10 595 abonnés
11 630 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 23 novembre 2021
Quand on pense à "An American Werewolf in London", on pense obligatoirement à cette scène de transformation mythique. Quarante ans après, elle n'a pas pris une ride et me rend encore moins indulgent envers la mauvaise utilisation des CGI. Si l'on était capable de faire ça à l'époque, il n'y a aucune excuse pour utiliser de nos jours des effets numériques qui ne produisent pas le même effet. Je n'ai rien contre les effets numériques, au contraire, mais comme pour les effets gores dans les films d'horreur, je préfère largement lorsqu'il s'agit de maquillage et tout ce qui va avec que des ajouts en postproduction. Rick Baker a gagné le premier de ses sept oscars pour son travail sur ce film. C'est grâce à lui notamment si le film a bien vieilli sur un plan visuel, par contre tout n'est pas resté intact... En regardant le film, j'ai trouvé que le scénario manquait énormément de consistance. Si l'on enlève les apparitions des loups garous qui sont rares, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. On ne s'ennuie pas pour autant, mais ça manque d'action. J'aurais aimé que la première partie dans la campagne anglaise dure plus longtemps. En jouant sur l'insécurité des lieux et sur l'ambiguïté des personnages du bar, John Landis aurait pu rendre cette partie bien plus inquiétante et efficace. C'est un peu le problème du film qui ne sait pas vraiment où se situer. En tant que comédie horrifique, je ne peux pas dire que c'est une réussite. Le réalisateur aurait dû également accentuer la manière dont David sombre dans la folie. Des défauts donc, et ce n'est plus le film jouissif et divertissant qu'il a pu être, mais si on garde en tête qu'il a 40 ans, c'est quand même pas mal.
Même si l’on parle d’un film mythique aussi bien pour le « premier loup-garou » ou au niveau des maquillages, il n’empêche que qu’avec un regard honnête, on y perçoit simplement quelques touches d’humour avec la scène dans le cinéma avec les morts-vivants ou quelques scènes sanguinolentes mais un ressenti global plutôt ennuyeux.
Joe Dante nous donne à voir un classique de l'horreur et encore plus des films basés sur les Lycanthropes. Les effets spéciaux sont spectaculaires et tout à fait bons sans numérique. L'aventure est cohérente et passionnante. Malgré quelques passages série B, ce film est une vraie pépite des années 80. Un must-see absolu!
John Landis revisite à sa sauce le mythe du loup-garou dans une série B efficace et divertissante, mêlant parfaitement humour et horreur, en dépit d’un scénar inabouti.
Ambiance d'épouvante plutôt sympa même si ce film n'a plus grand chose de terrifiant à notre époque, mais dans le genre il est plutôt bon, avec quelques délicieuses pointes d'humour british et un casting pertinent.
Un film qui reste toujours aussi drôle dans certaines scènes et les dialogues, hélas le côté horreur a pris quelques rides et ne parvient pas à effrayer. D'une bonne facture, ce film se laisse très largement regarder.
Grand classique du cinéma d'horreur des années 80, "Le loup-garou de Londres" est surtout resté dans les annales pour sa scène de transformation du héros en loup-garou. Pour le reste, rien de bouleversant, on est devant une œuvre toujours à la limite de la comédie horrifique (j'ai toujours la fâcheuse impression que l'acteur principal est en train de sourire même dans les moments les plus tragiques), il en découle un ton léger qui désamorce les thèmes et la dramaturgie qui en découle. Du coup on est beaucoup plus en présence d'un film cool écrit et réalisé pour les ados des années 80 que devant un vrai film d'horreur prenant et touchant.
