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1ou2mo
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2,5
Publiée le 28 février 2018
Cela aurait pu être mieux traité, c'est le sentiment mitigé que l'on ressent en sortant de salle. Film noir, grinçant? Gore ? Ce démarrage , certes lent, aurait dû captiver davantage le spectateur. Il est à penser en fin de compte que cette musique mal agencée a desservi l'intrigue. Pour mieux appréhender l'histoire il faut se dire que l'on va avoir affaire à un reflet de la société provinciale américaine. Toute une ville se focalisant sur une famille dans un contexte de ségrégation ce, avec un aveuglement terrible au point de laisser se dérouler sous sa barbe des horreurs (finement distillées par des scénaristes experts en la matière). Peut-être un manque de punch de la part du réalisateur ?
On retrouve l'atmosphère de la série Fargo et la patte des frères coen. De bons acteurs, surtout Noah Jupe, petit garçon pris dans deux tourmentes, la folie raciste de la communauté blanche et l'engrenage meurtrier causé par son père. Mais on n'y croit pas, des ficelles trop grosses et beaucoup d'invraisemblances.
Bienvenue à Suburbicon raconte l’histoire d’une famille paisible dans une petite ville idyllique des Etats-Unis dans les années soixante. Mais l’apparente paix qui règne dans la ville renferme quelque chose de beaucoup plus sombre. Le film est réalisé par George Clooney et est scénarisé par les frères Cohen et ça se sent. Le Film ne m’a pas foncièrement déplu, mais il y a certains points sur lesquels je suis très réservé. Tout d’abord, la mise en place de l’intrigue est assez lente et j’ai été surpris de m’ennuyer même lors de scènes où elle évoluait. spoiler: La scène ou la mère de la famille est tuée est très lente et n’est pas spécialement pesante (elle est même un peu grotesque par moment tant elle est inutilement longue).
Mais le plus gros problème que j’ai avec ce film concerne le ton de ce dernier. L’intrigue est très sombre et glauque, et cela marche si le ton du film est soit très sérieux pour en faire un film bouleversant, soit très burlesque pour en faire un film totalement loufoque et humoristique. Dans ce film, on est entre les deux ce qui est dérangeant selon moi (doit-on rire de ce qui se passe devant nos yeux, ou en pleurer ?). Je pense que le film avait pour vocation d’être plus fun que bouleversant, mais au final il n’y a que très peu d’humour (d’autant que les scènes d’humour sont souvent trop appuyées dans la longueur ce qui est amusant au début, mais qui devient très vite énervant). Les personnages ne sont pas attachants non plus spoiler: (en grande partie parce que ce sont presque tous des ordures dans ce film) , et cela fait que nous n’avons ni sympathie, ni peur pour eux. Du coup, je trouve qu’il est assez difficile de ressentir quoi que ce soit devant ce film. spoiler: Même lorsque la famille de couleur est attaquée pendant la nuit, je n’ai pas réussi à ressentir de la peur pour eux, étant donné leur faible temps à l’écran et leur manque de profondeur (D’ailleurs, leur couleur de peau est leur seul et unique développement).
Mais le film est cependant très bien réalisé et transcrit à merveille la fermeture d’esprit des habitants de cette ville par des plans sombre et très refermés sur les personnages pendant tout le film. spoiler: D’ailleurs, le dernier plan du film est très lourd de sens étant donné que c’est le seul plan qui respire un peu, et qu’il intervient lorsque les deux jeunes garçons jouent au baseball, montrant l’ouverture d’esprit du petit garçon contrairement aux autres habitants de la ville. La réalisation rend de plus parfaitement hommage aux films des années soixante puisque cette dernière est très « plan plan ». La musique également retranscrit bien l’ambiance que nous pouvions avoir pendant ces films, notamment pendant les scènes d’agression. Les différents acteurs s’en sortent de plus à merveille spoiler: (d’autant qu’ils doivent jongler entre la vrai nature de leur personnage, et l’aspect qu’ils montrent aux autres habitants de la ville) . Pour conclure, je dirais que le film n’est pas mauvais mais qu’il n’est pas bon non plus. Rien n’est vraiment honteux, mais rien n’est vraiment excellent non plus. C’est un film très plat et très oubliable en grande partie à cause du manque d’émotion qu’il suscite.
