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L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford
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Luuuuuuuuc
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4,0
Publiée le 15 avril 2026
"All America thinks highly of me."
Imaginons un western réalisé à la façon scandinave, avec une indéniable finesse psychologique émanant de dialogues rares mais percutants, dans des décors froids, ici souvent aux contours floutés, et une interprétation réduite au minimum où les émotions ne transparaissent qu'au détour d'un changement de regard. On aura l'exact contraire d'un western spaghetti, disons plutôt un western gravlax.
C'est ce que propose Andrew Dominik, réalisateur néo-zélandais, en mettant en scène L'Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford, s'entourant de pointures telles que Brad Pitt, Sam Shepard, Sam Rockwell ou les moins en vue mais fabuleux Casey Affleck, Jeremy Renner et Garrett Dillahunt. Notons également la musique signée Nick Cave et son complice Warren Ellis, sobre et rare, dans une reconstitution historique elle aussi minimaliste.
Il faut ainsi attendre une bonne heure pour rentrer dans le vif du sujet, tant les scènes secondaires sont longues et lentes.
Beau, très beau, très intelligent, mais d'une lenteur parfois rebutante.
Andrew Dominik à son apogée, sa meilleure oeuvre de loin et un des meilleurs western moderne, très poétique avec un bande son juste magnifique et des visuels à couper le souffle, sans parler du jeu d'acteur de Brad Pitt et Casey Affleck qui sont pour eux 2 leur meilleur performance !
Un Western atypique qui malgré sa longueur (2h39) se révèle captivant dès les premières images pour ne relâcher son emprise qu’au générique de fin. Le film, aux images et à la musique envoutante raconte une histoire d’un destin inextricable entre deux hommes. L’ensemble du casting est excellent, les prestations de Brad Pitt, Casey Affleck et Sam Rockwell crevant l’écran. Un vrai bijou teinté de mélancolie.
Film très bien filmé avec une très belle image. L'interprétation est excellente, en particulier le duo Brad Pitt - Casey Affleck. L'histoire n'a rien d'extraordinaire mais la réalisation et la tension permanente font passer le temps sans ennui
La présence magnétique de Brad Pitt enveloppe le film d'une aura fascinante : comme Robert Ford, on oscille entre le dégoût et l'admiration malsaine envers Jesse James. Parvenir à transposer ce sentiment sur les spectateurs est une grande réussite.
Du reste, on prend le parti de suivre des bandits dans leur méfaits. C'est un choix scénaristique osé et tellement plus intéressant que de suivre des protagonistes vertueux, sans la moindre aspérités. Là, on trempe dans le crime, on assiste aux méthodes impitoyables du groupe. Et, dans le même temps, on les humanise. Car, en dépit de leur cruauté, leur propension à faire le mal et leur absence totale de compassion – surtout pour Jesse James –, ils demeurent des êtres doués de sentiments, en proie à la fatigue, aux regrets et à l'échec.
Le film souffre un peu de sa lenteur et de son long épilogue, mais se rattrape avec sa DA et sa photographie vaporeuses, via une apparition enfumée d'une locomotive, figurant parmi les plus grands plans du cinéma.
L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford est un film d’une beauté rare, où la photo signée Roger Deakins, atteint une poésie visuelle rare. L’originalité du film réside dans son choix de suivre le point de vue de Ford, cet homme qui admire et craint Jesse James, et dont la fascination se transforme en trahison inéluctable. Brad Pitt impose une présence magnétique en Jesse James, tandis que Casey Affleck incarne un Robert Ford à la voix tremblante, livrant une performance d’une justesse époustouflante qui nous fait partager sa peur à chaque instant. La bande originale, tout simplement sublime, enveloppe cette atmosphère mélancolique. Un vrai moment de cinéma.
"Une œuvre à mi-chemin entre le film et le documentaire, avec un Brad Pitt hors du commun. Chaque acteur a été choisi pour se rapprocher au maximum de la réalité. Un très bon film."
Rarement vu un aussi mauvais western. Si lent, si long, si ennuyeux. Remarquez, déja avec ce titre à rallonge si indigeste, on pouvait avoir une petite idée. Et en effet, le film dans ensemble est à la hauteur du titre. Donc, gagnez du temps ! Fuyez ce navet !
Les images sont belles, les comédiens impeccables, mais c'est bavard et ennuyeux. Ca manque totalement de souffle, autrement dit de ce qu'on attend d'un western. Sa seule qualité est de ne pas faire l'apologie du "bandit bien aimé", qui apparait plutôt comme un psychopathe brutal, mais ça ne suffit pas...
