702 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
163 critiques spectateurs
5
22 critiques
4
38 critiques
3
11 critiques
2
41 critiques
1
21 critiques
0
30 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
2,5
Publiée le 24 mai 2007
C'est un film singulier, un archétype du cinéma d'auteur à la française. C'est un film au propos ambigu, aux objectifs flous, qui offre à la fois une vision simpliste de la société et une réflexion très fine sur la définition de la déviance. C'est un film qui agace, manipule, mais qui intrigue et captive, aussi. Cette accumulation d'oppositions n'est pas la moindre de ses qualités.
Emmanuelle Cuau veut montrer avec son film ce qu'il arrive quand on veut jouer avec la police. Un simple refus d'obtempérer peut entrainer une situation jusqu'au boutiste, toute en étant légale. Le message passe bien mais il est trop extreme ici.
Nul, tout simplement ! Ou comment une réalisatrice anarchiste d'extrême gauche sans le moindre talent dépeint l'état policier fascisant et immoral dans lequel elle est persuadée de vivre... Ce film nauséabond, lent et très mal interpreté (sauf par Sandrine Kiberlain, pas très crédible en chauffeur de taxi, mais plutôt bonne actrice) est bourré d'invraisemblances destinées à alimenter le délire paranoïaque de sa réalisatrice. L'image est laide, les décors sordides, le rythme nul: Mme CUAU a dû se dire que tout ça, ça faisait ciné-club "intello" ! Et bien non Madame, ça donne juste un sombre navet !
Un très bon film bien de chez nous qui oscille entre drame et comédie. Le tout porté avec justesse par des interprètes formidables (Kiberlain et Melki pour ne citer que les deux principaux).
N'en déplaise à toutes les personnes qui trouvent le scénario irréel... il existe bien dans la réalité, à part peut-être le début que j'ai trouvé un peu outré. C'est certainement un film politique, mais je ne le relierais pas au résultat des dernières élections (il existe des engrenages similaires en environnement "de gauche", j'en ai été témoin). Il s'agit plutôt d'un dérapage collectif d'une société (la nôtre), qui étiquette si volontiers une personne, peu importe ce qui lui arrive ensuite, et si c'est irréversible. La "solution" répréhensible qu'utilise Alex à la fin est tout à fait réjouissante... et ce n'est pas le moins troublant, dans ce film, que de se réjouir de le voir trouver enfin une issue en battant la société à son propre jeu amoral... Ca, c'est vraiment manipulateur!
Le film sombre petit à petit dans la facilité, on a l'impression que le scénariste s'est pris la tête au début puis qu'il a fini par en avoir marre d'écrire ce film. Mais la réalisation est excellente.
Un film plan, plan. Sandrine Kiberlain qui n'est pas crédible en "chauffeuse" de taxi. Un couple plutôt de classe moyenne vivant de manière plus bourgeoise. Dommage pour la crédibilité. Le scénario se résume à deux idées, intéressantes au demeurant : et voilà un long métrage ! C'est un peu court et cela manque de souffle. Dommage tout court. Deux étoiles tout de même pour l'originalité du propos.
Un trés beau thème/ sujet parfaitement interprété et réalisé. Et dire que certains pense que le cinéma d'auteurs en France est mort...
Emmanuelle Cuau apporte un démenti en ce temps de sinistrose pour le cinéma francais et démontre qu'il est possible de faire des films de société sur la société.
Comme souvent Gilbert Melki sert admirablement bien les intentions de l'auteur.
Ce parti pris de naturalisme, pour mieux accentuer le côté kafkaïen, est la seule idée efficace d'un film par ailleurs complètement phagocyté par ses références beaucoup trop conscientes. On est à la fois dans Le procés, dans Vol au dessus d'un nid de coucou, dans Shock corridor, dans un film un peu gauchiste qui dénonce la brutalité policière, dans Taxi driver, dans un film contemporain sur la détresse liée au chômage, et j'en passe... La cinéphilie de la réalisatrice ne fait aucun doute, sa capacité à créer un univers propre, original, hors des sentiers battus, reste à prouver.
Malgré les comédiens au demeurant excellents, le scénario ne tient pas la route un seul instant et j'ai été hallucinée tout au long du film par l'invraisemblance des situations, qui pretent à rire. Très mauvais, merci !
Critique de la société montrée de façon bète et méchante. La réalisatrice devrait plutôt faire de la politique que du cinéma. Nous affliger des scènes aussi déconcertantes filmées sans réfléxion ni profondeur est honteux. Cà aurait pu être un mauvais reportage fiction, dommage pour les acteurs et en particulier G.Melki toujours aussi excellent. Aucun intérèt.
Très bien, merci ou K d'abus. Je viens d'aller voir le film "Très bien, merci". Un film courageux et odacieux qu'a réalisé Emmanuelle Cuau. Donne une belle claque avec habileté et humour à l'abérration de notre société et à ses abus de la psychiatrie. Alex et Béatrice forment un couple lambda sans histoire. Un jour Alex est là et ne comprend pas le travail de la police lors d'un contrôle d'identité. Il veut le communiquer et l'engrenage se met alors en marche : il se retrouve au poste, et en psychiatrie dans ses longs couloirs en forme de labyrinthe où les gens sont parqués comme des bêtes... et au chômage. Alex n'a fait que d'être là et vouloir communiquer. Un film inquiétant, angoissant, tragique avec un humour galcial où l'on rit jaune, c'est un rire hypocrite car la psychiatrie nous fait peur. Les acteurs nous captivent dans cette réussite. Très bien, merci !
Ce qui s’apparente en début de film à une crise ( légitime ? ) du citoyen se transforme petit à petit en crise aberrante de la société. Pour cela, la mise en scène d’Emmanuelle Cuau est excellente : des caméras de surveillance et des regards émergent d’un peu partout et l’on se retrouve dans la soit - disant folie d’Alex, remarquablement interprété par Gilbert Melki. Mais le côté mordant de l’entreprise s’estompe assez rapidement pour la critique absurde et facile.