S'il s'agit d'une histoire policière, une comédie grinçante à humour noir, en arrière-plan il s'agit d'un contexte ségrégationniste. Mais toute cette partie "ségrégationniste" reste très superficiellement traitée et finalement devient un peu superflue. En effet, l'intrigue reste focalisée sur la famille blanche dont le patriarche joué par Matt Damon perd un peu pied à l'insu de son plein gré. Clooney n'étant pas Coen, la grande différence c'est que Clooney appuie un peu moins le décalage noirceur-humour, avec un petit soucis de rythme, un peu trop monocorde sur la durée. Un bon moment à défaut d'être un film majeur. Site : Selenie
« Bienvenue à Suburbicon » est une fable amère et macabre, totalement folle et décalée, assumée comme telle par un George Clooney épatant ! C’est en effet tout simplement excellent d’avoir su trouver ce ton faussement tranquille au départ pour nous embarquer dans un tourbillon de folie familial en presque huis-clos, alors qu’en toile de fond et à deux pas de là, le racisme bat son plein ! C’est un cinéma qui sent la patte des frères Coen et pour cause (!), et dont le cynisme, doublé d’une escalade dans l’horreur nous est servi dans un contexte qui en apparence est en total décalage... Un véritable pied de nez à l’American Way of Life, dont cette satire se moque à travers une sombre et caustique affaire qui va prendre une ampleur incroyable ! De plus, le spectateur est bien loin de pouvoir prévoir les rebondissements tant tout part dans tous les sens, ou « à vau l’eau » comme dirait notre Matt Damon dépité, complètement inattendu et à contre-emploi ici ! Julianne Moore, assez écervelée (dixit son propre frère !) et franchement hilarante, en nous offrant un numéro tout sourire, et pas trop futée comme jamais. Certaines scènes où le petit Nicky/Noah Jupe est pris au piège, sont stupéfiantes et nous renvoient au film « la Nuit du Chasseur », alors que son jeu vaut vraiment le détour dans ce sac de nœuds peu commun dont il fait les frais ! Tout est dans ce film extrêmement bien fichu afin de nous perdre dès le début en conjectures à propos de telle ou telle situation, et rétrospectivement on se met même à réfléchir aux quelques détails qui avaient tous leur sens et donc toutes leurs explications, et peut-être même plus si on cherche bien ! La violence verbale et physique est totale, et va dans des extrémités insoupçonnables en étant mêlée à un humour noir grinçant à souhait ! Si on y ajoute des seconds rôles aux petits oignons plutôt originaux, qui se télescopent et interviennent sans s’y attendre, on est comblé ! Alors que tous ces acteurs sont filmés soit en très gros plan, ou sous des angles surprenants et plutôt nouveaux, ce qui leur donnent le plus souvent une dimension angoissante à la présence étonnante... L’esthétique de ce film en est alors encore plus remarquable, parmi une Amérique des années 50 reconstituée avec finesse, tout cela pour un plaisir des yeux évident ! Franchement bravo pour cette réalisation haut la main, qui pourra sans doute déplaire à certains, mais dont la presse fait la fine bouche sans comprendre vraiment tant ce film est pétri de qualités à tous niveaux... À découvrir évidemment !
Belle réalisation, bon casting, mais film sans intérêt pas d’histoire. C’est plat. Ça ne vaut pas certaine bonne série sur Netflix sur le même thème...
