La réussite du "Loup-garou de Londres" tient à son habile mélange des genres, entre la comédie, l'horreur et le drame. Alors que le film commence sur un ton plutôt léger (deux jeunes hommes joyeux qui se baladent dans une campagne britannique lugubre), il va très vite être gagné par le deuil (la mort d'un des compagnons) et par l'angoisse (le survivant va t-il vraiment se transformer en loup-garou ?). L'écriture et la mise en scène ne laissent toutefois que peu de place au doute en multipliant les flashs prémonitoires et les apparitions d'un mort-vivant bienveillant qui se décompose progressivement, nous préparant peu à peu à une transformation terrifiante, laquelle précède une vertigineuse attaque dans le métro où cohabitent caméra subjective et une autre fixe à distance. Aussi redoutable dans sa représentation horrifique épurée que savoureux par sa drôlerie décalée, le film pèche néanmoins du côté de l'émotion qu'il souhaite insuffler à travers une histoire d'amour d'abord touchante avant de devenir plus balisée, plus fonctionnelle; on sent bien que John Landis n'ose pas déborder sur cet aspect, à tel point que son final paraît même expédié avec ce générique qui arrive de manière impromptue. Il ne faut cependant pas s'arrêter à ces réserves qui ne masquent pas l'originalité de ce film fort divertissant, porté par de remarquables acteurs.
Du cinéma avant tout, Landis à bien compris le genre. Il nous en donne d’ailleurs les principales références. Son idée d’y associer le sous genre des ‘’morts vivants’’ est intéressante surtout pour mieux nous faire ressentir les rêves et la réalité à l’intérieur du film puisque les morts vivants sont réels du moins pour le héros. C’est beau à voir, toujours bien filmé avec de nombreux plans originaux. Landis ne s’encombre pas de prétextes pour faire du visuel qu’il réussit la plupart du temps comme la séquence dans le métro de Londres ou celle avec les ballons volés à un enfant. Toujours dans le même esprit il n’hésite pas à changer l’apparence de Jack ou celle de David en loup-garou qui devient un monstre à part entière au final. L’humour, voir la dérision sont présentes et atteignent un sommet lorsque tous les spectateurs d’un film pornographique se font exterminer dans la salle obscure coupée du monde mais sous le regard des acteurs de l’écran. Landis à beaucoup d’imagination pour notre grand plaisir et il a su choisir une jeune anglaise délicieuse de 29 ans, Jenny Agutter que l’on est heureux de ne pas voir mourir.
Joe Dante nous donne à voir un classique de l'horreur et encore plus des films basés sur les Lycanthropes. Les effets spéciaux sont spectaculaires et tout à fait bons sans numérique. L'aventure est cohérente et passionnante. Malgré quelques passages série B, ce film est une vraie pépite des années 80. Un must-see absolu!
un petit classique du début des années 80 aux effets spéciaux toujours aussi impressionnants aujourd'hui. Pas mal d'humour noir dans ce film, une bonne ambiance. A ranger au côté d'"Hurlements".
Le Loup-Garou de Londres est un film d'horreur qui a bien mal vieilli. Il reste divertissant, mais les effets spéciaux font plus rire aujourd'hui qu'ils ne font peur, et forcé d'admettre que si les films d'horreur d'aujourd'hui ont peut-être perdu en originalité sur le plan de la crédibilité des costumes, il n'y a pas photo. L'aspect comédie du film reste en tout cas intact et on se prend d'empathie pour le personnage principal (tout comme pour son acolyte constamment en état de décomposition). Si la première partie du film a une allure assez attendue pour un film de loup-garou, le final (spoiler: en effusion de sang très jouissive ) est bien meilleur. Les acteurs jouent bien. En tout cas, c'est devenu un film tout de même plaisant à regarder, à défaut d'être angoissant.
Un pastiche sur le thème du loup-garou à prendre au second degré, complètement décalé et saugrenu dans son écriture relativement décousue à l'image des dialogues risibles, bon enfant. Un film qui a pris un sérieux coup de vieux mais qui reste agréable à regarder notamment pour ses maquillages tout simplement magnifiques, quelques passages violents et gores contrebalançant avec d'autres scènes au ton plus léger, presque badin. Une mise en scène bien minimaliste mais absolument bien pensée pour l'époque pour au final un long-métrage sympa, sans prétentions qui m'a plusieurs fois fait penser au film de Sam Peckinpah "Les chiens de paille" pour sa peinture d'une Angleterre rurale sombre, froide. Surprenant.
