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Un visiteur
5,0
Publiée le 10 août 2011
Conclusion et meilleurs segment du triptyque. Le genre y est pilonné, dynamité, rehaussé. Bricolé avec pas grand-chose et pourtant, Pusher est bel et bien une des meilleurs trilogies sur le banditisme.
Une journée en enfer dans la vie de Milo, personnage déjà présent dans le tout premier. Ce film conclue magistralement la trilogie, un magnifique crescendo tout en humour noir avec un final choc. Mon préféré des trois. (Bien)
Après le dealer Frank dans le premier Pusher et le junkie/voyou Tonny dans le second,Pusher III centre son intrigue sur le parrain serbe Milo.Le film traite des thèmes encore plus universels que le deuxième opus comme la rédemption,le rôle de père et le tiraillement entre la famille et le "travail".Milo arrive à la fin de sa vie et le seul amour qu'il lui reste dans ce monde dénué d'humanité est sa fille.
La lente montée en puissante, d'un réalisme poisseux à un cauchemar quasi lynchien pour arriver à cette image terminale qui m'a fait plonger dans l'univers mental deShinning , est stupéfiante. Aussi stupéfiant que cette capacité à rendre un personnage immonde humain même après avoir assisté à sa pire déchéance. Le sommet de la trilogie Pusher, même s'il est impossible d'oublier Tonny.
Milo/Buric est un petit baron de la drogue de Copenhague, on ne sait jamais réellement à quel point il est puissant. Dans le premier film il est montré comme un caïd comme il pourrait en avoir plusieurs dans une capitale, dans le second film on n'en apprend pas assez, et enfin on comprend qu'il est sans doute un caïd sur lequel il faut compter mais qu'il est aussi un colosse aux pieds d'argile, d'abord parce qu'il est complètement gaga d'une fille de 25 ans aussi capricieuse que pourrie gâtée, ensuite parce qu'il n'est pas en mesure de contrer ses "associés" albanais. Nicolas Winding Refn soigne sa mise en scène d'un cohérence rarement égalée, l'image granuleuse, la caméra au plus près de son personnage, l'hyper réalisme forment une unité formelle unique entre chacun des trois films. Les clins d'oeils ou les allusions aux personnages croisés dans les précédents films (Frank, Le Duc...) participent à cette cohérence et cette authenticité constante. Pour conclure, disons que "Pusher" est le plus brutal, "Pusher II" est à la fois le plus touchant et le plus malsain, "Pusher III" le plus crépusculaire et le plus sanglant. En tous cas Nicolas Winding Refn signe l'une des plus fameuses trilogies du cinéma Site : Selenie
En abandonnant les préceptes du Dogme 95 ainsi que le rythme effréné qui donnaient leur charme atypique aux deux premiers opus de Pusher, identifiables à leurs images granuleuses et à ses conditions de tournage naturelles assimilables à des docu-fictions, Nicolas Winding Refn donne un important virage stylistique à sa plongée dans le crime organisé en lui donnant cette fois une photographie plus léchée et un usage d’une bande son agressive. Il se penche à présent sur le parcours, limité à une unité de temps de moins de 24 heures, de Milo, le dealer serbe aperçu dans les deux premiers épisodes, soumis à des pressions éprouvantes qui le feront plonger, malgré ses bonnes résolutions, dans une spirale meurtrière. Commençant gentiment par une confession quasi-religieuse dans une assemblée d’anciens toxicomanes pour s’achever dans une abominable scène d’éviscération de cadavre, cette lente et éprouvante montée de violence donne à ce film noir une dimension sociale et terriblement fataliste qui clôt intelligemment la trilogie.
Voilà, avec ce film, N. W. Refn boucle sa trilogie criminelle et nous offre le portrait crépusculaire de Milo, le personnage le plus inquiétant de la saga. Parrain charismatique dans les précédents volets, on découvre ici un homme perdu et dépassé, qui va tout faire pour satisfaire sa fille lors de sa soirée d'anniversaire tout en réglant plusieurs problèmes "professionnels". Parrain dépassé par une nouvelle génération qui ne respecte plus aucune valeur, méprisé par sa fille, toujours aussi paternel avec ses hommes, il va s'enfoncer dans une succession de soucis avant de devoir tendre demander l'aide d'un de ses anciens hommes de main. Formellement plus abouti que les autres, écrit de main de maître et toujours avec des acteurs au cordeau, ce film s'impose comme une conclusion grandiose d'une trilogie riche qui renouvelle notre regard sur les criminels, présentés comme des pauvres types certes dangereux et imprévisible mais à la vie bien triste et ennuyeuse. Indispensable. D'autres critiques sur
Ressortie en salle de la trilogie de NWR, " puscher " ( dealer ) entrée dans la légende du polar européen.
