C’est incontestable : on est tout de suite soufflé par la maîtrise de Coppola et séduit par l’originalité du ton donné. Pourtant, même si ce film pourra plaire parce qu’il a une personnalité indéniable, on ne pourra s’empêcher de regretter ce propos décousu, s’éparpillant à droite à gauche dans un patchwork d’idée parfois peu cohérent. On ressent tout le long un potentiel énorme qui n’a pas été mené jusqu’au bout. On ressort donc mi-figue mi-raisin d’un film qui, vraisemblablement, n’a pas su rester rigoureux jusqu’au bout.
Avec "L'Homme sans âge", Coppola semble reprendre le taureau par les cornes, dix ans après son décevant "Jack". Cette fois, le réalisateur du "Parrain" renoue avec sa virtuosité, ses fulgurances et ses obsessions pour offrir au public une oeuvre forte, fantastique, qui, à bien des égards, ressemble à son immense "Dracula". Et si Coppola, avec ce film, revenait enfin aux affaires ?
Le réalisateur doit souffrir des mêmes maux que son personnage principal; une oeuvre bien laborieuse, peu aboutie en fin de compte et qui a été créé dans la douleur. Dommage, ce film promet beaucoup durant la première heure, par la suite, il tourne en roue libre et termine en eau de boudin. Beaucoup de bruit pour des histoires de réincarnations, de karma et d'âmes en ballade. Tout cela est bien banal en 2007.
Beaucoup de passages pas vraiment utiles sinon à nous faire perdre le fil, dommage car le gars derrère la camèra n'est pas manchot, la classe sans ostentation.
Une oeuvre ambigüe, qui me fait furieusement penser à Vanilla Sky dans le genre fourre-tout cinématographique vaguement stylisé. Et pas plus que Cameron Crowe, FF Coppola n'arrive à se dépatouiller de ses trop nombreux thèmes pour en faire une production honnêtement ficelée. Restent le charme des acteurs et la beauté de la photo pour passer un agréable moment.
un film assez bien fait avec une histoire passionnante mais on s'y perd et il est difficile de ressortir la tête de l'eau! avec plus de clarté, le film aurait pu être un chef d'oeuvre!
Il est bien difficile de reconnaître le savoir-faire de Coppola dans cette histoire abracadabrante. Au jeu du nom caché du réalisateur, on serait tenté de répondre Aronofsky, pour l’aspect à la fois mystique et ludique, ou bien un débutant du cinéma indépendant américain, pour les audaces formelles, comme si le vieux maître redécouvrait le plaisir de la caméra. Certains cadrages sont renversants (dans tous les sens du terme), hypnotisants, hallucinants. Quelques spectateurs et critiques allant chercher des schémas classiques dans la lignée de ce qu’a toujours fait l’auteur du Parrain, seront déçus par ce qu’ils prendront pour des gamineries, des effets de style spectaculaires mais inutiles. D’autres seront séduits par l’aspect inventif, bouillonnant d’idées, presque joyeux malgré l'âpreté du scénario qui lorgne du côté de Dorian Gray, ou des récits fantastiques des maîtres du genre. Incontestablement, Coppola s’est amusé comme un petit fou à raconter cette histoire, faisant partager son plaisir aux spectateurs sans à priori et sans volonté d’y voir autre chose qu’un spectacle sombre et merveilleux.
Le retour du grand Coppola pour un film aux sonorités fantastiques est pour le moins assez réussi. Carte blanche pour un scénario qui se perd dans des dédales de remises en questions métaphysiques pour une adaptation par forcément facile à rendre crédible et qui en cherche encore son dénouement, unique but pas franchement réussi. Force est de constater que Coppola montre qu'il à de beaux jours devant lui de par sa réalisation simpliste et des prises de vues ultra sobres, papy devient sénile, ses acteurs lui sauve la peau et livrent une partition extrêmement juste qui réussissent à vous garder deux petites heures sans trop vous faire regarder votre montre mais vous évite tout juste l'effet mal de fesses de notre bon vieux siège. A voir et à revoir encore pour essayer encore de comprendre cette intrigue qui m'intrigue encore.
Et bien, je vais être encore plus dur que la moyenne des critiques ! Un film vide de sens et excessivement présomptueux, C'est simple, il n'y a rien, même le voyage de l'esprit est un non-sens, racoleur et moraliste qui s'évertue, 2 h durant, à nous matraquer de pseudo psychologie, essayant vainement de faire tomber des paradigmes qui inaboutie à rien de rien. Un ennuie terrifiant ! 1/5 juste pour le 1er quart d'heure prometteur, ensuite c'est ... rien !!!
Un sommet du grotesque ! L'Homme sans Age ( Youth without Youth ) rappelle vaguement le récent The Fountain de Darren Aronofski : la même esthétique racoleuse, les mêmes thèmes abordés ( immortalité, renaissance ou réincarnation, amour tragique ), le même genre de musique envahissante, les mêmes effets gratuits ( effets spéciaux kitschs ) et, pour finir, le même genre de scénario alambiqué. Ce film est la parfaite antithèse du cinéma de Kiarostami : de fausses émotions, une intrigue à tiroirs plus touffue que véritablement dense, une musique qui tente vainement de déguiser la vacuité du propos en quelque chose d'intense. Marre de ces films pseudo-philosophiques, en toc et creux comme une coquille de noix. Marre de ce cinéma abscons et académique, de cette nouvelle vague prétentieuse et vide de sens. Si Francis Ford Coppola était un grand cinéaste du temps d'Apocalypse Now et du Parrain, il n'est plus qu'une ombre aujourd'hui. Son dernier film est un navet absolu. Allez bon, j'arrête avant de devenir trop méchant...
Bien étrange retour coppolesque que ce film poétique, baigné de mysticisme voire d'occultisme. Les critiques générales tournent injustement à la grosse déception. Supercherie métaphysique? Je m'y suis pourtant laissé prendre et j'en suis ressorti enchanté, sous le charme, en plein irréalité... Ce jeu sur le trouble, la question de l'identité, sur la quête impossible du soi profond, m'a bel et bien emballé. J'ai bien aimé, malgré certes cette espèce d'inaboutissement étrange (qui, du coup, permet de poser des questions). Tim Roth y est excellent, tout comme Alexandra Maria Lara. Visuellement, j'ai été à plusieurs reprises bluffé par le talent à l'oeuvre, hypnotisé par l'atmosphère envoûtante en grande partie présente. Musicalement, c'est moyen. Je préfère le titre original "Youth without Youth" qui signifie "Une jeunesse sans jeunesse" (comprendre non "vécue") mais qui peut aussi être traduit par "La Jeunesse hors du temps". Ce film n'est pas un divertissement facile, il détient un mystère, et c'est ce qui le rend attachant.
Il est dommage qu'il soit traité d'une manière trop linéaire. Les sentiments déployés lors de certaines scènes sont exagérés et stéréotypés, quel gâchis! En effet, c'est un gâchis car l'idée de départ et l'intrigue étaient tout bonnement excellentes! Sans parler des acteurs qui jouaient bien! Cela reste long parfois avec une mise en scène plate, sans surprise. Des plans étranges et des couleurs originales viennent égayer l'histoire, qui tombe indubitablement et lentement dans une médiocrité sans nom. Fabuleux, par moments, très long le reste du temps.