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Un visiteur
5,0
Publiée le 4 octobre 2009
The Queen est un excellent film. La première raison : Stephen Frears a évité la caricature ( par exemple le prince Charles n'a pas les oreilles de Dumbo ). La deuxième raison : Le jeu des acteurs , comme Michael Sheen dans la peau de Tony Blair mais de surtout celle qui a raflé les récompenses ( oscar, golden globe, mostra de Venise...), je parle de Helen Mirren bien sûr.
J'étais parti voir le film sans trop en connaître le sujet, outre le fait que cela traitait des relations entre la reine et le gouvernement. Très bonne surprise donc pour ce film qui montre bien les affres du pouvoir, le poids des médias et de l'opinion publique..
Reticent avant d'y aller, surpris de facon positive pendant et carrément emballé en sortant, on peut appeler ca "une bonne surprise". Tony Blair monte en puissance et devient + que crédible, la Reine dont on se demande si ce sont des images d'archive ou si c'est bien une actrice, un intérêt historique évident : ce film est une vraie réussite !!!
Tout fraichement élu 1er ministre, Tony Blair doit faire face à une crise : la mort de Diana. Ne considérant plus la défunte comme un membre et la famille royale et voulant écarter les jeunes princes des paparazzis, la Reine décide de s'exiler de Londres. Quelques jours après la mort de Diana, la famille royale reste totalement muette sur cette tragédie. Présentant une crise, le 1er ministre somme la Reine de faire un geste. Stephen Frears nous offre un film tout en finesse sur la famille royale britannique en pleine crise avec, d'une part, un 1er ministre populaire, qui souhaite que tout le monde l'appelle par son prénom, qui fait la vaiselle... et, d'autre part, le "monde" aristocratique avec les courbettes, le vouvoiement... La prestation d'Helen Mirren est tout bonnement phénoménale, on croirait la vraie.
excellent film, pas beaucoup d'action certes, mais une tension constante avec un jeu d'acteurs formidable le mélange avec des images de l'époque renforce la malaise qu'on ressent et contribue à la tension.
C'est un très bon film, retraçant parfaitement bien la période entourant la mort de Diana en Grande-Bretagne. Ce film est assez réaliste et pertinent, que cela soit au niveau du scénario, de la réalisation et du jeu des acteurs qui sont tous formidables (surtout Hellen Mirren, Michael Sheen, Helen McCrory...). Ponctué de plusieurs passages humoristiques, le film est aussi émouvant par moments. Un excellent film, où on ne s'embête pas une seconde(contrairement à ce que je pensais avant de l'avoir vu)!
Ce film a un genre particulier. C'est un mélange de thriller psychologique et de reconstitution historique mais contemporaine et ne couvrant qu'une seule semaine. C'est fascinant.
Une comédie du pouvoir très subtile : la salle passe des éclats de rire aux soupirs d'émotion. Du grand Stephen Frears. Je vois bien Helen Mirren meilleure actrice de l'année pour son rôle d'Elisabeth II. Le film n'est plus que dans quelques salles alors dépêchez-vous de ne pas le rater !
Le film est bien ficelé et permet de comprendre de l'intérieur la réaction impopulaire de la famille royal à la mort de Diana. Et c'est vrai que ca devient plus clair au regard d'une monarchie traditionnelle vieillissante pour qui les traditions ne se dérogent pas. 4 étoiles pour Helen Mirren qui joue admirablement bien,mais 2 étoiles pour l'ensemble car le sujet du film ne m'interresse guère. La vie truculente de Diana ne m'a jamais empecher de dormir, ses obsèques non plus mais je pense qu'outre-manche ce film permettra de redorer la courrone sur le sujet. Quand à Tony Blair, il s'en sort pas mal dans ce film dont il est "presque" le héros.
Histoire passionnante des coulisses de ces célébrités britanniques plus vraies que nature, face à la gestion de la disparition de Diana. Un vrai régal.
Le réalisateur des "Liaisons dangereuses" ne pouvait pas rater ce portrait royal. Son regard reste toujours aussi vif sur les failles et les détails humoristiques. La grandeur de son personnage repose sur une vie de renoncement à toute expression affective et à toute fragilité humaine. La mort de Diana peut ici apparaître presque comme une "libération" (certes relative) de la parole, des sentiments et des émotions de la Reine. La dimension politique donne ici une profondeur à un événement "peoplisé" à outrance, même Tony Blair y apparaît sensible et humain. À ce propos, la relation entre le Premier Ministre et la Reine est rendue particulièrement émouvante. Décidément, Frears aime ses personnages sans jamais les ridiculiser, comme s'il concluait avec eux un pacte de confiance. L'excellence des acteurs conforte cette générosité de cinéaste. Pour le plus grand plaisir du spectateur!
Très bon film, le réalisateur réussit à montrer le fossé d'incompréhension existant entre la reine et ses sujets, tout en utilisant un humour de qualité.
