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Un visiteur
0,5
Publiée le 28 avril 2007
Un film faussement décalé. J'entends parlé de Kafka dans certaines critiques, c'est n'importe quoi !! Un scénario qui a des longueurs, certains gags deviennent lourds parce que trop longs. une réalisation d'une platitude rarement égalée (même si c'est un premier film). seul, Gilbert Melki tire son épingle du jeu. Je n'ai jamais vu autant de spectateurs dormir dans la salle (ou partir). J'y suis allé avec un ami italien pour lui montrer une production française, j'ai eu honte. Je me suis proposé de lui rembourser sa place, il a refusé.
ok pour dire qu'on oscille entre le comique et le tragique, mais quand on rit, on rit jaune. La question a laquelle ce film répond par son titre, c'est celle que la société ne pose plus. Le rouleau compresseur nous guette à chaque coin de rue et ce n'est pas de la parano, c'est la réalité ! Il y a pour moi 2 scènes clés dans ce film : L'une est le contrôle par les agents du métro au sujet de la cigarette, avec ce "vous savez que c'est interdit de fumer dans le métro" implacable qui symbolise ici l'application de la loi dans toute sa rigidité. L'autre, que je mets en parralèle ou plutôt en opposition, est la scène à l'hôpital psy quand cette femme demande à Alex une cigarette, lui en prend 4 et s'exclame : "je me suis permise". J'ai vu là le geste d'une femme en détresse, cherchant dans ce bref échange un peu d'humanité, un semblant de communication. (j'en profite pour souligner la justesse d'Emmanuelle Cuau quand elle nous montre les psychotiques, dont la communication passe souvent par l'affect débordant, ils ont déjà adopté Alex quand il quitte l'hôpital) La cigarette devient donc ici un vecteur symbolique par lequel transite soit l'interdit, soit la communication. C'est dans cet entre-deux que navigue le personnage, comme tout un chacun. On sait très bien que la loi n'a pas pour vocation de verser dans l'humanitaire... Une réussite, un film à voir car il nous renvoie à la place que la société d'aujourd'hui accorde à l'être humain: celle d'être son objet.
Le début est prometteur, et puis on s'ennuie. C'est l'histoire de français moyens, la france des indécis, pas vraiment d'engagement, de l'à peu près, on essaie de s'intéresser. ça ronronne.
Si Emmanuelle Cuau assistait à des procès en Assises elle pourrait voir que le type dengrenage quelle imagine est largement dépassé par la réalité. Elle ne doit pas lire non plus la rubrique « coup de barre » du Canard Enchainé. Très franchement labsence de rébellion et de réflexion des personnages joués par Sandrine Kiberlain et Gilbert Melki est déroutante et empêche dadhérer au film. Et à partir des scènes dhôpital le film patine et perd son rythme, lamoralité finale permettant le happy end déçoit.
Ce film austère vous donnera sans doute un sentiment de "déjà vu" de votre quotidien, dans les rues, les administrations, le monde médical etc... Chapeau bas pour G. Melki et S. Kiberlain, chacun parfait dans son rôle. Vous ne sortirez pas le coeur léger mais plutôt angoissé à l'idée de retrouver les rues, les contrôles de police arbitraires, l'univers professionnel, l'absurdité du monde des villes, la bizarrerie du décalage entre ce que l'on vaut vraiment face à ce que l'on montre de sa vraie ou de sa fausse valeur. Il faut allez voir ce film courageux. Merci aux acteurs et à la réalisatrice de s'y être engagés. Ce type de film donne toute sa valeur et sa spécificité au cinéma français.
Un couple uni à la vie tranquille bascule dans le cauchemar suite à un petit rien...La machine implacable de l'administration, kafkaïenne, aura bien des conséquences. Film politique s'il est en, d'aucun pourrait trouver le trait forcé, les comédiens sont cependant tellement juste et la mise en scène humoristique que l'on oublie le côté caricatural. Le tout s'enlise quelque peut sur le dernier tiers mais la réalisatrice réussit à terminer sur une pirouette...totalement immorale et excellente qui sauve le film. Un bémol à la réflexion sur cette analyse et interprétation (appartement immense et cossu pour des emplois "moyens") très bobo gauche caviar à mon sens...
L'univers de Kafka et de Ionesco n'est pas loin pour cette comédie dramatique étonnante qui montre les dangers d'une société sécuritaire. A méditer entre les deux tours de l'élection présidentielle ! Un dénouement un peu décevant mais le reste est de bonne facture. Kiberlain et Melki sont remarquables.
