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sunfred
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5,0
Publiée le 29 septembre 2006
La vision du rêve américain a bien changé! Preuve en est une fois de plus avec ce Transamerica, road movie identitaire (presque un pléonasme) et sexué qui partage plus d'un point commun avec Priscilla Folle du Désert. A l'instar du film de Stephan Elliott qui interrogeait l'Australie et ses racines Duncan Tucker via un parcours et des rencontres assez similaires dresse un bilan des Etats Unis, un trait tiré entre ces deux extrêmes que sont New York et Los Angeles, l'un bruyant et décadent, l'autre rose et sucré, paradis des surfer et de l'industrie du cinema... porno! Entre les deux? Une Amérique moyenne qui vit a son rythme faite de métissage et de convivialité, de secrets de familles peu avouables, de voleur et de petites villes pavillonnaires véritables camps retranchés d'habitants où tout ce qui attrait à la nature est jugée sale. Cette vision cocasse et un peu facile est parfaitement nuancée par les personnages de Bree et Toby au travers de leurs quêtes (identitaire, amoureuse, familiale, et sociale via l'emploi), leurs petites aventures et leurs personnalités. Une seule voix (celle de Bree) unit tout cela et porte en soi toutes les différences et nuances de ce monde tranquillement à la dérive, où l'on rêve seulement de pouvoir être soi même et d'avoir un travail (que ce soit serveuse ou acteur porno!) qui permette d'avoir une petite maison avec un jardin a l'ombre d'un palmier. Si le film est souvent drôle et inattendu, c'est l'acceptation naturelle avec laquelle les personnages acceptent de ne chercher qu'un avenir promesse d'une vie moyenne qui effraie le plus. On saluera la prestation de Felicity Huffman mais aussi le jeu très naturel de Kevin Zegers qui donnent une dimension humaine supplémentaire a ce superbe film.
Ce long métrage de Duncan Tucker m’a littéralement estomaqué, je ne m’attendais pas à être autant choqué. Cette histoire de transexualité est dérangeante dans un premier temps mais cela ne s’atténue pas et finit par s’accentuer pour devenir de plus en plus dérangeant. On finit malgré tout par s’attacher à ses personnages complètement perdus sexuellement. Le fils et le père (enfin si on peut dire que c’est un homme) se ressemblent beaucoup et sont aussi « bizarres » l’un que l’autre. On peut dire que c’est une sorte de road trip mais aussi une historie de famille. Bree a peur du regard de ses parents, sa mère ne supporte pas l’idée qu’il veut devenir une femme. Il ou elle vit beaucoup de tensions et se sent rejeté par une famille qui ne l’a comprend pas. Il/Elle ne parvient pas à dire à son fils que c’est son père en raison du peur de sa réaction, bien qu’il accepte bien la chose, la chose ne sera révélée que lorsque son fils aura envie de coucher avec Bree. Vraiment hard tout ça quand même, un peu gènant quand même ! Un film qui montre donc que certains ne choisissent pas d’être comme ça et qu’ils ne sentent pas bien dans leur sexe. Des gens qui souffrent beaucoup au final et qui doivent subir le regard des autres et de la famille qui en comprend pas toujours. Un bon film mais que j’ai trouvé tout de même très difficile.
Film traitant de façon intelligente de l'intolérance. Si c'est un drame, on pourrait ajouter également que c'est un film humaniste sur la difficulté de pouvoir être un autre.
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1,5
Publiée le 7 septembre 2020
Premièrement, être transgenre n'est pas la même chose qu'être transsexuel. Pourtant même la boîte du DVD, sans parler du scénario fait référence à Bree comme à une femme transsexuelle. Elle est évidemment une femme transgenre son corps masculin ne correspond pas à son identité féminine mais rien n'indique que sa sexualité et son orientation ont changé. Donc c'est idiot et faux de l'appeler transsexuelle. Deuxièmement elle prend des hormones et prend des œstrogènes. Si l'on est sur la voie du changement il vaut mieux éviter les œstrogènes si possible. Cela réduit ce avec quoi le chirurgien peut travailler. Si vous prenez quand même des œstrogènes il faut s'arrêter plusieurs semaines avant la chirurgie pour réduire le risque de caillots sanguins. Troisièmement, Bree dit : «C'est génétique». Non ce n'est pas si simple. Le sexe est établi au cours des trois premières années de la vie. Habituellement le résultat n'est pas une discordance avec le corps. Parfois il s'agit d'un décalage. Le plus souvent une cause importante, peut-être principale d'une inadéquation entre le sexe et le corps est l'environnement. Quatrièmement, après la première opération c'est comme si c'était tout. Ça ne l'est pas. Même si la première opération est si réussie qu'il n'y a pas d'ajustement quelques mois plus tard quand cela est guéri alors il y a autre opération (labiaplastie). Aucune mention n'est faite de cela ce qui est une simplification injuste, idéaliste, trompeuse peut-être même paresseuse. Et il y avait d'autres invraisemblances. Par exemple même si le jeu d'actrice de Mme Huffman était très bon sa direction ne l'était pas. C'est la seule raison à laquelle je peux penser pour les occasions où Bree a affecté la féminité d'une manière presque caricaturale à la Tootsie. Et puis sa famille avec des scènes incroyables. Littéralement incroyable au point de la comédie alors qu'une représentation habile et réaliste aurait pu être utile. Au lieu de cela son manque de respect par le réalisateur a été confirmé et approfondi. Je pourrais continuer mais je ne le ferai pas car il n'y a ni temps ni espace
La principale qualité du film de Duncan Tucker est sa crédibilité. D'abord dans son interprétation : Bree (alias Felicity Huffman, de Desesperate Housewifes) semble être véritablement un transexuel. Le maquillage, la voix descendue dans le grave et les choix de costumes nous présentent un individu tendre, sensible et déterminé. Toby, son adolescent de fils (interprété par Kevin Zegers) joue celui qui accompagne. Ce couple traverse les paysages américains en apprenant un peu plus l'un de l'autre chaque jour. L'apprentissage se fait par touches successives, et cette douceur du récit installe une histoire difficile et touchante à la fois. Cette expérience est belle, pleine d'humanité. Ici, on apprend que l'histoire familiale n'est jamais un long fleuve tranquile. On le savait peut-être déjà, mais le message passe bien dans ce film réussi.
