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La Tulipe bleue
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4,0
Publiée le 6 février 2009
Je suis tombé par hasard sur ce film et il a réussi à me tenir en haleine jusqu'au bout avec son réalisme très efficace, l'absence de chansons et de musiques illustrant ce réalisme. L'histoire est très intéressante et sait distiller les terrifiantes scènes d'exorcisme dans un quotidien des années 70. Troublant et totalement convaincant.
Bel exemple de croyances délirantes renforcées - de + - par de nombreuses institutions, sinon par un entourage un peu trop compréhensif ; et enfin évitant le spectaculaire du ridicule " L'Exorciste " : Toutefois de nombreuses oeuvres des 70's pas assez répertoriés ( notamment de Jess Franco ) ont traités le même sujet.
MOUAIS, UN FILM QUI N'A STRICTEMENT RIEN A VOIR AVEC SON DOUBLE AMERICAIN(L'exorcisme emily rose), LA FIN DE L'HISTOIRE EST TRES PEU POUR AINSI DIRE PAS DU TOUT DEVELOPPE, JE M'ATTENDAIS A QUELQUE CHOSE DE BOULVERSANT, DE TERRIBLE EN EMOTION, MAIS J AI TRES VITE DECHANTE. EN EFFET JE M ETAIS BASE SUR LES CRITIQUES QUE J'AVAIS LU ET J'AI FAIT CONFIANCE MAIS LA POUR LE COUP J'AI ETE TRES DECU. PAS DE RECIT REEL, ET SURTOUT PAS D EXPLORATION PROFONDE DE LA DESCENTE AUX ENFERS DU PERSONNAGE. CECI EST MON AVIS.
Un film vraiment intéressant qui montre les dégâts que peut causer un excès de croyance religieuse sur un esprit faible. Hans Christian Schmidt fait preuve de beaucoup de modération dans son approche, il ne juge pas. A chacun de faire sa propre lecture. J'imagine qu'une personne très croyante en tirera des enseignements différents des miens mais elle pourra y trouver un même intérêt.
Une jeune femme très croyante, victime de crises d'épilepsie, doit faire le choix pour s'en sortir : médicaments? Religion? Inspiré de faits réels, ayant déjà inspiré le film L'EXORCISME D'EMILY ROSE, REQUIEM est loin de tout cet attribut hollywoodien. Franc, direct, il impressionne autant qu'il dérange. Où se trouve la vérité? Portrait d'une fille en plein mal-être, écartelée dans sa propre famille, REQUIEM, par son côté hyper-réaliste est glacial. Pas d'engagement : naturel et sans effets, le film ne juge pas, il montre. Perle rare du film, la prestation de Sandra Hüller fait froid dans le dos et rend dès lors le film incontournable.
Requiem, d'Hans-Christian Schmid, est un film allemand, basé sur une histoire vraie, celle d'Anneliese Michel, jeune femme supposée être possédée par des démons et qui mourut d'épuisement en 1976, chez ses parents, au terme de plusieurs dizaines de séances d'exorcisme. L'histoire a déjà fait l'objet d'une adaptation plus connue car hollywoodienne, celle là, L'exorcisme d'Emily Rose.
Mais le film de Schmid est fort différent tant dans sa forme que dans son propos: N'usant jamais d'aucun sensationnalisme et faisant naïtre le fantastique de la seule banalité du réel, la mise en scène nous confronte à davantage de questions qu'elle ne nous offre de réponses. Elle nous place face à nos propres croyances, à nos propres convictions et à notre esprit de révolte ou de foi face à tous ces systèmes ou ces dogmes familiaux, religieux, médicaux, psychanalytiques ou sociétaux et plonge le spectateur dans une posture beaucoup moins facile et bien plus exigeante, souvent signe des grandes oeuvres.
Michaela est-elle schizophrène, réellement possédée ou bien n'est-elle qu'une jeune femme en souffrance, mal aimée par sa mère, fanatisée par l'église et qui n'aurait besoin que d'être écoutée, entendue, soutenue et aimée, tout simplement ? Même si le point de vue du cinéaste transpire de chacun des plans de ce très beau film sensible et bouleversant, jamais aucune de ces thèse n'est avérée ou infirmée par aucun des éléments du récit. Ce film a été pour moi un grand choc émotionnel. Il est de ceux qui vous attrape doucement par les tripes, vous passionnant et vous remuant tout à la fois. Il est portée par une comédienne littéralement possédée par ce rôle magnifique et qui mérite d'être nommée: Sandra Hüller. Et il est mille fois plus recommandable et indispensable que son fameux prédécesseur ricain.
Diffusé actuellement par Canal+ dans le cadre de séance consacrée au jeune cinéma allemand, également disponible en DVD zone 2 il est à voir absolument !
