Derniers Avis : Le Dernier pour la route - Page 14
Le Dernier pour la route
Note moyenne
3,5
1198 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
226 critiques spectateurs
5
27 critiques
4
84 critiques
3
53 critiques
2
46 critiques
1
9 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
PhilippeToile
53 abonnés
740 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 26 septembre 2009
L’authenticité est l’atout maître de ce film. Tiré du roman autobiographique d’Hervé Chabalier, ce douloureux parcours vers la désintoxication nous est raconté avec sensibilité et pudeur, mettant l’accent sur l’angoisse du retour à la vraie vie. La dépendance à l’alcool est traitée avec gravité mais sans pesanteur, avec une note d’optimisme qui ne gomme jamais les immenses difficultés à surmonter. L’univers clos des curistes offre une galerie de personnages d’où émergent un François Cluzet admirable de sobriété, d’ironie et d’émotion et une Mélanie Thierry excellente en jeune paumée autodestructrice. On reprochera juste au réalisateur d’avoir trop privilégié la direction d’acteurs au détriment de l’avancée de la narration. Reserve minime au regard de la réussite de l’ensemble.
Un super film français avec des acteurs authentiques qui jouent merveilleusement bien... On est tout de suite plongé dans l'atmosphère du film... Une sincérité émouvante ! Vraiment allez-y ça vaut le coup !
Première réalisation pour le producteur Philippe Godeau qui adapte le roman éponyme d'Hervé Chabalier et première réussite. Le réalisateur centre son récit sur l'unique point de vue du protagoniste offrant au film une exposition assez originale car quasi muette avec pourtant un personnage principal très présent par son regard que l'on épouse. Peu à peu le mutisme laisse place aux émotions avec l'arrivée de la pétillante Mélanie Thierry qui bascule le film - par la rencontre avec François Cluzet - dans une humanité qui contraste avec le début du film, assez froid. Si quelques flashbacks peuvent sembler de trop, néanmoins Godeau signe un film sincère et étonnamment familial sans toutefois tomber dans le spectacle. François Cluzet est une nouvelle fois très bon : entre ironie et simple victime de sentiments universels, il donne à son personnage toute la complexité qui lui fallait. A noter une BO pas déplaisante de Jean-Louis Aubert qui par sa douceur donne au film comme un air de conte humaniste.
je sors du cinema et j'ai vraiment passé un bon moment, ce film est prenant, par l'ambiance qui y est créée avec ce groupe de thérapie. on se dit qu'on n'est pas à l'abri d'un tel problème et on se rend compte des énormes difficultés qu'ont les personnages pour s'en sortir. Les acteurs ont su nous donner cette sensation, et tous les termes ont été abordés, comme le lien avec la famille, le malaise que l'alcool occasionne au sein du conjoint, des enfants. Vraiment je vous conseille ce film, ca ne laisse pas indifférent.
Un beau sujet. Toutefois, ce film ne m'a pas convaincu, le cadre trop léché, beau, luxuriant et élégant l'emporte sur la psychologie des différents personnages. Sur la souffrance de cette dépendance, aussi. Dommage. L'interprétation est convaincante.
Extrêmement déçue par ce film. Il n'a pas la puissance du livre dont il n'évoque qu'une toute petite partie. Et puis, François Cluzet ne fait que subir le séjour en hôpital, l'oeil absent. On a l'impression qu'il ne fait que passer. Comment il est devenu alcoolique, pourquoi, on ne le sait pas. Un ratage pour un sujet fort qui méritait bien mieux.
Un film scolaire, vide et ennuyeux sur un sujet qui aurait pourtant pu être traité de façon passionnante. De plus, les acteurs jouent très mal. N'allez pas le voir, c'est vraiment un navet sans intérêt.
Un dernier pour la route est l'histoire d'un retour à la vie, d'une acceptation de soi. C'est un film important qui témoigne d'un réel espoir. Mais plus que cela, c'est un film très cinématographique, dont on ne ressent à aucun moment une influence littéraires, tellement les actions sont crues et les dialogues spontanés. Ce film est qualifié de drame, moi je le qualifierais plutôt de lueur d'espoir. Le scénario est écrit très finement, et ne laisse jamais place à un jugement, ni à une violence, mais il laisse bien place à des êtres humains déconsidérés par la société et qui n'ont plus confiance en eux-mêmes. Ils sont dans cette maison de désintoxication pour réapprendre la vie, et cela passe par un retour en arrière, une remise en question, une écoute des autres, et par la vie en commun et un problème partagé par tous les alcooliques présents dans la maison. Et puis aussi par le respect d'une équipe elle aussi ex-alcoolique et à l'écoute. Le film rend très bien compte, par le scénario et par l'action qui s'y passe, de tout cela. Et si tout le monde ne s'en sort pas, au moins certains réussissent à fonder une nouvelle vie, ou à ne pas échanger leur vie contre l'alcool. Car la vie d'Hervé Chabalier a été détruite par l'alcool (et plus que celle d'Hervé Chabalier, celle de millions de gens dans le monde), et la reconstruction de cette vie est primordiale pour lui redonner un sens. D'un point de vue technique, l'image est lisse et très belle, elle n'empiète pas sur la psychologie des personnages, les cadrages sont soignés, la photo également, l'univers est crédible et apaisant. Le jeu des acteurs est sincère, François Cluzet est magistral, Michel Vuillermoz est dans un rôle plus profond qu'à l'habitude, et ça lui va à ravir... Et puis il serait honteux d'oublier un très beau travail musical, électrique et acoustique, que fournit Jean-Louis Aubert et qui ajoute une toute autre puissance au film. La musique du générique, Jette une pierre, restera longtemps dans ma tête!
j'ai trouvé ce film beau et très juste! il montre à quel point la souffrance d'un alcoolique est atroce, sans pour autant sombrer dans un pathos larmoyant! ce qui m'a ému, c'est aussi le point de vu des autres personnages: la souffrance de la femme d'alain, et de leur fils: thomas! car même si l'alcoolique lui-même est au coeur de l'enfer, on oublie souvent de parler de leur enfer à EUX.. à ses en enfants, sa femme ou son mari, ses parents.. Ayant un père touché très profondément par ce problème, la présence , bien que discrète, de thomas dans le film m'a touchée! ses sentiments partagés entre mépris et amour, ses silences..
(à HARDCANDY): tu as le droit d'avoir destesté ce film, mais le terme "une histoire dont on se fout", tu aurais pu le garder pour toi.. respecte un peu ceux qui vivent cette maladie! car tu n'es pas à l'abri d'en être touché directement ou indirectement un jour! et tu connaissais l'histoire au moment de payer ta place, donc si tu t'en "foutais", il fallait rester chez toi ou voir un autre film! à bon entendeur..
Encore une superbe interprétation de François Cluzet mais la mise en scène minimaliste ne permet pas d'élever le film au rang de chef d'oeuvre. C'est plus un film vérité sur les cures de désintox. Interessant d'ailleurs à ce titre.
Á mon avis, la cure est un peu longuette.... elle manque de flash-back sur la vie du "héros". Malgré le jeu des acteurs qui sont TOUS impeccables l'histoire est parfois soûlante.... Personnellement le film m'a donné soif.