Un univers incroyablement violent, misogyne, représenté avec une effarante
violence et misogynie. Les scènes de viol, de torture, de meurtre, de fusillades sont enfilées comme des perles, débutant et se terminant quasiment à chaque coup avec les actes en eux-mêmes, sans rien leur retrancher ou leur apporter. Sans rien questionner, suggérer, puiser
Pour le spectacle. La morale du cinéaste dans le caniveau.
Pitié ! A ce moment précis, qu'on ne me sorte pas largument du « et Scorsese, alors, il fait pareil !». Scorsese ne fait pas ça. Il fait linverse. Scorsese joue sur la montée, lincertitude, la tension, linstabilité, la violence incontrôlable, il signifie cet ensemble par sa mise en scène.
Il « montre » un crime, lescalade de la violence et de la vengeance dans toute son épaisseur.
Schoendoerffer ne signifie rien. Il regarde, il contrôle: voilà le plus abject, cette impression qu'il donne de contrôler, de maîtriser son sujet, d'en jouer
il nous dit « regardez ! ».
Truands, un film où lon ne sennuie pas, mais un film effrayant. Et dégueulasse.