Un très bon film d'horreur mélangeant très bien humour et horreur. Ce film est pour moi le meilleur film de loup garou. En plus les effets spéciaux sont extrêmement bien fait pour 1981
« Le Loup-Garou de Londres » de John Landis est la référence ciné en matière de lycanthopie. Bien que sorti en 1981, son film a gardé de son efficacité, alliant savouremement horreur et humour. Loin des effets numériques d’aujourd’hui, la transformation de David Naughton, pièce maitresse du film et dont la paternité revient à Rick Baker, reste bluffante. Culte.
Dans ma série sur les loups-garous, il fallait bien que je m’arrête sur cet objet de cultes, signé John Landis. Tout y est croustillant ! En gros, le pitch de départ est le suivant : Deux jeunes vont se balader dans l’Angleterre profonde. Ils y font une rencontre regrettable et l’un d’eux se verra hospitaliser à Londres. Il se trouve un peu changé, effectivement. Le second degré est le maître mot dans cette comédie d’épouvante. Bourré de sous-entendus salaces et gentiment concon par moment, le film oscille entre un sentiment de « confort entre potes » et une ambiance fantastique. Cerise sur le gâteau, les effets spéciaux sont le top de ce qui peut se faire dans le genre (je parle du genre « à l’ancienne », sans le numérique) et impressionnent ! Un vrai bon moment !
Deux jeunes randonneurs se font attaquer par un loup. L'un se réveille à l’hôpital... La pleine lune approche et d'étranges visions lui parviennent en rêve. Les premières scènes jusqu'à l'hôpital sont géniales ! La suite est moins rythmée en dehors des quelques rêves. La scène de la transformation : Superbe, pour l'époque ! Idem pour ce qui est des morts-vivants, bien maquillés et pour leurs idées tordues de suicides, un bon humour noir dans la salle de ciné. Une assez bonne distraction avec un lot de morts sanglantes. Le final rend bien, en plein Londres !
Gros classique du cinéma de genre des années 80, sans doute un des métrages les plus connus de John Landis, Le Loup-garou de Londres est un moment séduisant à passer avec ce thème monstrueux bien connu, qui néanmoins ne m’a pas entièrement convaincu. En fait, pour moi, le défaut majeur du film, qui le laissera sans doute toujours en arrière par rapport à un Peur bleue par exemple, c’est sa conclusion. La fin est décevante, donnant l’impression d’être balancée à l’arrache, ne surprenant guère, et c’est très dommage. La narration du métrage est en effet assez déconcertante et si elle est juste originale pour le reste du film, sur la fin l’impression de bâclée est mauvaise, avec peut-être une confusion entre désordre et précipitation, et gradation, puisque tout s’enchaine à vitesse grand V. C’est le point négatif du métrage, celui qui gêne quoiqu’on en dise, le reste étant de belle facture. C’est certain, Landis a du sens visuel et délivre un métrage avec une ambiance très réussie, très Hammer dans sa première partie. Belle photographie, effets spéciaux de qualité, effets sanglants bien présents, mise en scène maitrisé, Le Loup-garou de Londres est séduisant sur la forme, et conserve un charme certain, avec une esthétique moins radicale qu’Hurlements. Entre les deux Le Loup-garou de Londres est plus séducteur, et cela a peut-être fait sa réputation grand public face au film de Dante qui a du mal à percer au-delà du public d’amateurs du genre horrifique. Il est vrai aussi que Landis lorgne vers un mélange d’humour et d’horreur, plus accessible là encore qu’Hurlements. On tient ici une comédie horrifique très sombre, pleine d’humour noir, qui bénéficie d’un bon rythme, de quelques moments de tension très efficaces, et qui n’oublie jamais qu’elle ne doit pas s’enfoncer dans le consensuel. Du coup Le Loup-garou de Londres est un divertissement musclé, parfois sanglant, mais qui introduit quelques moments excentriques surprenants (la conversation au cinéma), parfois peut-être un poil superflu. Mais ça roule, et on passe un moment fort, avec quelques classiques du genre, comme l’histoire d’amour tragique. Le casting est emmené par des acteurs peu connus. Ils tiennent bien leurs rôles, et j’ai apprécié le côté relativement quelconque des héros (enfin surtout du héros joué par David Naughton). On peut assez facilement s’identifier à eux, les interprètes sont sobres et percutants, et Landis s’attarde bien sur les déboires et cette descente aux Enfers de David Kessler, ce qui donne du volume à l’histoire, et une profondeur bienvenue. A souligner, pour conclure une belle bande son. En conclusion Le Loup-garou de Londres est une belle découverte horrifique pour qui aime le genre. C’est sans doute le mélange humour-horreur le plus radical des années 80 et qui réussit le mieux le mélange tout en étant ferme dans les deux registres. Du coup je précise aussi que si vous êtes plutôt sensible, il vaut mieux éviter Le Loup-garou de Londres qui reste sanglant à bien des égards ! 4