Amusante cette comédie de Éric Lavaine et inattendue surtout. Le scénario est simple et efficace et Clovis Cornillac surprend dans ce rôle guignolesque. Techniquement c’est également assez réussi. On demande à une comédie de nous distraire, c’est le cas ici et c’est plutôt agréable. L’humour beauf fait mouche et le moment au global est sympathique, le job est fait et le casting réussi.
"Poltergay", comédie fantastique française co-écrite et réalisée par Éric Lavaine, sorti en 2006. Une comédie drôle, bien réalisée et très sympathique avec Clovis Cornillac, Julie Depardieu, Lionel Abelanski, Philippe Duquesne et Michel Duchaussoy. Une comédie française qui se revoit avec plaisir 20 ans après et qui n'a pas mal vieillie.
Bon soyons clair : ce n'est pas un chef d'oeuvre, loin de là, mais j'ai esquissé quelques sourires à certains gags et situations cocasses. Je n'ai ressenti aucune homophobie dans le métrage, et je ne comprends pas la horde de critiques présentes dans les commentaires de certains fans d'Allociné ! Je trouve le casting relativement cohérent, même si certains acteurs sont utilisés à contre-emploi, Lionel Abelanski et Duquesne en tête. Le scénario n'est pas très riche mais se suffit à lui-même on est pas chez Kubrick ! Il est certain que la caricature des folles du disco qui rôdent dans la cave a pu déranger certains mais personnellement je n'y vois aucune autre intention du réalisateur que celle de divertir le spectateur. A voir un soir devant son grand écran, car on ne peut pas dire que le Cinéma Français regorge de films de genre fantastique comique. Sympa et amusant, sans prétention.
L'idée est très originale et accrocheuse, c'est déjà beaucoup, les acteurs sont excellents notamment Cornillac et Julie Depardieu, mais les autres aussi y compris les fantômes et si l'on peut penser qu'ils sont dans le surjeu, c'est parfaitement volontaire et n'a rien à voir avec de la caricature. Faut-il rappeler que le milieu gay n'existe pas en tant que tel mais recouvre des réalités très différentes, et que les gays représentés ici en sont une de ses composantes. De plus le film véhicule un message de tolérance, ça les gens disent l'accepter, mais dire que chaque hétéro contient sa petite part d'homosexualité, c'est peut-être ça qui a gêné d'aucuns. C'est sûr que ce n'est pas un très grand film mais il est sympathique, intelligent et parfois surprenant
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1,5
Publiée le 20 mai 2021
J'ai vu ce film par curiosité car le résumés de l'intrigue que j'avais lu laissait présager un film assez stupide et j'adore les films stupides. Nous avons donc ce jeune couple Clovis Cornillac et Julie Depardieu qui vient d'acheter une maison qui comme le jeune homme va bientôt le découvrir est hantée par cinq fantomes gays accros au disco et il est le seul à pouvoir les voir et les entendre faire la fête toute la nuit dans sa cave. Le film n'est pas mauvais mais il ne répond pas aux attentes. Les acteurs sont moyens l'idée originale est bonne mais je m'attendais à beaucoup plus de choses drôles. Il y a quelques répliques drôles mais c'est à peu près tout ce que nous auvns. La mise en scène est absolument banale et c'est dommage parce que le scénario est assez ringard pour qu'on s'attende à des tas de blagues et des idées stupides. Au final Poltergay est un film un peu décevant...
Cette comédie loufoque fait partie de mes nanars préférés. C'est original, drôle et rythmé. Excellent casting, Clovis Cornillac en tête. C'est plein de stéréotypes, de clichés, certes, mais c'est aussi second degré, donc j'adore.
Film original ! Unique en son genre on a adoré ! Je ne comprends pas les notes aussi faibles que l'on peut voir sur internet. Seule la fin déçoit peut-être un peu mais bon divertissement sinon !