Comédie horrifique, écrite et réalisée par John Landis, Le Loup-Garou De Londres est un film malheureusement peu fameux. L'histoire nous fait suivre David et Jack, deux touristes new-yorkais partis sillonner l'Angleterre avant de se rendre à Rome. Alors qu'ils se trouvent dans le Nord du pays, ils font une halte dans le pub d'une petite ville. Mais les deux hommes ne sont pas très bien accueillis par les locaux. Ils décident alors de quitter les lieux et se retrouvent perdus en pleine nuit. Ils sont alors attaqués par un animal féroce. Ce synopsis n'est que le point de départ de ce scénario qui va plus loin mais en dire plus serait en dire trop. Hélas, cette intrigue fait craindre le pire dès son entame très mollassonne qui ne s'améliore pas vraiment au fil de l'heure et demie de sa durée de visionnage. Celle-ci se fait franchement ressentir à travers plusieurs séquences comportant des longueurs et à cause d'une absence totale de rythme. Résultat, on s'ennuie la plupart du temps et il faut vraiment atteindre le tout dernier acte pour qu'il se passe enfin quelque chose de palpitant. De plus, il n'y a aucun propos intéressant à se mettre sous les crocs, mais surtout, le plus dommageable est son absence d'ambiance. De surcroît, le ton, tentant de mêler comédie et horreur, ne fonctionne sous aucun de ces deux aspects. Si certains passages provoquent quelques sourires, c'est globalement peu drôle. Pour le côté effrayant on repassera également vu qu'il ne se dégage aucune tension, ni angoisse. Au contraire, le métrage fait plutôt dans le dramatique avec ce traumatisme ce qui le plombe carrément. Même les personnages ne parviennent pas à être sympathiques à cause d'un manque de profondeur flagrant. De plus, la distribution interprétant ces rôles est assez quelconque et comporte des visages et des noms très vites oubliables comme ceux de David Naughton, Griffin Dunne, Jenny Agutter, John Wiidvine ou encore Don McKillop. Tous ces rôles ne procurent aucunes émotions à travers leurs relations assez creuses. Des échanges peu aidés par des dialogues insipides et rarement marrants. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain est assez classique. On ne ressent aucune personnalité dans sa mise en scène ne parvenant pas à rendre terrifiantes les attaques de la bête. Seule la scène de la transformation est bien reproduite à l'écran, notamment à la faveur d'un maquillage et d'effets spéciaux de qualités. Mais ces passages sont beaucoup trop rares. Autre problème, l'environnement qui, au début est rural avant de devenir urbain, mais qui dans les deux cas est très mal exploité. Ce visuel inoffensif est accompagné par une b.o. aux titres peu en adéquations avec l'action. Elle manque clairement de notes inquiétantes afin de créer une atmosphère ici totalement portée disparue. Reste une fin vite expédiée et carrément bâclée. En conclusion, Le Loup-Garou De Londres échoue à presque tous les niveaux et ne mérite donc pas d'être visionné, sauf peut-être un soir de pleine lune pour lui donner plus de consistance avec ce contexte.
Un ensemble un peu vieillissant avec spécialement une réalisation qui a pris de l'âge et des problèmes de rythme. Les effets spéciaux sont réussis et s'avèrent plus regardables que ce qui se fait aujourd'hui. Les maquillages sont d'une grande réussites. Les touches d'humour sont efficaces et les scènes d'attaques sont assez tendues.
Omnia Rouen 23 février 2023. A la lecture des critiques, je m'attendais à un film qui avait plutôt mal vieilli. Mais pas du tout: les trucages sont très réalistes. L'histoire est certes assez banale mais on passe un excellent moment. Des scènes décalées qui font plutôt rire. Et la fameuse chanson "Blue Moon" reste dans la tête assez longtemps ...
John Landis, au somment de sa carrière, nous pond un film mélangeant à merveille humour British, horreur angoissant et histoire d'amour compliqué le tout sur une excellente B.O. Même 40 ans après les somptueux et effrayants maquillages de Rick Baker pulvérisent encore la plupart des effets spéciaux actuels. S'il ne fallait retenir qu'un seul film de loup-garou, ce serait assurément celui-ci.
C'est un film culte que cette comédie horrifique de John Landis, objet pop délicieux qui américanise un gothique très anglais et donne à voir un Londres en transition entre le punk et le thatchérisme. Si les trucages employés ont un peu vieilli, c'est avec plaisir et un vrai sentiment d'épouvante que l'on suit la transformation progressive de Jack et ses accès meurtriers montrés en caméra subjective. Thématiquement, on pourra aussi déceler une réflexion intéressante - bien qu'inaboutie - sur l'altérité et la monstruosité.
