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Le film alterne des longues discussions ennuyeuses avec des scènes d'actions ultra-violente. Le tout étant savamment orchestré. Il faut vraiment prendre son temps pour apprécier ce bijou !
Un pur délire à la Tarantino, une bande son mémorable (mention spéciale pour le Down In Mexico lors de la lap dance dans le bar). Tarantino nous scotch aux lèvres des personnages alors que les dialogues sont banales et c'est très forts. Des répliques mythiques de Kurt Russel. Un film à voir et à revoir sans se priver. Merci Tarantino
Un gros trip a la Tarantino. Un plaisir a regarder toutes ses marques de fabrication. Cependant, c'est peut etre son film le moins abouti, le plus simpliste. Ce n'est pas pour autant qu'on ne prend pas de plaisir a le matter. Comme tous ses films évidemment.
Le moins bon des films de Tarantino que j’ai vu à ce jour. Certes, le genre parodie est respectable en soi mais, outre que le Grindhouse n’est peut-être pas très à même de parler beaucoup à un public européen, la manière même dont Tarantino traite son sujet m’apparaît très discutable. La première partie notamment m’a paru se traîner en longueur de façon épouvantable. La deuxième est plus rythmée mais elle débouche sur une scène de violence dont je comprends mal l’utilité (rien à voir avec la superbe esthétique de Kill Bill dans e même domaine par exemple) et qui devient du coup gratuite et aux confins de la vulgarité. Par ailleurs, on retrouve ici toutes les qualités de l’auteur : technique irréprochable tant dans les cadrages que dans la recherche sur les couleurs, montage précis, direction d’acteurs parfaite… Dommage que le scénario, beaucoup trop bavard, ne soit pas à la hauteur.
Je ne comprendrai jamais comment Tarantino parvient à nous scotcher aux lèvres de ses personnages, alors qu'ils parlent a priori des mêmes choses que le commun des mortels, qui plus est de la même façon... Les scènes d'action sont juste extraordinaires et, alors que je me lasse très facilement des poursuites en voitures, ce film a su me tenir en haleine avec une poigne presque physique. Les personnages, disons-le, sont COOL. Je ne vois pas d'autre mot. Ils ont une classe et un charisme rare et, lorsqu'ils en sont dépourvus au profit d'une agaçante mièvrerie, ils sont abattus d'une manière qui régalera les plus sadiques (peut-être pas les plus sadiques, ok, mais la part sadique qui siège dans tout individu, sans doute). Niveau scénario, rien de grandiose : le minimum syndical, et c'est parfait ainsi. Produire un tel film avec si peu de chose... On touche au principe classique prônant "Une action simple, chargée de peu de matière" qui fit et fait encore le succès des plus grandes œuvres littéraires. En somme, un petit bijou où les vieilles bagnoles sont reines, doublé d'un véritable régal visuel et auditif. Du grand Tarantino !
Probablement le Tarantino que j'aime le moins. Le film commence bien, l'esprit 70's est là et le personnage de Stuntman Mike est très Rock ce qui n'est pas pour me déplaire. Cependant, on s'ennuie, on s'endort, on ne comprend pas trop l'intérêt réel du film qui est juste un hommage aux courses-poursuites des 70's avec de vraies voitures et de vrais acteurs. Les scène d'action notamment celle qui conclue la première partie est bonne, un plaisir pour les yeux, mais c'est bien la seule scène vraiment intéressante avec la longueur et l’inutilité de la majorité des scènes du film. La fin est mauvaise ainsi que mal amenée. Bref pour moi un film raté dans l’ensemble, mais pas mauvais pour autant.
