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Un visiteur
5,0
Publiée le 15 avril 2008
Ce troisième opus atteint des sommets de métrise dans son propos que seul quelques grands maitres peuvent encore nous proposer, au détour d'une séance avec ce qu'il faut d'inconnue… (La Trilogie Pusher) ; Une grande saga mafieuse, évocatrice et puissante, maitrisée de bout en bout. Des œuvres parfaitement complémentaires, totalement inclassable et déjà culte.
Pusher 3 c'est du lourd, du très lourd. Trois volets de très haute volée même et pas volé tient. Monsieur Winding Refn s'il vous plait, sa trilogie dans la forme comme dans le fond me font penser au parrain. C'est presque du même niveau, c'est les même personnages odieux mais fascinant, rendu possible grâce a une réalisation vivante et a une utilisation du son plus nerveuse nerveuse signé du nouveau maître danois en devenir. Bande son, réalisation, frisson, adrénaline, famille, amitié, ultra violence, coke et sang. La trilogie est unique et mérite vraiment le coup d'oeil.
Après le désastre financier de "Fear X" ("Inside Job" dans nos contrées), Nicolas Winding Refn s'est vu dans l'obligation de faire des suites à son premier long-métrage "Pusher". Si le premier suivait durant une semaine la vie et les emmerdes d'un malfrat, le second opus avait su se démarquer par une approche plus "familiale" du film noir tout en restant aussi réaliste, sombre et cruel. "Pusher III" suis à quelque différences près, le même chemin, tout en étant le plus pessimiste. On retrouve Milo (Zlatko Buric) déja vu dans "Pusher" ou il campait un second rôle plutôt conséquent, de même que dans "Pusher 2" pour une petite apparition. Alors qu'on l'avait quitté avec une image de lui forgée dans la domination et le pouvoir, on le retrouve affaibli et plutôt en déça envers les autres traffiquants de drogue. L'histoire est relativement simple, Milo tente de subvenir aux besoins de sa fille tout en évitant d'être "has-been" dans le business. Le fait est qu'il essaie de s'extirper de son addiction à la drogue en suivant une thérapie. Représentant toute la pessimisité du monde, Refn traite avec son éternel talent de metteur en scène, de la chute d'un homme. Il est intéressant d'observer les rapports humains qui officient dans le dernier opus de la trilogie. Devant sa fille et ses invités, Milo paraît heureux, chalereux, comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes, alors qu'en réalité, le bonhomme sombre petit à petit dans le vide abyssal dû à ses problèmes de drogue. C'est un combat de tous les jours, Milo reste toujours en garde face à son ennemi le plus intime: lui-même. Cependant, à force d'encaisser les coups sans pouvoir rétorquer, il finit par abandonner et retourne goûter aux plaisirs apparents de la drogue. L'homme qui voulait se ranger retourne chez ce qu'il souhaitait à tout prix quitter. Un retour aux sources donc, mais pas de manière nostalgique ou avec un sentiment joyeux, plutôt par facilité. Il est plus facile d'abandonner et de se laisser ronger par le mal que de se battre jusqu'au bout. C'est ce que semble crier Refn tout au long du film, aussi bien dans son portrait des truands, que dans sa mise en scène. Une façon d'établir le parallèle entre lui et son principal protagoniste, Refn endeté à du faire ses sacrifices et se battre, à la différence de Milo qu'il n'a pas abandonné. "Pusher III" reste le "Pusher" le plus sombre, le plus négatif des trois, oeuvre au soupçon nihiliste mais non point dénué d'humanité et de sensibilité, oeuvre se déroulant tel un tragédie grecque, à la conculsion poignante et dramatique, reflet d'une vision mysanthrope.
C’est sans aucun doute celui des trois que j’ai préféré. Il était plus profond psychologiquement, plus sombre, plus viscéral. Ca n’a strictement rien avoir avec le premier que j’ai trouvé un peu trop terre à terre. Ce dernier volet de la trilogie m’a semblé plus simple que les autres au niveau de la trame principale, on avait qu’une seule personne principale avec un seul et même problème mais ça reste tout de même le volet le plus dérangeant. On fini en apothéose avec le découpage de macchabé presque mort. On ne voit rien donc on s’imagine tout ce qui est encore mieux.
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0,5
Publiée le 30 novembre 2020
La suite finale de la série du pousseur tremblant est de loin le pire et le plus embarrassant des trois films. Tout tourne autour de Milo qui avait, devinez quoi un problème de drogue et devinez quoi quelqu'un pour le retirer de son propre territoire même de ses propres enfants. Il a organisé une fête pour sa fille et il baille je pense que le problème est que Milo est plus une caricature et que les acteurs qui l'entourent sont des découpages en carton. Ce qui m'a surpris c'est où est l'histoire où est le développement des personnages où est l'attrait pour le public. il n'y a aucun dans Pusher 3. La presse danoise qui est généralement très gentille avec Nicolas Winding Refn a donné de très mauvaises critiques à ce film. Je suis d'accord je pense en fait qu'ils ont été gentils avec le film car c'est un film qui craint...
Probablement le meilleur film de la trilogie Pusher. Toujours dans la continuité de ses prédécesseurs, on suit le quotidien d'un des protagonistes. Celui-ci centré sur Milo est efficace, ce personnage est réussit et a véritablement la tête de l'emploi.
