980), il livre un film-testament absolument remarquable. En restant fidèle à ses souvenirs, Fuller a recrée avec une intensité dramatique passionnée et authentique les épisodes de la guerre qu'il a lui-même vécue alors qu'il était un jeune GI's, en stigmatisant à la fois l'héroïsme des uns et la lâcheté des autres, et ceci sans glorification béate du soldat comme c'était souvent le cas dans les films de guerre à l'ancienne à Hollywood. L'odyssée du sergent joué par Lee Marvin, et de ses hommes, de 1942 à 1945, sur tous les fronts de la guerre (débarquement en Afrique du Nord, débarquement en Normandie, Tchécoslovaquie, Italie du Sud etc...) est émaillée de moments forts (comme cet accouchement insolite d'une femme dans un tank, ou la découverte d'un soldat allemand qui se cache dans un four crématoire). Le film délivre aussi un message de tolérance, c'est un véritable hymne à la paix, dont la férocité de certaines séquences n'est là que pour mieux écoeurer le spectateur de la guerre. En même temps, c'est un hommage au fameux Big Red One, la mythique première unité d'infanterie U.S. (d'où le titre original que je préfère au titre français plus anodin). C'est le grand film autobiographique de Sam Fuller qui s'est projeté dans le personnage incarné par Robert Carradine, et qui fume déjà le gros cigare. Lee Marvin y incarne un vétéran constamment remarquable de sobriété, entouré et respecté par de jeunes soldats. Un film très peu et injustement reconnu à sa juste valeur (qui d'ailleurs a subi de multiples coupes avant sa sortie en salles et qu'il faut voir en version non expurgée) , un grand film tout simplement !
Un bon film de guerre où un petit groupe de soldats américains sera de parmi de nombreuses batailles, de l'Afrique à l'Allemagne, en passant par les plages du débarquement et des camps de concentration. Il y a un peu d'horreur, des embuscades vicieuses, des traîtres, et de nombreux combats. Bien que le film dure 2h30, on a l'impression parfois de voir des combats coupés ou raccourcis pour faire avancer le film. J'ai bien aimé la relation du début et de la fin.