Le retour de Clooney à la réalisation se fait sous la plume des frères Coen (scénaristes et qui devaient réaliser le film il y a longtemps) et on peut dire qu'on sent l'ombre des frangins planer tout au long du film. "Suburbicon" est une fable qui slalome entre comédie noire et satire politique de manière (relativement) habile. La première demie-heure est un peu chaotique car le film tâtonne pour trouver son genre et son rythme, mais quand le film trouve alors la bonne cadence, il déroule un cinéma bien mené qui convoque tour à tour le suspens d'un Hitchcock ou le côté décalé d'un Jeunet. La partie politique (et l'allégorie à la politique Trump) manque parfois de subtilité mais offre un background solide et une portée insoupçonné au film. On pense ici à "Edward au mains d'argent" qui avait déjà montré du doigts les "ghettos blancs" de la middle classe US et leur rejet de la différence. Au final, le film est une réussite, surtout les parties où il se concentre sur le fils, en montrant l'innocence de l'enfance face au monde vicié des adultes. Déconcertant.
J'avoue avoir été pas mal déçue par ce film que j'attendais avec impatience. Clooney, à la réalisation, les frères Coen à l'écriture, Matt Damon et Julianne Moore devant la caméra et une bande annonce bien alléchante. Alors sans doute que j'en attendais trop. J'ai déjà trouvé que le film mettait une plombe à démarrer et même lorsque l'intrigue est lancé, ça manque de rythme, de dynamisme et de surprises. Tout est tellement prévisible, qu'on devine tout bien avant que ça n'arrive. Dans le film, il y a l'absurdité du racisme des années 50, complètement assumé, mais qui transforme le blanc bec en idiot et en bête assez immonde. On comprend bien ce que les scénaristes et réalisateur ont voulu faire passer comme message : Le blanc bec ont peur des blacks qui vont amener la violence, le drogue et je ne sais quoi dans leur ville, alors que tout ça c'est en face, chez une famille aussi blanche qu'on peut l'être, mais ça s'imbrique mal, comme si il manquait des pièces. En bref, un film mal ou pas abouti.
La réalisation est bonne, les acteurs, le rythme, tout cela est bien. Mais voilà, l'histoire n'a quasiment aucun intérêt et aucun enjeu. Du coup, cette histoire ne captive pas le spectateur. Totalement dispensable.
Un dernier tiers glaçant, flippant et drôle à la fois. Mais que c'est long pour y parvenir ! De bons acteurs ne sauraient suffire. Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
En cette journée de deuil national avec la mort de Johnny Hallyday dont j'étais très fan, j'ai failli ne pas aller à Lyon pour voir ce film mais alors que je suis tout Matt Damon dans sa carrière depuis 1998. Comme c'est le plus gros flop de la carrière de réalisateur de George Clooney et second plus gros floip niveau films pour Matt Damon, il sort dans peu de salles* et uniquement en VO à Lyon ! le film a t'il été doublé en français ?! cela le condamne encore plus à être vite balayé donc comme il y a STARS 80 sorti le même jour que je dois repousser à dans 15 jours car mercredi prochain c'est le STAR WARS qui sort, c'était cette semaine ou jamais.... le début est laborieux, on se demande ce qu'on est venu faire devant ce film mettant en scène les années 50 avec des looks ringards puis le style devient de plus en plus palpitant, diabolique et déchainé.. avec un final totalement inattendu donc je ne comprends pas ce rejet du public, la qualité est là, on est très loin d'un film raté... on retrouvera Matt Damon déjà dans un autre film le 10 janvier...
En général j'aime bien les films des frères Coen, mais là l'association avec G. Clooney ne m'a pas réellement fait frissonner. Dieu, que ce film est long (voire très long) au démarrage. Bien sûr s'ensuit l'installation d'une famille noire dans une banlieue où cela n'était pas de mise et que l'on rend responsable de tous les maux qui surviennent ensuite. Certes de très bons acteurs et il est vrai que le final n'est pas ce que laisse présager le démarrage du film. Donc un certain suspens,mais aurait vraiment pu mieux faire...
L’intrigue se déroule dans une petite ville de banlieue de l’Amérique des 50’s en proie au racisme et qui ne voit pas les horreurs qui se passent dans son jardin. Fortement inspiré par Assurance sur la mort et par les grands films noirs des années 40-50, Clooney revisite le genre avec humour sans oublier d’y amener ses combats sociaux. Les deux fonctionnent plutôt bien ensemble, néanmoins on a dû mal à s’intéresser pleinement à cette histoire.