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Un visiteur
4,0
Publiée le 28 avril 2007
ça aurait pu être un drame, mais on y rit énormément. jaune, mais beaucoup. parce que la situation, qui ne cesse d'empirer, est totalement loufoque, absurde... et pourtant on garde toujours derrière la tête que tout ça, ça pourrait être vrai. du coup, le film marche à la fois en tant que satire sociale et en tant que comédie, ce qui n'est quand meme pas évident, malgré quelques longueurs de temps en temps... Gilbert Melki est épatant, quant à Sandrine Kiberlain, je l'apprécie pas plus que ça d'habitude, mais elle est très bien dans son rôle de femme paumée et du coup un poil cynique... il faut dire que les dialogues lui mâchent parfois le travail tant certaines de ses répliques sont drôles
C'est une réflexion simple et toute en modestie sur nos comportements en société et notre attitude policée et droite que nous devons respecter pour avancer. Gilbert Melki en cadre qui craque est, encore une fois, surprenant et épatant. Même si le film s'étire et a besoin d'emprunter des chemins peu crédibles et démonstratifs (toutes les scènes de l'hôpital psychatriques), voilà un film qui ne laisse pas indifférent son spectateur et qui a le mérite de poser des questions.
Vivons-nous vraiment dans ce monde où la vie la plus quotidienne peut brutalement se transformer en cauchemar absurde ? Subissons-nous vraiment chaque jour ces contraintes des règlements, des lois, des autorités, des institutions ? La plupart du temps, nous ny pensons même pas, nous ne faisons que ressentir instinctivement une peur permanente : peur dêtre en infraction, de commettre une erreur, peur de perdre notre travail, de ne pas en retrouver et dêtre mis au ban de la société. Mais ce matin-là, Alex (Gilbert Melki), comptable et citoyen ordinaire, ne joue plus le jeu : il se « rebiffe » lorsquil est interpellé à la sortie du métro pour avoir allumé sa cigarette un peu trop tôt. Et à partir de là, tout va senchaîner très vite car Alex veut « comprendre », faire « valoir ses droits » lorsquil assiste à un contrôle de police puis se retrouve enfermé au commissariat. Son attitude insolite le fait déclarer « agité », ayant besoin de repos et de soins, en un mot « fou » relevant de lhôpital psychiatrique. La perte de son poste nest quune cerise sur ce gâteau dabsurdités. Bien sûr, on songe à Kafka, on pense que la mésaventure dAlex est extrême lorsque sa femme Béatrice (Sandrine Kiberlain), taxi et citoyenne ordinaire, signe sans sen rendre compte, lautorisation dinterner son mari. Mais prenons garde, suivons le conseil de la secrétaire de lhôpital qui nous donne la clé du film : « Que chacun reste à sa place ! », sinon Rassurez-vous, on rit aussi dans cette histoire. Emmanuelle Cuau brosse toute une galerie de portraits rapides et incisifs de personnages cocasses ou émouvants : les clients du taxi de Béatrice, les « aliénés » de lhôpital psychiatrique, les collègues dAlex. Je vous laisse la surprise de découvrir comment celui-ci finit par retrouver une vie « normale », en bousculant la morale certes, mais aussi en prenant cette société (répressive ? déresponsabilisée ? absurde ? déshumanisée ? sans doute tout cela à la fois ) à son propre piège!
Tres belle première partie, le côté kafkaien est rendu à merveille! Plus le héros essaye d'influencer le "système", plus il s'embourbe et s'enfonce. Il faut qu'il arrête de faire des vagues pour remonter à la surface ... jusqu'à la fin, où, au contraire, c'est le risque qui paie. Mon seul (grand) regret, c'est le manque de rythme dans la deuxieme moitié du film. L'ambiance de la première partie est perdue lorsque le héros sort de son internement. Malheureusement, je n'ai pas bien ressenti par quoi elle était remplacée. Les touches d'humour apportées par Kiberlain et Melki sont plutôt réussies aussi ...
Bien écrit et magnifiquement interprété , une fable peut-être , avec des situations pas toujours crédibles , mais c'est voulu, une mise en scène trop lente , manquant de tranchant, à voir tout de même pour les bonnes intentions et la critique (douce) d'une société à la dérive.