Le potentiel comique de Poltergay, parodie franchouillarde de Beetlejuice (Tim Burton, 1988) et de son occupation spectrale d’une maison, ne cesse d’être court-circuité par l’amateurisme de la mise en scène et la laideur de l’image, auxquels répond un montage en tout point anarchique qui rend confuse la moindre scène dialoguée. Quelques trouvailles çà et là, telles la répétition de « Raspoutine » chaque soir ou l’exploration, par Marc, spoiler: d’une sexualité alternative au moyen de différentes initiations progressives , rappelant le talent d’Éric Lavaine pour le sketch – il avait scénarisé et réalisé certains épisodes de la série H (1998-2000), sans oublier sa contribution notable aux Guignols de l’info –, qui ne sauraient pourtant rattraper les maladresses et les lourdeurs. Dommage.
Je dois vous avouer que ce film ne me disait vraiment rien au début. Je me suis dit encore une comédie française débile ! Et franchement j’ai été agréablement surpris !! Certes, le scénario est bourré d’incohérences et il est parfois poussif, mais on rit tout de même. Les dialogues sont drôles et Clovis Cornillac est très efficace dans ce rôle de chef de chantier pur hétéro. Une comédie différente et divertissante.
Ils sont sympas comme tout ces homos de la cave avec Abelanski en tête mais l'ensemble est plutôt moyen. Le scénario n'évite pas les clichés les plus bateaux et reste dans la veine comédie un peu lourdingue malgré la dernière scène de la séduction assez drôle.
Malgré le talent comique de Clovis Cornillac, le film s'essouffle rapidement à cause d'un scénario qui a le mérite d'interroger l'homosexualité latente chez les hétérosexuels mais dans une forme extrêmement lourde.
Un film pas terrible que ce Poltergay, qui pour l’instant confirme à mon sens la faiblesse du cinéma de Lavaine. Des intentions sans doute louables en matière d’humour décalé, mais c’est tellement emballé n’importe comment que le résultat est piètre. On peut déjà noter la faiblesse des acteurs. Hormis Julie Depardieu, qui trouve toujours le ton juste en matière de comédie, même si ici elle est peut exploitée, le reste est relativement mauvais. Clovis Cornillac n’évolue lui vraiment pas dans son registre avec la comédie. Il a du mal à faire autre chose que forcer son jeu, gesticulé, pour faire exister son personnage. Les fameux fantômes sont franchement caricaturaux, et par moment on se croirait dans une fameuse pub avec plein de sosies, tant c’est le même esprit (seulement sur un clip de 10 secondes ça va, mais étendue sur un film qui multiplie les gags redondants c’est lourd !). Au casting faible s’adjoint une histoire faible. Toujours autant de mal chez Lavaine à structurer une histoire. Ici c’est totalement décousus, les sous-intrigues sont très mal amenés, finalement les fantômes paraissent assez mal exploités, et servent essentiellement quelques gags pesants. L’humour du film joue (et c’est souvent le souci chez le réalisateur) toujours sur la même corde tout le long du film, et donc on finit par avoir des redondances, ou des creux lorsque le réalisateur se refuse à offrir une répétition. En plus comme le film a beaucoup de mal à introduire un peu d’émotion ou un peu de profondeur, on ne se rabattra pas là-dessus. Pour le reste Lavaine filme un métrage sans grand génie. Manifestement doté d’un petit budget, il fait le minimum niveau décors, ambiance, et sa réalisation reste à la limite du téléfilmique. Ca manque de piquant, et c’est d’autant plus gênant que ce film, avec son histoire de fantôme avait de quoi offrir un spectacle visuel attrayant, au moins en terme d’ambiance. Presque tourné exclusivement en intérieur, Poltergay n’a pas vraiment fier allure, en dépit d’une bande son blindée aux classiques qui reste appréciable. Lavaine réalise ici un premier film faible, peu intéressant, dans lequel on retrouve en fait les atouts du cinéaste (peu nombreux cependant, mais avec l’intérêt sur la musique, la volonté burlesque de l’humour), et ses défauts criants. 1.5