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Kubrock68
57 abonnés
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3,5
Publiée le 13 mai 2018
Dans une cité pavillonnaire dans les années 60, une famille bien sous tout rapport se révèle toute autre. Une critique en demi teinte des valeurs américaines de l'époque, racisme, consumérisme etc.. il faut voir ce film (écrit par les frères ) comme une satire au moins au deuxième degré. Le petit garçon n'est pas gâté dans ce film, on y retrouve un moment un hommage à "la nuit du chasseur" je crois. C'est dérangeant, eh bien c'est réussi, c'est fait pour cela.
Du Cohen dans les textes et du Clooney à la réalisation avec toutes les qualités et défauts de ces derniers.
En effet les défauts sont principalement cette histoire glauque qui ne parvient pas à décoller en terme d'intrigue ( cela reste correct cependant) ni d'humour noir ( là par contre c'est clairement raté).
L'histoire de la famille noire est clairement à côté de la plaque si ce n'est pour qu'elle sert allègrement Clooney pour la dernière scène de son film. Mais clairement le fait d'avoir ajouter cette famille n'apporte malheureusement pas grand chose tellement c'est traité de manière superficielle dans jamais aller au bout des choses et enfin ce n'est en aucun cas le fil rouge du film.
Reste un casting fantastique comme souvent avec les frères Cohen et Clooney avec un duo Moore/Damon glaçant. Sans oublier le petit garçon touchant de sincérité. Une photographie au top et des décors sympas.
Malheureusement pas assez pour en faire un bon film avec cette ambiance malsaine
Un script des frères Coen ne finit pas dans les mains d’un prodige, mais on sent énormément de retenus quant à l’approche des valeurs qu’on y véhicule. Là où nous avions l’habitude d’observer des personnages ordinaires sombrer dans la décadence et dans une chute incontrôlable, la dramaturgie de George Clooney repose sur la généralisation de ses propos. Il étend sa vision à un état d’esprit conservateur, nous replongeant dans une époque où les différences généraient bien plus de conflits que de profits dans la société.
Grandement amputé d’un décalage comique régulier, le film prétend bien trop de choses pour qu’on le prenne au sérieux. On se garde cette infime partie pour la famille Meyers. Afro-américain et mal accueillis, le constat se renforce lorsqu’on assiste à des échanges qui laisse une distance certaine entre deux mondes. Les regards de voisins perplexes ne sont que le prélude d’une violence qui font resurgir les cicatrices du passé. Cependant, cette approche ne sert que de trame de fond. Elle permet notamment de rythmer le récit principal, où la famille Lodge est victime de leur insouciance, vis-à-vis de leurs nouveaux voisins, avec qui ils partager le même sentiment de répression, mais qui n’auront pas la même destination au bout du parcours.
L’idéal d’une vie Américaine peut se résumer aux quartiers pavillonnaires de Suburbicon, ville dont la routine finit par ronger les fantasmes les plus démesurés. Gardner Lodge (Matt Damon) mène une vie paisible jusqu’à ce qu’un drame fasse irruption et change complètement son regard sur les décisions qu’il prendra. Julianne Moore, figure maternelle idéale mais controversée, soutien la morale de Gardner avec une distance froide et amusante. Le contraste donne un mélange rationnel de folie et de complexité. A partir de là, ce personnage se rapproche plus de ce que l’on attendait d’un apprenti Coenien. Il ne reste plus qu’un élément pour compléter le portrait et on le retrouve auprès de Nicky (Noah Jupe), l’enfant unique. De son point de vue, la violence est une nourriture indigeste et les effusions d’hémoglobine qui s’ensuivent ne lui font pas toujours justice.
Tout tourne autour des référentiels que l’on présente élégamment. Combine et compagnie serait la ressource principale d’une odyssée mal menée, bien que bien pensée. Le jeune Nicky recherche dont un guide dans la vie, voir plusieurs. Il le retrouve rarement auprès de ses parents et encore moins auprès des inconnus qui l’entourent. Et c’est pourtant là le défi qu’on lui impose. Ses repères son devant lui et non derrière. Il se doit d’affronter la figure paternelle afin de s’en émanciper. La lecture est à sens unique ici et propose également la notion de responsabilité. Le devoir civique est une veine qui ancre l’état d’esprit d’une société. Si les bases sont rejetées et non acquises, il ne reste plus que la vengeance et la solitude comme échappatoire. Le paradoxe est donc à son comble et on parvient à rendre notre univers plus vivable qu’autrefois.
« Bienvenue à Suburbicon » détourne donc le style comique Coenien afin d’évoquer une certaine sensibilité. Les États-Unis sont sujets à de nombreux conflits interraciaux, comme partout dans le monde, mais la culture et l’héritage des habitants font que la rage devienne un fléau, refoulée en chacun. Malheureusement, Clooney trébuche sur une narration à fort point de vue politique. Il est dommage de laisser le divertissement de côté pour laisser le sous-entendu prendre les rênes. On se permet de tout justifier et de ne pas prendre un temps suffisant pour la rétrospective. Le fait de nous laisser immerger dans la vague de haine n’est pas forcément la seule solution afin de résoudre les problèmes sociétaux. Le film aborde al problématique avec énormément de fermeté, mais promet néanmoins un divertissement suffisant, saccadé en plusieurs séquences bouleversantes.