C est le pot de terre contre le pot de faire ...même si l on a raison des fois il faut se taire sinon on l apprendra à ses dépends il faut la jouer en finesse si on veut pas finir marginal ...
Tout petit film plan, plan. Sandrine Kiberlain n'est pas crédible en "chauffeuse" de taxi, un couple plutôt de classe très moyenne vivant de manière plus bourgeoise. Dommage pour la crédibilité. Le scénario se résume à deux idées : un engrenage de gros problèmes face à une attitude candide et franche. Dès que le Gilber Melki change d'attitude triche et devient malhonnête, il va de succès en succès. C'est un peu court et cela manque de souffle. Mais le plus grave, c'est que ce film voulant absolument nous faire passer le message ci-dessus, est malhonnête à l'instar de ce qu'il prone, déforme fortement la réalité sociétale et donne une image afligeante et surtout d'une bétise crasse de la police, du personnel médical, de l'administration et du monde du travail (ce qui veut dire à peu près tout ce qui nous entoure). "Nous vivons dans une société autiste, bête, qui nous écrase. Soyons fourbe et tout nous réussira". Le problème est que cette démonstration est aussi bidon que le propos. Cette oeuvre est une caricature triste de ce qui se fait de pire dans le cinéma français. A jeter.
Je ne comprends pas que le films soit autant apprécier. Soit, le début annonce quelque chose de prometteur, mais on sombre vite dans l'ennui. Des scènes de voitures interminables, une réalsaition plate, des comédiens qui semblent y croire une fois sur deux...Malgré quelques instants comiques, le film n'exploite pas assez le ton sarcastique sur lequel il avait commencé. Il aurait très bien pu se limiter à un court métrage.
Aaah Sandrine Kiberlain ne nous déçoit quand même rarement. En plus avec un fantastique Gilbert Melki. Le pitch c'est Gilbert Melki qui ne regarde se passer un contôle d'identité. Il refuse de partir, puis refuse de quitter le commisariat sans explication. Résultat, il est amené à la section de l'hôpital psychiatrique. Sandrine est chauffeur de taxi, et crédible en plus, les pieds sur terre. Gilbert se sentirait finalement plus à l'aise en dehors de cette société où tout le monde joue son 'petit' rôle et est un peu collabo...ou est-ce seulement une traduction douce d'une déprime. A voir
Documentaire ou fiction ? Ayant hélas des proches qui ont été confrontés à des événement similaires à ceux vécus par Alex, il semblerait malheureusement que la 1ère hypothèse soit la bonne. Je ne parle pas là du conflit avec les policiers (mais la vérité, par expérience, ne doit pas en être très éloignée), mais plutôt de la descente aux enfers d'une personne qui perd pied et doit être placée dans ce que j'appellerai par pudeur une maison de repos. D'après les descriptions qui m'en ont été faites, il semblerait que l'univers décrit ici est très crédible. Les personnages de cet hôpital peuvent paraitre très caricaturaux, mais la réalité est encore plus dure. Gilbert Melki transmet bien les émotions de cet homme qui en vient quasiment à accepter "sa folie", et Sandrine Kiberlain est très bien en épouse dévouée qui veut sauver son mari. Peut-être une invraisemblance lorsque Béatrice signe sans le lire le document fatal à son époux, mais pourquoi pas ? En conclusion, un très bon film porté par de très bons acteurs.
Un film mettant en avant la stupidité du côté administratif de notre société, qui malgré un fond de vérité n'a pas su me toucher. J'ai vite décroché au bout d'une vingtaine de minutes en attendant que le film se finisse.
Ce film troublant met en lumière des personnages au départ très communs qui vont progressivement sombrer dans une histoire absurde. Les prestations de Gilbert Melki et de Sandrine Kiberlain sont justes, même s'il est difficile de croire cette dernière en chauffeur de taxi. La réalisatrice propose un film particulier qui peut séduire si on est capable d'apprécier ces longs métrages français où il ne se passe finalement pas grand-chose.