Des trois volets c'est, me semble t il, le moins puissant ( malgré ses grandes qualités ) et ce n'est pas lui qu'il faut idéalement commencer à visionner cette série de trois titres dont la sortie s'étale sur une décennie.
Le principe c'est de développer un personnage secondaire d'un épisode qui devient principal dans un autre.
Mads Mikkelsen n' est pas au générique et ça manque tout de même, malgré le battage indéniable de l'acteur d'origine croate sur lequel repose le scénario.
On est là encore dans une suite de chausse trappes et coups tordus dont le Pusher va devoir se sortir.
Il y a un contrepoint à Pusher 2. Ici c'est le père qui est rejeté par sa fille et le plan final sur la piscine vide en dit long sur l'etat d'esprit de Milo. NWR est ( selon moi ) le Tarrantino européen !
Mon préféré de la trilogie, le plus décalé avec un humour noir très acide représenté par mon personnage préféré: Milo le trafiquant serbe qui prépare aussi mal l'anniversaire de sa fille qu'une affaire de stupéfiant le même jour tout en participant à des séances collectives de désintox! Une journée hallucinante conclue par un final grandiose à vous décrocher l'estomac!
Fin d'une trilogie de grande qualité. Cet opus ne déroge pas à la règle en se focalisant sur le trafiquant Milo et une soirée spéciale qu'il doit gérer, l'anniversaire de sa fille, en parallèle de ses affaires et donc problèmes. Milo devient ici un personnage attachant et sympathique malgré son passé et son statut. Las et fatigué, le spectateur le suit avec empathie. Les scènes sont sans fioriture toujours avec la même violence froide et justifiée, une réalisation donc soignée de la part de Refn avec des plans sombres, une musique toujours en adéquation avec le moment.
Sans doute le plus violent et le plus cru des trois volets de la saga. Le plus scorsesien aussi. Mais le moins efficace aussi. A trop verser dans l'hémoglobine, Nicolas Winding Refn perd ici un peu de sa puissance évocatrice et de son sens aigu du récit. Reste des scènes absolument ahurissantes comme la découpe des victimes. Pas assez pourtant pour égaler la force du deuxième volet de la série...
Troisième er dernier volet de la trilogie, Pusher III est aussi sûrement le meilleur. Centré cette fois sur Milo (le méchant du premier film qui fait une courte apparition dans le deuxième) toujours incarné par Zlatko Buric, le film est intéressant en ce sens qu'il casse l'image que le personnage renvoyait dans les deux précédents pour lui donner un visage plus humain. Milo cherche à se désintoxiquer, à ce que les 25 ans de sa fille soient une soirée inoubliable. Seul problème : le monde du crime ne laisse guère de répit surtout quand une jeune génération ambitieuse cherche à faire tomber les anciens à tout prix. Le film reprend les ingrédients du premier : une construction tragique du récit avec la règle des trois unités (lieu, temps, action), un filmage caméra à l'épaule fluide, des acteurs en grande forme, une violence malsaine allant crescendo. Pusher III conclut la trilogie en beauté et en fait une des plus passionnantes de ces dernières années. Nicolas Winding Refn est un grand.
Pusher 3 s'intéresse cette fois-ci au parrain du cartel de drogue derrière toutes les histoires dépuis le début. On y suit une journée complète de son quotidien, mouvementée et à fortes responsabilités. Malgré quelques lenteurs dans le récit, le tout est toujours très bien orchestré. Les acteurs, plutôt inspirés, livrent une bonne performance tandis que la musique joue encore une fois une importance capitale. La fin, d'une grande violence, affiche enfin les raisons d'une interdiction aux moins de 16 ans, ainsi que la détermination des principaux intéressés, par la même occasion.
Ce troisième et dernier volet de la trilogie offre quelques chose de bien différent au 2 autres. Le film est moins intense mais bien plus oppressant. Il est également pour moi le plus choquant et celui qui offre les scènes les plus impressionnantes surtout lors des 20 dernières minutes avec le personnage de Radovan. Cette ambiance oppressante est clairement rendue possible par cette réalisation qui suit les émotions du personnage de Milo (qui est un de mes personnages favoris) et nous fait étouffer en même temps que lui. Au final, cette trilogie est pour moi une immense réussite et un incontestable apport aux film traitant de la mafia.