Il est agité, le sommeil de la tête qui porte la couronne » écrivait Shakespeare près de quatre cents ans plus tard, je me demande si cest toujours vrai que montrerait un encéphalogramme ? Une tempête sous un crâne ou le calme plat, calme suffisant dune vieille monarchie déconnectée du monde, ignorant quil y a des gens en dehors de Buckingham, puérilement accrochée à une vieille étiquette qui ne colle plus au bocal à peu près vide, le bocal, dailleurs Une monarchie qui se trompe de siècle, qui se recueille devant la dépouille dun cerf mais pas devant celle de la princesse de Galles A propos, un qui en prend pour son grade, (et il est élevé, le grade ! le grand consort, pensez donc !) cest Philippe, obsédé par la chasse et la prétendue supériorité de sa royale famille Charles, quant à lui, inspirerait presque de la sympathie le pauvre, il faut reconnaître que ça ne doit pas être drôle tous les jours mais il nest pas non plus au premier rang de ma liste de personnes à plaindre On pourrait appeler ça : Blair save the queen. Cest en effet le sauvetage de la reine par Tony Blair pendant les quelques jours qui ont suivi la mort de D.Spencer, les acteurs sont formidables, notamment Helen Mirren, observation fine et mesurée, bref, le film est pétri de qualités mais jai un gros problème : je nen ai rien, mais alors vraiment rien à cirer de la reine dAngleterre, je dirai même que ça memmerde prodigieusement !!!
Ah chère Reine d'Angleterre... Personnage tellement public, si décrié, si exposé et pourtant si secret et si peu connu.<br><br> Dans <i>The Queen</i>, Stephen Frears nous présente Elizabeth II dans son intimité la plus profonde à travers les traits tellement réalistes et la performance remarquable d'Helen Mirren.<br> Au fil du film, on finit par se découvrir de l'empathie pour cette reine si seule en définitive... Coincée entre obligations royales (et séculaires) et obligations de modernité.<br><br> Le jeu des acteurs est en tous points parfait. Que ce soit, Helen Mirren (The Queen) justement ou Michael Sheen (Tony Blair), ils incarnent totalement leurs personnages. Ils SONT ces personnalités.<br>Par ailleurs, le film se base sur une chronologie simple à suivre, une durée d'un an regroupant la mort de la princesse de Galles et l'élection de Tony Blair.<br><br> Les rapports Reine - Premier Ministre, oscillant sans cesse entre soumission et conseil, nous dévoile un côté très méconnu de la classe politique anglaise... En tout cas, durant cette période. Les relances régulières et les tentatives désespérées de Tony Blair pour sauver la monarchie et sa reine face au courroux du peuple anglais lors de la mort de Diana n'ont de cesse de nous émouvoir et de nous inciter à voir Elizabeth II sous un angle plus humain.<br><br> Au final, Stephen Frears maîtrise parfaitement son sujet et nous accroche jusqu'à la fin grâce à ce film instructif, touchant et divinement interprêté.
« The Queen » nest ni un documentaire hagiographique ni un pamphlet révolutionnaire. Cest un film sensible et percutant que Stephen Frears et son scénariste virtuose Peter Morgan offrent à notre réflexion, près de dix ans après la mort de Diana. La Reine Elisabeth II (Helen Mirren est coutumière des rôles de souveraine et y excelle) en ressort grandie tandis que le Prince Consort fait l'effet d'un rustre auquel elle oppose un silence poli et le démenti des faits. Une Reine qui, non contente de conduire seule un véhicule tout-terrain, sy connaît en mécanique (scène haletante en pleine forêt, ne la manquez pas !) Mais les séquences les plus fortes sont celles du dialogue muet de la souveraine avec le cerf de quatorze bois : ce cerf « impérial » symbolise-t-il la Reine ou Diana ? Le génie du scénariste est de ne pas nous imposer de solution. Similitude de destins : Diana, harcelée et poursuivie, la Reine, désavouée et menacée, le cerf, traqué et aux abois. Devant quelle dépouille la Reine sincline-t-elle les yeux pleins de larmes ? A-t-elle pris sa décision devant le cerf ? Scène incroyable faisant le lien entre deux époques irréconciliables, celle du pouvoir absolu et de ses chasses à courre, celle de la monarchie constitutionnelle qui vacille parce quune Princesse na pas eu lhommage que le peuple réclamait pour elle, et quun Premier Ministre va sauver au terme daffrontements verbaux feutrés dont ce monde a le secret. Le protocole est respecté dans des scènes dune drôlerie calculée. Le respect se mesure-t-il à la profondeur des révérences ? A Londres Elisabeth éprouve un choc devant les cartes dhommage à Diana, coups de poignards pour la monarchie. Elle se reprendra et Tony Blair fera figure de sauveur, non sans auto-dérision de sa part car il est lucide. Notons lexcellence de Michael Sheen, en jeune premier ministre fringuant aux colères passionnées, tandis que le personnage du Prince Charles est insignifiant, et que les deux enfants sont invisibles.