Ce film a tout pour lui : mise en scène, prestation des acteurs, peinture de rapports humains, utilisation habile d'images d'archive au milieu de la "fiction" et même, fabrication et utilisation de fausses images d'archive, etc. Un seul problème, très personnel : l'histoire elle-même ne me passionne guère. Cela étant, il est probable que le prince Philip, s'il voit le film, ne sera pas très réjoui du portrait qu'on fait de lui. Les autres protagonistes s'en tirent mieux, en particulier le prince Charles. Blair ? En le voyant défendre ainsi la royauté, on comprend mieux ce qu'a été,après, sa politique.
N'étant pas une fan de la presse people, j'hésitais un peu à aller voir ce film.Maintenant je suis enchantée d'y avoir été! Voila un excellent film extremement bien monté avec les images d'archives qui se melent au film lui-même. Une réussite totale et une interprétation formidable d'Helen Mirren, inoubliable dans le rôle de la reine. Il s'agit dun film vraiment attachant qui sait aussi apporter des moments d'humour dans l'étude des personnages et présente également l'intérêt de voir les rapports du 1er ministre anglais avec la reine.
Août 1997.Lady Diana meurt tragiquement dans un accident de voiture. La Grande-Bretagne est sous le choc, et exprime sa profonde tristesse. Du côté royal, on n'a pas le droit à la même version... Helen Mirren incarne la figure royale. C'est elle, the Queen. La reine-mère. La reine ET la mère. Stephen Frears, réalisateur tombé dans la marmite du génial quand il était petit, nous ressers une louchée de ce génie, et pas qu'un peu. Entrez-donc dans le monde privé, secret de la monarchie britannique, de préférence après vous être essuyés les pieds. Au palais en effet, ou dans la maison de campagne au milieu de 10000 hectares de vert, on respecte les conventions, les règles du savoir-vivre, la politesse. Cela semble être, au fond, la seule règle vraiment politique de la maison. Lady Di, "princesse du peuple", n'avait rien à faire aux côtés de the Queen, femme au-dessus du peuple. Cette figure, née, formatée, imprégnée par l'éducation spécifique qui lui a été accordée, croyant avoir été choisie par Dieu pour un pouvoir qu'elle semble n'avoir jamais voulu avoir n'est définitivement pas du même monde que les britanniques. Lors de ses échanges avec Tony Blair (James Cromwell, sosie troublant et excellent), elle lui confesse être la personne la plus apte à comprendre le peuple, son enfant. Elle ne comprend rien aux discours manipulateurs, c'est bon pour les politiciens de bas étage. Sa profonde conviction en sa bonne action est plus que touchante. Frears nous dépeint ici une femme qui est dépassée par le monde, qui ne comprend plus qu'on ne respecte pas le deuil des gens, le respect de la vie privée. Dans une société où les coulisses deviennent plus appétissants que le spectacle lui-même, comment garder des valeurs qui ne répondent pas de l'argent ou du "m'as-tu vu"? Frears ne filme que cela, ce choc brutal qu'est la confrontation entre un ancien monde, et un nouveau. Finalement, the Queen suivra ses sujets. Femme au-dessus du peuple, elle n'en est pas moins femme du peuple.
THE QUEEN révèle une Helen Mirren d'un talent charismatique exceptionnel. On n'en sait peut être un peu plus sur cette affaire qui fût dramatique à l'époque, mais sans forcément dévoiler de grands secrets. Forcément touchant car on fait ressurgir les souvenirs de l'époque, bouleversant pour tous les peuples. Le premier ministre britannique Tony Blair est pour beaucoup dans cette influence envers la reine qui apparemment aurait beaucoup eu à perdre : le soutien et lamour du peuple Britannique et le « mépris internationale » pourtant provoqué mais finalement envolé . En faite, on éclaircie laffaire, on confirme des sentiments, on humanise plus la reine qu'elle ne l'était dans la vague de rumeurs après l'accident de Lady Di même si sa froideur est largement considéré, pour avoir au final un caractère de film à la fin convenue mais au résultat convaincant tant par linterprétation que lauthenticité du drame sur tous les plans. Mais la plus grande vérité, en toute objectivité sur le film, est que le cinéma reste du cinéma ...