Petite cause grands effets. Ou comment un fait mineur peut vous amener à pénétrer dans un monde absurde et délirant qui peut même amener jusqu'à la folie. Sans aucun jugement Emmanuelle Cuau met parfaitement en scène cet engrenage implaccable de la machine police-loi-règles sociales. Comme elle se plait à le dire l'univers du film est très kafkaien, effrayant et tellement réaliste aussi. Sur ce sujet très grave, elle arrive à faire passer beaucoup d'humour et de dérision malgré tout. Sa réalisation est limpide, et malgré une apparente lenteur on ne s'ennuie pas du tout. La photo du film, pas vraiment belle, plutôt sombre, colle parfaitement à cette ambiance et au propos. Les comédiens sont excellents. Sandrine Kiberlain et Gilbert Melki sont tous les deux très crédibles et nous offrent un beau duo d'acteurs. En ces temps agités d'élections, un film qui fait réfléchir à la société dans laquelle nous vivons et qui fait peur aussi : pour vivre tranquille faut-il arrêter de regarder ce qui se passe dans la rue et ne plus s'intéresser à son prochain ? En tout cas pour éviter de se poser la question, essayer de prendre la bonne décision dans l'isoloir...! Une belle surprise que ce Très bien, merci !
La réalisatrice Emmanuelle Cuau vient de réaliser avec « Très bien, merci » la comédie française la plus effrayante de ces dernières années et vient peut-être même d’inventer un genre dont le nom est encore à trouver. En partant d’un sujet qui concerne tout le monde, de plus très actuel en cette période d’élection, ce film se concentre sur les dérives et les absurdités les plus tordues de tout le système sociétaire français. Aucun milieu n’est épargné : la justice, la police, le cadre médical, le cadre professionnel et surtout la mère de tout cela : LE BORDEL ETERNEL DE L’ADMINISTRATION. Avec un ton sarcastique, un humour au vitriol, des dialogues imparables (comparables aux pièces de Ionesco) et une mise en scène sobrement comique, Emmanuelle Cuau fait un portrait de la France actuelle et future sans concession ou la folie plane partout sans que personne n’y trouve rien à redire. Sans être moralisateur ou juge pour un sou, Cuau qui qualifie son film de citoyen, nous le propose plutôt comme une sorte d’avertissement, afin de sauver ce qui est encore à sauver et de retrouver un semblant de logique et d’équité dans la société française contemporaine. La force du film tient également dans le protagoniste principal, un Monsieur Toulemonde ou chacun se reconnaîtra, que l’on prend pour un fou, alors que les fous sont sans doute autre part, Gilbert Melki dans cette partition complexe est tout simplement exemplaire (César ou nomination à la clé, tout comme le film). Sandrine Kiberlain, fait un retour au cinéma des plus convaincants, dans le rôle de l’épouse désespérée et ahurie devant les péripéties absurdes de son mari. Surtout ne manquez pas cette comédie citoyenne critique, réalisée avec sobriété et efficacité, interprété avec talent, ou l’on rit très très jaune et qui nous jette en pleine figure que l’on vit vraiment une époque de merde. Une des perles de l’année.
La bande annonce était prometteuse, effectivement elle recelait tout lintérêt du film, qui nen est que la longue extension Sandrine Kiberlain et Gilbert Melki excèlent mais cest trop peu pour tenir 1h40.
Très bien, merci ou K d'abus. Je viens d'aller voir le film "Très bien, merci". Un film courageux et odacieux qu'a réalisé Emmanuelle Cuau. Donne une belle claque avec habileté et humour à l'abérration de notre société et à ses abus de la psychiatrie. Alex et Béatrice forment un couple lambda sans histoire. Un jour Alex est là et ne comprend pas le travail de la police lors d'un contrôle d'identité. Il veut le communiquer et l'engrenage se met alors en marche : il se retrouve au poste, et en psychiatrie dans ses longs couloirs en forme de labyrinthe où les gens sont parqués comme des bêtes... et au chômage. Alex n'a fait que d'être là et vouloir communiquer. Un film inquiétant, angoissant, tragique avec un humour galcial où l'on rit jaune, c'est un rire hypocrite car la psychiatrie nous fait peur. Les acteurs nous captivent dans cette réussite. Très bien, merci !