Borat, un personnage très intriguant et assez dérangeant, tout comme le film d'ailleurs. On aime ou on aime pas, c'est aussi simple. On peut facilement rire comme on peut facilement trouver tout cela dérangeant, et ça a été mon cas. Tout le long de mon visionnage je n'ai cessé de me demander ce qui arriveraient aux personnes après l'intervention de Borat. Le couple de personnages âgées par exemple, eux qui ont été adorables avec le héros se font traiter de façon mauvaise. Et que dire de Pamela Anderson qui a dû être traumatisée ? Car, bien sûr, toutes ces personnages n'ont pas été mises au courant et l'acteur qui joue Borat ne semble pas s'en soucier. En bref, soit on fait comme lui, soit on pense comme moi.
Moi originaire de illustre nation Kazak me sent outré ! Salopard américain irrespectueux envers mon peuple, moi cracher vous dans nez. Plus jamais vidéogramme comme cela ou je jure procès pour vous ! Poua !
Une bonne grosse blague et foutage de gueule. Le bon point c'est que la quasi totalité des scènes ont été tournées en live sur le vif avec des non-acteurs. On rigole bien et on comprend pourquoi certaines personnes se sont senties offusquées! Un bon gros délire!!!
Sacha Baron Cohen ne fait pas dans la dentelle. Il n'a pas la neutralité d'un Gunter Wallraff, ce journaliste allemand qui se met dans la peau d'un turc, d'un noir ou d'un SDF pour constater les aberrations sociales. L'humour de Cohen est irrévérencieux, souvent en-dessous de la ceinture (et même au milieu du caleçon), mais il parvient à nous sortir de notre torpeur de spectateurs ramollis par tant de comédies consensuelles, et à imploser les conventions. Ici, il se met à dos le Texas comme le Kazakhstan, ainsi que les puritains, les politiciens et les religieux. Son jusqu'au-boutisme rigolard lui permet de s'attaquer à tous les "isme"qui nous empoisonnent: sexisme, racisme, nationalisme, intégrisme... Il faut le voir chanter le faux hymne du Kazakhstan -sur l'air de l'hymne américain- déguisé en cow-boy texan d'opérette, ou se faire "exorciser" dans une église évangélique ! On lui reproche de donner une image négative du Kazakhstan, alors que le Kazakhstan boratesque est aussi fantasmé que la Slovaquie barbare du Hostel d'Elie Roth ! C'est une manière de se moquer de la vision caricaturale que peuvent avoir certains pays envers d'autres. Il se sert des mêmes non-arguments que les gens qu'il cotoie (mauvaise foi, préjugés, vision réductrice) et va encore plus loin dans la bêtise. Avec Borat, il a inventé le personnage le plus comiquemement extrême du ciné actuel, odieux et malgré tout sympathique car c'est "innocemment" qu'il profère les pires stupidités racistes et sexistes, et on en redemande. Restez jusqu'au générique de fin et vous découvrirez l'intégrale de l'hymne kazakh revisité par Cohen/Borat. De quoi donner l'envie de faire un karaoké avec une moustache postiche.
tourné en caméra caché, Sacha Baron Cohen nous offre de très bons gags, et d'autres plus lourds. Plus gênant encore, il est difficile de distinguer le vrai du faux parfois. L'ensemble reste en tout cas extrêment culotté, et ça ça nous plaît.
Un film profondément stupide qui procure paradoxalement un plaisir jouissif et coupable. Si certaines scènes sont extrêmement lourdes, d'autres sont vraiment drôles. On ne sait jamais si c'est du lard ou du cochon, ce qui est également assez intrigant. "Borat" a au moins le mérite d'être politiquement incorrect, mais un peu plus de subtilité par-ci par-là aurait pu le transformer en un intéressant objet de cinéma. Une joyeuse connerie régressive.
C'est absolument énorme ce qu'a fait Sacha Baron Cohen ! Il faut quand même savoir que la plupart des scènes ne sont pas réalisées par des acteurs ; entre-autres les scènes de la secte et de l'autobus et j'en passe... Le seul 'gros' problème réside dans la langue : ils ne parlent pas Kazakh dans le film, mais arménien !