Bienvenue à Suburbicon est une très belle réalisation de George Clooney. Sur un fond de ségrégation raciale dans l'Amérique des années soixante, Il met en scène de façon très efficace une histoire machiavélique dont le ton monte crescendo tout au long du film. Cette comédie dramatique est vraiment aux antipodes de l'humour ; on ne rit pas du tout devant ce scénario noir qui ne donne pas dans la dentelle. On y détecte parfaitement la fantastique touche cynique des frères Coen. Ce film est aussi superbement servi par le haut niveau de ses interprètes : Noah Jupe est étonnant de maturité et de crédibilité dans le rôle principal du jeune garçon Nicky. Matt Damon se révèle solide dans un rôle délicat, bien secondé par Julianne Moore la perfide tante Maggy.
Gros problème de rythme sur le film et un fond qui n' arrive jamais a être apprécié. On a le sentiment de suivre une histoire qui veut nous dire quelque chose et qui n' est jamais claire. Le coté frère Cohen est omniprésent. pas de surprise sur les acteurs
Mais encore une fois, une pléiade de bons acteurs ne suffit pas à pallier à un film mal mené et une histoire approximative.
Georges Clooney a trouvé dans cet ancien scénario des frères Coen l’occasion de se moquer de ses compatriotes américains. Bien que l’action se situe dans les années 50, on comprend très vite le message anti-Trump que Georges Clooney veut faire passer. Ne voit-on pas des américains moyens histériques et racistes construire des murs et s’abreuver de fausses nouvelles aux informations télévisées. Composé de 2 histoires distinctes, l’une fait social raciste, l’autre, fait divers sordide, le film s’en donne à cœur joie pour montrer des américains abjects et hypocrites. La farce est corrosive et l’on est en effet pas loin par moment de l’univers des frères Coen , situé entre « Fargo » et « Sang pour sang ». La réalisation de Georges Clooney est bien sûr plus sage que celle des frères Coen et c’est le grand bémol du film. Cette faiblesse est largement composée par des acteurs qui en font des tonnes pour montrer la cupidité et la bêtise humaine. Au final, « Bienvenue à Suberbicon » est plus proche de « Zombieland » que de « Barton Fink » et, à défaut d’être un chef d’œuvre est tout de même réjouissant à voir.
Ce film réalisé par Georges Clooney, écrit en partie par les frères Coen et sorti en 2017 est bon mais sans plus. J'en suis même un peu déçu et je comprends mieux maintenant ses notes "aussi basses" car les teasers et autres extraits que j'avais vu me donnait vraiment envie et surtout, je m'attendais à quelque chose de plus drôle. Le film présente la famille Lodge dans les années 50 qui vient de se faire cambrioler dans un contexte raciste, une famille afro-américaine venant d'emménager à côté. Bon alors oui, le pitch ne fait pas penser à une comédie, loin de là mais les bandes-annonces et la B.O. qui est par ailleurs très bonne, insistent sur le côté fun et marrant du film et le film étant partiellement écrit par les frères Coen, on est habitué à des sujets sérieux qui s'avèrent au final assez drôles. Bon, on reconnait quand même ici bien le style des frères Coen puisque le film joue pas mal sur l'humour noir et le cynisme et je trouve que, de ce côté-là, il est très réussi. On ne s'ennuie pas non plus car même si le film n'a pas un rythme spécialement rapide, nous avons quand même toujours quelque d'intéressant à voir. J'aime également beaucoup la réalisation de Clooney (dont c'est d'ailleurs son premier film que je vois) qui est assez classique mais nous offre quand même de très beaux plans. Le film joue également beaucoup sur l'esthétique et les couleurs des années 50 que j'ai trouvé magnifiques. Le film me déçoit dans le sens où je trouve que ce n'est jamais assez creusé, on aborde beaucoup d'éléments intéressants mais qui sont presque pour la plupart survolés et je trouve cela très dommage étant donné que le scénario est très intéressant et peut donner lieu à d'excellentes situations. Pour ce qui est des acteurs, nous avons principalement Matt Damon, Julianne Moore et Oscar Isaac que j'ai trouvé très bon. "Bienvenu à Suburbicon" est donc un bon film qui occupe une soirée mais je ne pense qu'il ne marquera plus que ça les spectateurs.
Si l'intrigue principale est intéressante, pourquoi y avoir juxtaposer une comptine politiquement correcte d'une famille black s'installant chez les WASP ? Il serait intéressant de filmer d'ailleurs l'expérience inverse. Reste un film correct mais dont on a du mal à déterminer la style.
L'ambiance est volontairement et habilement surréaliste. L'arrivée d'une famille noire dans un quartier blanc "idéal" destabilise et met en évidence les contradictions de l' "american way of life" (dont on est irrépressiblement nostalgique pourtant). En même temps l'intrigue style "grand guignol", sanglante et absurde, poursuit son chemin destructeur. Et si c'était la même chose, la même incohérence ? Le parallèle tout au moins est intéressant. Et si nos critiques franchouillards avaient l'esprit un peu plus ouvert ? Ca ne correspond pas à nos schémas ? Tant mieux !