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Un visiteur
4,0
Publiée le 11 juin 2010
Ambiance qui n'est pas sans rappeler un Chabrol très grand cru : atmosphère austère chez des bourgeois de campagne. Et pour ce drame sur fond de musique, c'est justement à cette dernière que toute l'importance est donnée dans le film. Pas de grandes phrases, pas de longs dialogues à n'en plus finir ; l'émotion et les sentiments passent par les regards, les silences et les notes de piano (Formidable scène musicale où Déborah François sait qu'elle tient sa vengeance). Le tout est servi par des comédiennes exceptionnelles dont le rapport de fragilité s'inverse entre les deux périodes de la vie. Catherine Frot sûre d'elle au début est devenue fragile, contrairement à Déborah François qui devient impitoyable derrière son visage et ses cheveux d'ange. Un film rudement bien mené où l'angoisse et la tension montent toujours un peu plus !
de très bons acteurs, et un contexte que j'aime bien puisque je joue de la musique, et connais bien l'ambiance des conservatoires, qui est parfaitement rendue.
le film est bien monté, mais il manque quelque chose. On n'est pas très convaincu. C'est un peu flou, on n'arrive pas à se mettre dans la peau des personnages. Ca reste un film regardante, avec un excellent jeu d'acteurs. On ne comprend pas trop l'histoire d'amour entre les femmes. Bref. Aurait pu mieux faire.
La tourneuse de pages est un film oppressant est dérangeant sur tous les points de vue. Les personnages sont magnifiquement joués, surtout C. Frot qui m'a littéralement surpris de l'aisance avec laquelle elle a sue rentrer dans le personnage de la pianiste. L'histoire est très satisfaisante, cette ambiguité constante entre une relation lesbienne ou une fascination réciproque des deux femmes est très bien menée. Pour finir, avoir choisi le monde de la musique est le meilleur des choix, de plus, celui-ci est magistralement illustré. A voir.
je ne savais pas de quoi parlait le film sachant juste que Catherine Frot était là et je ne fus pas déçu (comme d'habitude avec elle d'ailleurs).
Film avec une grosse intensité psychologique même si la fin est relativement prévisible, notamment avec l'implacable froide vengeance de Mélanie (jouée par une Déborah François manquant malheureusmeent de nuances)
Belle surprise de la part dun quasi-inconnu du cinéma, Denis Dercourt, qui nous offre ici, disons-le toute de suite, une uvre sapparentant fort bien au cinéma de Claude Chabrol. Personnages bourgeois au cur dune ambiance troublante, où laspect psychologique règne en permanence, la flatteuse comparaison sautorisait effectivement. Demblée, la présence de la belge Déborah François, au moins aussi silencieuse que dans son premier film, Lenfant, parvient à nous intriguer. Simmiscant progressivement dans la vie du couple incarné par la fraîche quinquagénaire Catherine Frot, une célèbre pianiste, et le trop rare Pascal Grégorry, un grand avocat, le but quelle poursuit pouvait paraître aussi clair quobscur. Cest peut-être là tout lintérêt de ce film, quil vaudrait dailleurs mieux ne pas trop dévoiler. Une mention spéciale au réalisateur, car alors que le scénario le présageait, jamais il ne sombre dans un érotisme gratuit et inutile, de plus en plus présents dans le cinéma international, français notamment. Preuve encore que le sexe nest pas indispensable à lécran. Quant à ceux, vu le titre, qui craignaient une overdose de morceaux de Bach ou de Mahler au piano, quils se rassurent : la musique nest quun thème parmi bien dautres dans ce film très réussi
sensualité machiavélique, très bon et beau film, on reste dans l'empathie de cette pianiste, qui à besoin de soutien et d'affection. Qui tombe dans le piège de cette jeune femme. Comme une araignée qui attrape sa proie.... elle arrive à ses fins avec audace et persévérance.
Bravo à Catherine Frot qui est très belle dans ce rôle.
L'interprétation est très bonne, la mise en scène est assez bien maitrisée. Dommage que ça ne soit que pour faire un simili-thriller. Les petites invraissemblances du scénario auraient été plus faciles à oublier si le réalisateur avait su donner une dimension dramatique, psychologique, voire sociale ou politique à son film (qu'est-ce que ce sujet aurait pu donner entre les mains de Woody Allen !), ou simplement s'il avait développé un peu plus le personnage de Mélanie, dont les motivations semblent un peu grotesques.
La tourneuse de pages est un film magnifiquement réalisé dans lequel le réalisateur fait attention aux détails (même s'il ya quelques erreurs, il me semble...) et amène bien les différentes scènes par de petites allusions, surtout la fin qui n'est pas celle à laquelle on pourrait s'attendre les actrices, et les acteurs, sont très justes surtout dans les silences pleins de sous entendus, ce qui prouve qu'on a pas besoin de paroles pour bien faire passer les sentiments un film à voir donc même s'il s'agit d'une histoire classique malgré tout, celle d'une vengeance...
La tourneuse de pages est un film que l'on peut qualifié de thriller musical, un peu à la "Chabrol", Catherine Frot est, comme toujours, excellente, toute en retenue et discrétion.
Film d'ambiance se déroulant dans un milieu bourgeois, calme et feutré. Histoire d'une vengeance qui va lentement se mettre en marche, de façon mécanique et froide. L'exercise de style est méticuleusement respecté. Cette assitante remplit plus que son rôle car elle cache un terrible secret. les relations humaines se nouent mais la vengeresse reste impertubable. L'aspect de ce qui est derrière l'artiste est subtilement évoqué dans ce film français d'assez bonne facture.
Quelle Justesse, Quelle finesse! Acteurs prenants. La détresse, l'aide, l'ouverture, et enfin la vengeance... J'en dit trop en disant peu. Un excellent film! À voir!
Le scénario est bien ficelé et progresse tranquillement vers une fin inexorable. Deborah François, lisse et impassible, exprime à merveille cette haine inextinguible quelle retient pour mieux savourer sa vengeance. Catherine Frot, dabord diva capricieuse dans les premières minutes du film, puis artiste en déclin au mental fragile, est irréprochable. Elle réussit la prouesse de nous communiquer son trac avant chaque récital. Et, ce qui ne fait quajouter à la crédibilité du personnage, elle joue effectivement du piano. A mon avis son plus beau rôle. Un bon point également pour le choix des morceaux de la bande son. Seules fausses notes, Pascal Greggory qui est un peu en dessous et la dernière minute de film qui est baclée et un peu ridicule : les réalisateurs et scénaristes devraient utiliser la ficelle de lévanouissement avec plus de parcimonie.
Un plat qui se mange froid mais préparé sans convaincre. Le dénouement censé être le dessert de choix tombe comme un cheveu dans la soupe car invraisemblable.