Grindhouse est sorti en Europe sous la forme de deux films séparés (Boulevard de la mort par Quentin Tarantino et Planète Terreur de Rodriguez) tout simplement parce que les "films Grindhouse" sont un format inconnu sur le vieux continent ! Deux films à la suite entrecoupés par des "fausses bandes-annonces" le tout sur un air bien kitch et rétro ! J'ai mis 5 étoiles à "Grindhouse" mais clairement voir les 2 films séparément c'est perdre de leur intéret. Pour parler uniquement de Boulevard de la mort, on est dans un bon Tarantino, avec des dialogues toujours aussi travaillés, l'ambiance, les couleurs, les musiques tout concorde pour donner une atmosphère mystérieuse et inquiétante ... Par contre on est un peu destabilisé car le film est en fait découpé en 2 histoires distinctes, seul un personnage est commun aux deux histoires, on a une nette cassure du rythme au milieu du film et un changement d'ambiance avec des plans de jours alors que le premier "épisode" ne se passe que la nuit.
Death proof, le métrage qui m’a fait relativiser le talent de Tarantino avec Inglorious Basterds. Non mais de qui se moque t’on ? Parce que c’est Tarantino il faudrait s’aplatir devant Death proof (notons que lui-même a clairement avoué que c’était son pire film). Moi ce que je vois c’est qu’il avait un gros budget, et qu’il nous livre un bien piètre spectacle. Je commence par les quelques (rares) points positifs. D’abord le casting. Kurt Russell en général est une valeur sur, c’est le cas ici, dans un rôle de méchant qui lui sied bien. Les actrices de leurs cotés sont assez inégales, mais tiennent la route et font preuve d’une belle complicité. Quelques-unes se distinguent nettement (Zoe Bell surtout, très charismatique) mais dans l’ensemble c’est du costaud, et c’est sexy. Leurs personnages, souvent caricaturaux (c’est voulu) ne sont par ailleurs pas mal écris. Les cascades (malheureusement archi rares !) sont clairement réussies (l’accident qui met fin à la première partie est bien mais la course poursuite finale est indéniablement impressionnante de maitrise). Il y a aussi quelques bonnes répliques, quelques très rares mais non moins bonnes idées, des moments anthologiques (outre la course poursuite la lap dance dans le bar est très séduisante quoiqu’inférieure a la danse de Mac Gowan dans Planet Terror). Voilà, pour le reste, je vais être sévère. D’abords les dialogues. Franchement ce n’est plus tolérable. Boulevard de la mort est blindé de discussions sur la pluie et le beau temps totalement inutiles, souvent bourrées de vulgarité (les caïds de la cité n’ont qu’à bien se tenir !), et à part quelques répliques à tirer au milieu de ce bric-à-brac, ce n’est pas du tout du niveau d’un Pulp Fiction par exemple, et même inférieur à Inglorious Basterds (et de très loin encore). Pitoyable sur ce point, c’est dommage, puisque c’est environ les ¾ du métrage, remplissant les trous (d’une demi-heure facile à chaque fois) entre les scènes d’action. Le rythme est du coup d’une lenteur escargotesque. C’est l’un des films les plus mous que j’ai pu voir, presque du niveau de La revanche des mortes vivantes et de 2012 la prophétie. Il ne se passe presque rien, le scénario est réduit à un substrat à peine qualifiable (honteux de la part de Tarantino pour lequel c’était un point fort). Sans rebondissement, presque dépourvu d’action, Boulevard de la mort et plutôt celui de l’ennui. Par ailleurs à la différence de Rodriguez, Tarantino ne joue absolument pas à fond le jeu. Il y a très peu d’effets de style pour rappeler le type « grindhouse », et un sérieux manque de culot. Il n’y a presque rien de grandguignolesque, de volontairement fauché, de second degré, ou d’idées farfelues. On en relèvera deux ou trois, mais guère plus. Piètre ensemble, Boulevard de la mort est une réelle déception, auquel je mettrai 1.5 tout de même, pour les quelques vraies qualités que je citais en début de critique. Souffrant indéniablement de la comparaison avec Planet Terror dont il est le pendant, autant l’un est fou, original, excessif, ultra-rythmé, généreux à outrance, autant l’autre est mou du genou, fadasse au possible, avare en presque tout point. A force de citer outrageusement des classiques quarantenaires sans les digérer, Boulevard de la mort est devenu un papi à la naissance, et c’est bien dommage.