La vie offre parfois des scénarios époustouflants où les meilleurs auteurs ne pourraient créer plus grand dilemne et donner meilleure force dramatique. Reste à trouver un réalisateur qui saura le raconter. C'est fait avec cette histoire entre une belle mère et une belle fille, comme il y en a tant dans le monde. Deux femmes de pouvoir avec leurs codes et leurs sentiments, et les conséquences qui s'ensuivent. Film essentiel pour le peuple britanique. Quatre étoiles pour la symbolique du cerf...
Que ceux qui s'attendent à une version calquée sur les téléfilms à l'eau de rose que nous sert M6 les Dimanche après-midi mangent en salade leur denier numero de "Gala " . Le réalisateur des " Liaisons dangereuses " retrouve son regard caustique et non dénué d'humour sur les Grands de ce monde ,et s'amuse entre deux démonstrations protocolaires un peu ampoulées à nous présenter une famille qui toute royale qu'elle est , s'envoie autant de vannes entre deux bouchées de sandwich au concombre à l'heure du thé que les Simpson entre deux bouchées de donuts . Mention spéciale à James Cromwell , qui campe avec délectation un prince Philip absoluement abject plus obsédé par la Chasse à Courre que par la crise qui traverse son royaume au soir de la mort de Diana .Alex Jennings apporte beaucoup d'humanité au Prince Charles .Sylvia Syms est une Queen Mum qui pourrait passer pour n'importe quelle petite mémé attachante si elle n'était pas de sang royal . Mais les deux interprètes qui sortent du lot , un peu à la manière de Glenn Close et John Malkovitch en 1988 , c'est bien entendu Helen Mirren et Michael Sheen . Leur face à face est vraiment savoureux , chacun entouré par sa petite cour personnelle . Dieu a peut-etre sauvé la Reine en Septembre 1997 lorsque tout le monde critiquait l'attitude de la Royal Family face à la mort de "La Princesse du Peuple " , mais le film montre bien l'influence d'un Premier Ministre qui succedant à Winston Churchill , Margareth Thatcher et John Major entre autre a su dépasser les rigueurs du protocole pour convaincre une femme au tempérament bien trempé de sortir de sa royale réserve et à regagner l'estime de ses sujets qui etaient proches peut-etre de demander la tete de la Royauté comme celle du Cerf qui est abattu dans le film . Très jolie musique d'Alexandre Desplat qui accompagne le film comme un nuage de lait sur une tasse de thé . On en ressort pas Bas le Moral , avec le sentiment que ce ne sera pas une annus horribilis pour le film
the Queen de Stephen Frears est un portrait intelligent et original d'une des familles royales les plus célèbres du monde. Le cinéaste se centre effectivement sur sa dirigeante: la reine Elizabeth II. Avec une mise en scène sobre et un point de vue objectif, le film donne ainsi une vision inattendue des rapports entre le premier ministre fraîchement élu en 97: Tony Blair et la reine. On peut reprocher au film de se concentrer seulement sur la mort de Diana et la façon médiocre dont la famille royale a géré cette affaire, mais le metteur en scène dépeint un portrait très judicieux de la reine, personnage énigmatique qui dissmule toujours ses émotions. Et ce grâce bien sûr à l'excellente Helen Mirren, qui adopte les mêmes mimiques et une voix prodigieusement identique. Helen Mirren devient littéralement sous nos yeux the queen et c'est impressionnant. Quant à l'acteur Michael Sheen, qui avait déjà interprété Blair dans un téléfilm réalisé par tiens dont, Mister Frears, est tout aussi excellent et adopte le même sourire, digne du chat de alice au pays des merveilles, comme dirait la reine mère. Montrer l'isolement forcé de la famille après ce drame: voilà le sujet principal et comment la reine a trouvé plus fort qu'elle dans la façon de gérer cet évènement tragique. La métaphore du cerf pourchassé peut paraître judicieuse mais reste tout de même un peu clichée. Un film à voir pour se faire une idée de ce qui se passe vraiment dans la réalité et ce qui appartient à la fiction (mais la frontière est floue!) mais surtout pour l'interprétation impeccable des acteurs.