Un western long et monotone . De beaux paysages mais à part ça rien. De ci delà un numéro d'acteur, mais perdu au milieu de l'ennui que provoque ce film. Un beau ratage
C'est la fin de "carrière" du bandit Jesse James et son assassinat par un de ses derniers complices, le jeune Robert Ford qu'évoque le réalisateur Andrew Dominik. Loin de la légende, connue en Amérique mais probablement pas au-delà, loin des westerns de bruit et de fureur -seule le scène initiale relate un hold up de James et sa bande- Dominik donne plutôt dans le drame intimiste et crépusculaire sur fond de Missouri hivernal. Lunatique et déprimé -les héros sont fatigués- soupçonneux, Jesse James (Brad Pitt, laconique et inquiétant) s'est mis en tête que des complices de ses derniers méfaits le trahiront -ce qui sera, et le titre du film n'en fait pas mystère. Le cinéaste développe simultanément la relation ambigüe entre James et l'un d'eux, son futur assassin, un gamin qui voue au célèbre hors-la-loi une admiration mélée de ressentiment, celui que lui font éprouver la méfiance et le mépris de James à son endroit. La dimension psychologique n'est pas absente du récit et c'est ce qui confère leur authenticité, outre la peinture réaliste de l'Amérique profonde, aux personnages. Long -un peu trop par moments jusqu'à l'approche du dénouement annoncé- le film prend le temps, néanmoins, de donner une réelle dimension humaine à ses protagonistes. La mise en scène, élégante et mélancolique, suggère une dimension et une destinée tragiques à ces héros dérisoires et malfaisants d'une jeune Amérique en manque de figures historiques.
Casey Affleck joue à merveille le personnage fourbe et lâche dont sera victime Jesse James (Brad Pitt). Autrement le film nous entraine dans l'univers sobre et dépouillé des plaines américaines du XIXème siècle, reconstitue une histoire ayant vraiment existé (jusqu'à sa mise en scène théâtrale peu de temps après et dont fait référence le film), et s'avère instructif autant que divertissant. On déplore toutefois des longueurs, il aurait sans doute fallu étoffer un peu plus les deux premiers tiers du film, car c'est surtout le dernier tiers qui s'avère intéressant.
Film d'une mélancolie constante, traversé par les cieux gris et les paysages désolés. Beaucoup de longueurs, renforcées par les commentaires omniprésents de la voix off. Plus de 2h30 à suivre Jesse James et ses acolytes durant les derniers mois de la vie du bandit. Le film prend le temps de nous montrer toute la psychologie de chaque personnage. Aucun n'est vraiment attachant et pourtant, à la fin, on éprouve une certaine tristesse. Jesse James n'est jamais glorifié, il est presenté comme un hors-la-loi en fin de course, privé de ses meilleurs complices, qui doit se contenter de quelques petits voyous pour faire ses coups. Le film ne comporte qu'une seule attaque : la dernière faite avec son frère Franck, qui se sépare de Jesse. Il traîne, paranoïaque, morbide et dépressif, toujours vêtu de noir. Il est également présenté comment extrêmement brutal, et très peu présent pour sa famille, même s'il tente de se comporter comme un bon père lorsqu'il est présent dans sa maison. La seule issue qu'il entrevoit est le suicide, qu'il va organiser méthodiquement, afin que l'un des frères Ford l'abatte et le fasse entrer dans la légende. Et cette légende occupe toute la dernière partie du film. Elle va se révéler terrible pour Bob Ford, personnage vivant par procuration, remarquablement interprété par Casey Affleck. Veut-il être comme Jesse ou veut-il être Jesse ? Il sera considéré comme un lâche ayant assassiné un "gentil bandit", que la légende populaire érige en une sorte de Robin des Bois... alors que Jesse était juste un bandit sanguinaire sans aucune considération politique ou sociale. Tout semble très authentique dans ce film, et c'est ce qui le rend intéressant. Il s'agit presque d'un documentaire. Même les fusillades sont à l'opposé de celles des films habituels. Lorsque Dick Liddle et Wood Hite se disputent et se tirent dessus quasiment à bout portant, ils vident leurs chargeurs en arrivant juste à se blesser sans gravité. C'est du jamais vu ! Et pourtant, sous le coup de l'émotion et de la surprise (Hite déboule dans la chambre en défonçant la porte), ça parait assez crédible. Et cet affrontement se conclut par une balle en pleine tête de Hite, tirée par Bob Ford, assis sur son lit, alors que Hite était de dos et avait tiré toutes ses cartouches. Ça aussi, c'est peu courant car une telle fin manque d'honneur, de panache. Et pourtant, elle est terriblement crédible. Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce film, qui ne ressemble à aucun autre.