Après la fin ultra puissante du second volet, ce Pusher III met fin a la trilogie de l'enfant terrible du cinéma Danois. Cette fois c'est Milo, le seul personnage présent dans les trois long métrages, qui devient la tête d'affiche principale. Dans la continuité de l'histoire, Zlatko Buric, nous apparait cette fois fragile et dépassé. Là ou, dans les deux précédents épisodes ce dernier était un chef autoritaire et puissant. Les années passe et Milo commence a ce faire écrasé par la concurrence et la relève des "jeunes". L’effet dramatique et emphatique est a son comble. L'histoire ce passe en une journée et une nuit, dans laquelle toute les certitudes de Milo seront bafoués. La première partie est semblable a celle des deux précédents volets, initiatique, le problème a annoncé et se révèle...intense (ce qui marque dans chacun des épisodes, c'est le doute dans chacunes des situations, la tension est rude). Puis durant la seconde partie les événements s’envenimeront rapidement jusqu’à des choix inévitables. Choses inconnues, les morts s'empileront de façon inéductable et jouissive. Jusqu’à l'apparition d'un ancien protagoniste, Radovan, ravirons les anciens souvenirs liés aux premier épisode. Durant les 40 dernières minutes donc, sangs et violences seront les mettre mot a la rechute de Milo. Inventif et s’appuyant (toujours) sur des mélodies ravissantes, ce dernier Pusher satisfera largement. La fin d'une trilogie CHOC.
Dernier volet de la trilogie, on suit les aventures de Milo, le boss de ce trafic. Et on découvre avec stupéfaction un homme humain beaucoup moins cruel que ce que l’on pensait de lui dans les deux premiers volets. Le scénario nous propose une descente aux enfers pour cet homme qui pourtant semblait avoir du pouvoir. Cette trilogie cherche, et ce film en est l’ultime morceau du puzzle, à démontrer que cet univers est impitoyable et dangereux quelque soit son niveau dans la hiérarchie. Une approche documentaire du monde criminel danois. Une trilogie intéressante...
Pusher III clos en beauté cette belle saga venu du froid. Nicolas Winding Refn est égal à lui même avec sa réalisation toujours aussi réaliste et réussie. Zlatko Buric est le personnage principal de cet épisode. Fatigué par sa vie, il donne le ton au film, désabusé, triste, perdu. Le début du film est assez lent, mais tout cela pour arrivé à un final qui vous en mettra plein la gueule. Pour faire un bilan, on peut efffectivement faire une comparaison avec cette trilogie et certain films de Scorsese, comme Mean Streets et Les Affranchis. Mais je trouve que les films de Refn sont beaucoups plus sombres. Sincèrement, vivre cette vie ne nous intéresse pas, alors que devant Les Afrranchis ont est limite en extase. Donc, même si certains sujets sont " Scorsésien ", Refn ne se contente pas de faire du copier coller comme tant de réalisateur, il fait son propre cinéma, qui est excellent. Pusher est une sacrée trilogie, mon préféré est peut être le second, mais les trois se valent et sont des chefs d'oeuvres. A voir absolument.
Dans "Pusher 3", c'est au tour de Milo de nous faire partager les soucis de sa vie... Lui qui était un personnage important dans les deux premier films, le big boss du trafic d'héroïne, se retrouve quelque peu fatigué et dépassé par les événements dans ce dernier opus. Difficile de rester dans le coup avec tous ces jeunes qui s'approprient le marché ! Difficile également de gérer à la fois sa vie de famille et son activité de mafieux ! Le pauvre Milo doit vraiment se couper en quatre pour s'en sortir... "Pusher 3" offre un nouveau point de vue intéressant sur ce personnage autrefois perçu de manière plutôt antipathique (surtout dans le premier film). Milo cherche à s'extirper d'un cycle de dépendance et de violence qui semble lui coller comme une seconde peau. Finalement, le triptyque "Pusher" nous aura démontré que chacun doit apprendre à composer avec son lot d'emmerdes et ce que la vie lui donne pour se défendre... Avec ce troisième film, cette saga noire trouve une bonne conclusion.
Un dernier volet vraiment dur et violent, presque insoutenable par moments. Une mise en scène différente, plus longue à se mettre en place, plus posée pour atteindre des paroxysmes de noirceur. Une conclusion haletante pour une grande et ébouriffante trilogie et très bien documentée.
Toujours la même ambiance avec un peu plus de gore cette fois-ci qui corrobore l'interdiction au moins de 16 ans. Un peu moins bon tout de même que les 2 premiers volets géniaux alors 2 étoiles 1/2. La trilogie est malheureusement finie.....
Quel super film pour conclure cette trilogie. Au plus on se rapproche de la fin, au plus ça rend fou. Trop de gens, d’argent, de trahisons, de lieux, et de substances. Interprétations grandioses et uniques, composés de turcs, de serbes, de polonais. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 4/5
Un dernier volet qui clos une trilogie culte du cinéma et qui marque définitivement Pusher comme une référence du thriller gangsters/drogue. Tout tourne autour du personnage de Milo, véritable patron du traffic d'héroïne, en perte de puissance et dont la fatigue habite de plus en plus le personnage. On assiste véritablement à une descente aux enfers d'un trafiquant ou le charisme se réduit au fil du temps. Le film se déroulant principalement sur une journée, on suit plusieurs événements, parfois joyeux et parfois perturbants. La caméra à l'épaule apporte de l'authenticité et nous rapproche davantage du personnage principal. Avec un final virant dans la boucherie. Authentique, culte et dérangeant. Une trilogie à posséder.