"The Queen" nous conte avec délectation le moment où une anecdote (car la mort de Lady Di n'est que peu de chose au regard de l'Histoire de la monarchie britannique, faut-il le rappeler !) a fait, par la grâce des médias interposés, vacillé la Couronne. Le réalisateur et ses acteurs, Helen Mirren en tête, s'amusent. Cela se sent. On retrouve le talent de portraitiste du cinéaste : Elisabeth II enfermée dans son univers incongru et murée dans ses certitudes ancestrales (où l'animal est paradoxalement plus important que l'humain), Tony Blair démocrate convaincu volant malicieusement au secours de Buckingham .... Malheureusement, le film ne décolle réellement jamais : manque de rythme ?, d'allant ? médiocrité du sujet ? Sachons toutefois gré à Stephen Frears d'avoir évité le piège du mélodrame manichéen. Dieu qu'il est pourtant loin le temps où chacune des oeuvres de l'intéressé nous réjouissait car "The Queen" ne restera qu'une oeuvre mineure dans la filmographie d'un cinéaste brillant hélas en perte de vitesse depuis bien longtemps.
Le film est très bien interprété, la ressemblance avec Elizabeth II et la Reine Mère est troublante, presque parfaite. Quelques images darchives de lépoque sont mêlées dans le film. Comment Stephen Frears a-il collecté autant dinformations et de détails sur la famille royale. En plus des évènements, on pénètre la vie secrète de la reine dans son château de Balmoral. On découvre une femme simple qui conduit son 4x4 dans une propriété immense. Cest sa vie parallèle éloignée de la vie publique qui est montrée. On comprend mieux les motivations de la famille royale et les tensions avec le peuple britannique avec des scènes très contrastées dévoilant les différences existentielles.
Un portrait saisissant et subtil d'un personnage finalement peu connu du monde, admirablement porté à l'écran par Helen Mirren, grandiose. Le ton est juste, intimiste, et les dialogues, savoureux à souhait, ponctuent un scénario des plus solides,avec des scènes souvent cyniques et parfois émouvantes. Tout cela magnifiquement accompagné de musiques suprenantes, et mélodieuses, fait de "The Queen" un film remarquable.
Ah ces Anglais! Leur ironie est vraiment tranchante! Très bon film que voilà, servi par des acteurs impressionnants, notamment une Helen Mirren époustouflante tant par sa ressemblance physique que par ses attitudes à la Reine. La réalisation n'est pas en reste, on a bien à faire à Frears. Seul bémol, je déplore un léger manque de rythme à ce film pourtant attachant. Et dernier petit conseil: allez le voir en VO!!
Malgré quelques longueurs on se laisse fasciné par le personnage de la reine, on la comprend, on l'admire. Le film tient beaucoup à la performance d'Helen Mirren qui porte réellement son personnage et le joue avec beaucoup de sincérité et de conviction. Un documentaire sous forme de fiction, certains passages se révèlent passionnants et particulièrement poignants. Le film de Stephen Frears vaut vraiment le détour.
Un film drôle, touchant et émouvant Du grand Stephen Frears et une Hélène Mirren qui na pas volé son prix dinterprétation à la Mostra de Venise. Sa ressemblance physique et gestuelle avec la véritable « Queen » est tellement frappante quon finit par oublier lactrice pour laisser place à une reine oscillant entre froideur et sensibilité. On découvre non seulement la vie dElisabeth II à la mort de Diana, la façon dont elle a géré cette crise en tant que monarque mais on découvre également une femme face à ses doutes, ses interrogations, ses sentiments sur son pays quelle croyait connaître et maîtriser. De reine autoritaire et conservatrice, on en vient à rencontrer la femme humaine qui ne sait comment réagir au décès de son ex-belle-fille, qui se voit recevoir les critiques de son peuple quelle aime tant avec ce flegme britannique tout en étant touchée au plus profond delle-même. Un film émouvant, un zeste dhumour britannique quon aime tant, mixé à des images darchives qui ne vous laisse plus distinguer la réalité de la fiction et vous obtenez un film dune grande qualité.
j'ai vraiment été touché par l'interprétation d'Hellen Mirren. A travers elle, j'ai vu une femme qui avait affronté avec dignité toutes les épreuves que le destin avait mis sur sa route et qui, du jour au lendemain, s'est retrouvée haïe, maudite et salie par le peuple qu'elle gouvernait depuis un demi siècle. Mais elle a su affronté cette nouvelle épreuve et a prouvé au monde entier que c'était une femme forte, dévouée à sa famille et son peuple. Tony Blair est également très bien interprété.
Si on ne s'intéresse pas au people, si la mort de la princesse Diana ne vous a pas touché, si le fonctionnement de la monarchie anglaise vous laisse indifférent, alors se film vous ennuira