On peut dire que j'ai poirauté pour l'avoir celui là !!! Le fameux "loup garou" de Londres de John Landis. Suivant la réputation du réalisateur, l'humour est très largement présent dans le film qui n'en reste pas moins un film d'horreur de haut niveau au vu de son année de sortie (1981). La transformation de l'humain en loup garou est très bien faite et le film m'a réservé une des scènes de carambolage les plus jouissives que j'ai vu de ma vie !!! Le côté romance (quasi obligatoire) est suffisamment bien dosé pour ne pas alourdir l'intrigue et j'ai passé un très bon moment devant ce classique. 4 / 5
Deux jeunes randonneurs se font attaquer par un loup. L'un se réveille à l’hôpital... La pleine lune approche et d'étranges visions lui parviennent en rêve. Les premières scènes jusqu'à l'hôpital sont géniales ! La suite est moins rythmée en dehors des quelques rêves. La scène de la transformation : Superbe, pour l'époque ! Idem pour ce qui est des morts-vivants, bien maquillés et pour leurs idées tordues de suicides, un bon humour noir dans la salle de ciné. Une assez bonne distraction avec un lot de morts sanglantes. Le final rend bien, en plein Londres !
Depuis 1977 et la sortie de son deuxième film "American college", John Landis est devenu un réalisateur qui compte dans le genre très prisé à l'époque de la comédie potache adolescente dite de "Campus". "The blues brothers" sorti en 1980 est un triomphe et après la mort tragique de John Belushi deux ans plus tard, il acquiert le statut de film culte. Autant dire que Landis n'a aucun problème pour convaincre la Universal de le laisser réaliser un scénario écrit par ses soins à l'âge de 19 ans qui ressuscite le mythe du loup-garou. La proposition est d'autant plus alléchante que le studio spécialiste du genre épouvante dans les années 1930 avait dans ses tiroirs une version réalisée en 1941 par George Waggner avec Lon Chaney Jr. dans le rôle titre. C'était donc l'occasion rêvée de bénéficier de la popularité toute fraîche de John Landis et des récents progrès des effets spéciaux pour se refaire une crédibilité dans le genre. Direction donc le Nord de l'Angleterre pour confronter deux jeunes touristes insouciants, incarnés par David Naughton et Dunne Griffin à la menace qui rode toujours sur la lande brumeuse depuis que Conan Doyle y a placé le chien des Baskerville. L'humeur potache des films précédents de John Landis est toujours présente mais il la confronte cette fois-ci au phénomène du loup-garou via les formidables maquillages de Rick Baker (un Oscar pour le film en 1982) qui parallèlement à son disciple Rob Bottin officiant au même moment sur "Hurlements" de Joe Dante va nous livrer l'une des plus mémorables séquences de lycanthropie que le réalisateur a la formidable idée d'accompagner du standard de la ballade romantique, "Blue Moon" (Richard Rodgers et Lorenz hart en 1934), remis au goût du jour en 1961 par The Marcels. Ceux qui ont eu la chance de voir les deux films à leur sortie en 1981 gardent en mémoire l'effet de stupeur provoqué par le bond technologique accompli par ces deux génies du maquillage, attrait majeur incontestable de ces petites perles du film d'horreur. Comme Joe Dante, John Landis ne prend pas son histoire très au sérieux et l'agrémente de nombreux clins d'œil plutôt bienvenus que la présence de la très accorte Jenny Agutter agrémente au mieux. Après les terrifiants "Exorciste" (William Friedkin, 1973) et "Halloween" (John Carpenter, 1978) qui ont révolutionné et ravivé le genre horrifique au cours de la décennie précédente, John Landis et Joe Dante rappellent qu'horreur et dérision peuvent donner un mélange sympathique à la condition de veiller comme le lait sur le feu au dosage pour garder le bon équilibre. Avis aux amateurs.