Hostel, dés le premier coup d’œil jeté a l'affiche du film, nous fait penser a un film gore. Oui, les cinq cents de litre de faux-sang utilisé pour les besoins du tournage ont bien servi, mais il serait réducteur de le proclamer "film gore pour le gore"... Car Hostel est bien plus que ça, et donc bien plus terrifiant.
J'ai vraiment flippé, psychoté après avoir vu ce film. Il est vrai que j'ai rarement l'habitude de regarder de l'horreur et ma sensibilité a fleur de peau a pris un choc. Je ne pourrai vous dire que ce film vous foutra les jetons à coup sur... mais vous allez vous en rappeler tout de même.
Déjà, car Hostel ne débute pas du tout par des scènes d'horreur, vous allez devoir attendre, regarder tranquillement le quotidien de trois jeunes adultes en quête de sensation dans le Vieux continent.Comprendre les personnages, de l'islandais obsédés par les nichons, et l'état-unien au coeur sensible qui n'est pas à l'aise de coucher avec des prostitués a Amsterdam, il aurait du mal de faire ça pour de l'argent... Triste paradoxe de l'entendre dire ca, car une demi-heure plus tard, ce que lui n'aurait jamais pu de mal, lui sera martyrisé par, de mon point de vue, les pires méchants de l'histoire de l'horreur.
Pas des esprits qui s'ennuient, pas des psychopathes malades, pas des enfants possédes. Oh non, juste des gens qui ont de la tune, et grâce a l'efficacité d'une entreprise slovaque , aimeraient tester des expériences nouvelles, savoir ce que ca fait, d'être un bourreau et d'avoir une liberté sur un corps d'un autre. C'est malsain mais excitant je vous l'accorde. Mais je doute que certains se plairaient dans le role de la victime.
Bref, revenons au film, nos héros ne savent pas qu'il sont tombé dans un piège, et comme eux nous le découvriront tard. Le film se divise en quatre partie, une première douce et sereine, une deuxième douce mais qui reflète un sentiment d'inquiétude, c'est pas net leur hostel (auberge de jeunesse)...
La troisième, la plus courte, le cauchemar, la réveil dans le monde de l'horreur, du sadisme.
La quatrième, stressante, rapide, la fuite, de ce piège tordue, de cette découverte qui changera a jamais notre héros brun.
Ce film d'horreur a su, et dés la bande-annonce, donner un sentiment de malaise au spectacteur. Faire peur sans quasiment rien montrer. On sait qu'une organisation bien construite et lugubre plane, mais on ne peut sauver nos héros, a qui les voir souffrir déchire vraiment le coeur.
Hostel nous montre ce qu'il y'a de pire chez un humain, nous ressentons si fortement les émotions des victimes, que j'avais une furieuse envie de brûler cette usine. La scène finale, la vengeance du héros sur le bourreau de son pote, est un tel plaisir ! Hostel n'est franchement pas un film que je montrerai a mes enfants, car au-dela du gore, le sadisme réaliste est plus que troublant... Je vous assure que je me sentais si bien en regardant le making-off du film, de voir que ce n'était qu'un film.
Ce film m'a fait flippé, fait pleurer, angoissé, rassuré. La musique finale, bien plus dramatique qu'horrifique, fait réfléchir sur les souffrances qu'un homme, peut causer a un autre. Un chez-d'oeuvre de l'horreur, car c'est bien quelque chose qu'on ne voudrait voir qu'en film, uniquement en film.