gros coup de coeur pour ce film qui m'a laissé une excellente impression.
Felicity Hoffman est exceptionnelle dans ce rôle et m'a fait versement plusieurs fois des larmes, tant son personnage est touchant tout en sachant resté digne, discret et de bon goût tout du long... pour une fois qu'un travesti nous est présenté de façon sobre et naturelle, sans en faire une "folle"...
les seconds rôles ne sont pas en reste, tant au niveau de celui qui joue le fils, adolescent perdu, que de la famille du travesti, surtout sa mère qui, bien qu'aimante, peut se montrer monstrueuse par moment.
Un roadmovie attachant, vraiment plaisant à suivre tellement on est pris dans l'intrigue. Une histoire très intéressante, avec une Felicity Huffman, la Desperate Housewife, méconnaissable. Comme quoi des scénarios simples et beaux, qui sont aussi innovants, ca existe encore. A voir.
Outre la performance indéniable de l'actrice principale, j'ai trouvé ce film correct. C'est un road movie sur fond de problématique d'intégration des transsexuels. Scénario original, donc, mais à qui il a manqué peut-être un peu de rythme et d'intrigue pour me faire lui attribuer une meilleure note. Toutefois, je ne regrette pas de l'avoir vu.
Regarder a cause de Felicity Huffman, comment ne pas aimer ce film. Un message fort, une tendresse surprenante, la vie douloureuse d'une jeune transexuelle qui rencontre son fils... Ce film est d'une beauté rare. Felicity Huffman, deja grande dans Desperate Housewives m'a convaincue qu'elle etait une grande actrice !
Bien des points du film "transamerica" me font penser à "little miss sunshine" mais, toujours en bien des points, je l'ai trouvé, à titre de comparaison, en deçà. Si on excepte ma comparaison légitime, Transamerica porte des sujets tabous, traîne le dégueulasse jusqu'à l'écran et abuse sur le cynisme. Le problème, c'est que j'ai trouvé ce film très conforme à des préjugés sentimentaux et sociaux, très conforme et décalé artistiquement compte tenu du caractère singulier du projet porté. Je n'ai pas été bluffé par les rôles ni par l'histoire qui profile une déroute inévitable, quand d'une voiture, d'un chemin croisé, les acteurs fuit à toute berzingue leur propre rôle.
Mais le projet est resté louable à mes yeux, c'est là le principal. Qu'il soit juste ou pertinent, c'est une autre histoire (dont transamerica ne vante pas les mérites)
Pour un premier film, et bien chapeau ! Epoustouflante prestation de lactrice qui incarne ce transsexuel, road movie intelligent critiquant au passage la société américaine. Grinçant à souhait, tendre et subtil, rein à redire cest formidable. Le meilleur film de ce mois-ci. Prix du meilleur scénario au Festival du Film Américain de Deauville 2005. Vivement conseillé.
Le message est grand, la distribution de même et rien ne peut vous empêcher d'aller jeter un coup d'oeil à ce monument du politiquement incorrect. Pas de chianli, ni de gniangnian et encore moins de parodie gay dans cette oeuvre tout justement concoctée pour vous faire cogiter à la fois sur la parentalité et la transexualité. Il y a vraiment de quoi retourner ses préjugés et ressentir de l'empathie envers ces êtres uniques, atypiques, riches. Voilà donc un film anti-conformiste, à fleur de peau.
J'ai été très touché par ce film, par cette histoire hors du commun mais tellement réelle sur l'acceptation de soi quand on vit dans un autre corps mais au delà de ça, l'acceptation des autres et surtout de son propre enfant quand celui apprend que son père est devenu une femme. Bref, ce film est à conseiller à tous les septiques et j'espère que des témoignages cinématographiques comme celui-ci pousseront les livres d'écoles à en prendre exemple.