La référence pour ce film est à chercher dans le cinéma danois, période pré-dogme de Lars von Trier. Il sy en échappera pour trouver une émotion due, en grande partie à son actrice principale Sandra Hüller tantôt pleine de vie mais souvent pleine de tourments. Michaela, 21 ans peut aller en faculté après une année à lutter contre des crises dépilepsie traitée avec des cachets qui depuis 6 mois lui laisse la possibilité dun répit. Dans ce nouvel environnement, elle va découvrir une nouvelle vie, notamment amoureuse. Damour, elle en a de son père bienveillant mais aucunement de sa mère. Et puis, imperceptiblement, le drame va arriver. Les crises reviennent, elle entend des voix, semble de couper du monde, ne peut plus prier, elle qui était une fervente catholique. Lhistoire me fait penser à limage dun avion en vrille qui va sécraser irrémédiablement. On va passer de BREAKING THE WAVES à LEXORCISTE. On ne verra, ni nentendra jamais les visions et encore moins les voix qui perturbent et amène cette jeune femme vers la folie. On peut faire référence à Job, que le diable essaya de tenter mais contrairement à la Bible, la possession sera doublée mais dans le mauvais sens. On perçoit que lentêtement de Michaela à ne pas aller voir le psychiatre est une cause dun internement quelle va éviter pour mieux tomber encore. Le film nous apprend au début que cette histoire est inspirée de faits réels, la fin nous apprendra le dénouement. Mais bien plus que cela, le manque damour maternel aura fait des dégâts quil ne pourra réparer, du moins à temps. Lesthétique rend bien le côté daté début des années 70, forcément triste. Le grain à lécran est du type caméra DV filmé en 16/9e. Au fur et à mesure de lhistoire, on sera ballotté entre des explications rationnelles et celles de la possession face à des personnages tous dépassés par ce qui arrive. Hans-Christian Schmid livre un film aux soubassements psychologiques plus que paranormaux.
Ce film souffre de redondances (assez ennuyeuses), d'un manque d'audace, d'un discours limité (ni fantastique, ni négationniste de l'état deposession). Une grande décption malgré une atmosphère épatante.
Film âpre à l'atmosphère étrange et réaliste traitant du poids de la religion et de la famille sur une jeune femme instable... quand l'émancipation individuelle et les traditions sociales font mauvais ménage. L'actrice (on ne le dira jamais assez) touchante habite véritablement son personnage qui lui même est habité par on ne sait quel démon(?). Nous partageons ainsi la souffrance de cette étudiante grâce à la subtilité du jeu de l'actrice naviguant entre crises d'épilepsie, d'hystérie, de foi et moment de bonheur éphémère. La mise en scène pourtant proche du personnage (par ces gros plans sur son visage, ces zooms) ne fait qu'effleurer sa folie latente et face à laquelle son entourage aussi bien le spectateur se sentent désarmés. Sa volonté de normalité et la complexité de ses sentiments ne rend que plus humain cet être à la recherche d'appuis qui se dérobent sous elle. C'est un beau film dramatique dont le protagoniste n'est pas comme c'est trop souvent le cas un mâle musclé et qui réussie tout ce qu'il entreprend mais une frêle jeune fille qui tente de survivre.
Très belle surprise que ce film. Malgré un sujet difficile à traiter, le réalisateur, grâce à une réalisation audacieuse et à une comédienne remarquable, parvient à nous délivrer un film fort, poignant, sans jamais tomber dans le sensationnel ou le ridicule.
Un "EXORCISTE" social!!! Le réalisateur Hans-Christian Schmid réussit son pari en reprenant les thèmes de FRIEDKIN et en les transposant dans le cadre tristement réaliste de MICHAELA victime de la religion et de ses parents... J'ai même préféré ce film à l'EXORCISTE car le personnage est une adolescente qui essaie de devenir une femme ce qui lui donne plus de crédibilité en plus d'être interprêté de façon impressionnante par Sandra Hüller!
Dans les années 70 en Allemagne, une jeune fille pieuse, atteinte dépilepsie, rejette peu à peu la médecine et se convainc quelle est possédée par le diable. Inspiré dune histoire vraie, ce film vaut surtout pour la performance de Sandra Hüller, tantôt radieuse et attendrissante, tantôt terrifiante. La descente aux enfers de cette jeune fille, prisonnière dune foi déraisonnable, est dautant plus impressionnate quelle sinspire de faits réels.
C'est un film fort, soutenu par une actrice intense et un jeu de caméra toujours en quête du comportement maladif de son personnage. Le même sujet traité par des américains, aurait donné un film non convainquant dans son délire. Ici, une froideur s'installe dès les 1ères images, et prend le spectateur comme témoin, ce qui donne l'aspect de faits réels et donc interpellants. Sans vouloir trop en faire pour dramatiser, la réalisatrice compose son film avec une image peu esthétique, une actrice plus que parfaite, et un traitement sain de la religion. Cependant, il y a quelques failles dans le scénario, qui font qu'on passe d'un stade à l'autre sans transition, ce qui éloigne l'attention du spectateur de temps en temps, pour le reprendre plus loin, et ainsi de suite
Selon moi, c'est un néophyte qui parle, la force de ce film réside dans le fait de mettre l'image au service du jeu d'acteur (comme si il préexistait à la direction et au fait de filmer). Et peut être plus encore du jeu de l'expression du visage. Le contraste avec un paysage ou une image plus éloigné n'en est que plus fort. Les interpètes ont des rôles réalistes et le déroulement de l'histoire produit aussi une impression de réalisme. Mon sentiment est que derrière une apparente simplicité le film montre le résultat d'un travail d'équipe complexe et riche. Voilà un drame qu'il faut peut être voir dans de bonnes dispositions