Un des meilleurs films de l'année ! Magnifiquement interprété (Joaquin Phoenix est magistral), superbement filmé, le scénario bien que classique est très bien écrit et la BO est démente. Un superbe film.
James Gray nous livre là une nouvelle analyse brillante de la cellule familiale. La prestation de Joaquin Phoenix est une fois de plus absolument époustouflante, Eva Mendes plus charmeuse que jamais. Un polar génial, d'une richesse incroyable dans le détail, au scénario peut-être pas très original mais d'une solidité et d'une noirceur sans failles. Mine de rien, un sacré chef d'œuvre.
Pour son troisième film, James Gray nous emmène à New-York à la fin des années 1980, on y suit deux frères, Bobby, patron d'une boite de nuit et Joseph policier comme leur père. Bobby s'est un peu éloigné de sa famille, mais lorsqu'elle sera confronté à des problèmes, les liens du sang réapparaitront. James Gray signe un drame policier très fort où se mêleront honneur, famille et tragédie. Le scénario certes classique, est bien écrit et intéréssant et Gray va l'utiliser de la meilleur des manières. Il donne à son film noir une atmosphère poisseuse, angoissante et sombre ce qui rendra "We Own The Night" très captivant. Joaquim Phoenix est au sommet de son art, il est excellent, tout comme Whalberg ou Duvall. Un très beau film, captivant, intelligent et qui place Gray comme un réalisateur incontournable de ce début du XXIème siècle.
Un film superbe. Comme on aime en voir. La poursuite en voiture est vraiment originale. Malgré le fait qu'on puisse s'attendre à beaucoup de choses, le film nous tient toujours en alerte et conserve sa bonne morale.
Déçu par cette réalisation de James Gray : la mise en scène ne révèle pas une grande prouesse, le scénario est attendu, classique, sans surprise avec quelques manques en crédibilité. Heureusement le jeu d’acteurs sauve la situation avec de bonnes interprétations de Robert Duvall et Joaquin Phoenix. Bonnes présences également d’Eva Mendes, la femme de Bobby, et de Mark Wahlberg, le frère de Bobby. Le pitch : A New York, dans les années 80, Bobby (Joaquin Phoenix) est le jeune patron d'une boite de nuit. Son frère Joseph (Mark Wahlberg) et son père Burt (Robert Duvall), membres éminents de la police, lui demandent de les renseigner sur le trafic de drogue se passant dans sa boite de nuit. IL va devoir choisir entre sa famille (la police) et ses alliés russes trafiquants.
Un très bon film, on pourrait certes lui reprocher sans scénario un peu "simple" et encore, là n'est pas la réelle force du film qui réside dans l'interprétation du duo d'acteur et du dilemme de Bobby, un très bon film qui a le mérite d'être divertissant et intelligent.
La bande-annonce laissait entrevoir un thriller aux scènes d'action solides: il n'en est rien, tant l'action est diluée dans une pesante lenteur. Les critiques acclamant tantôt un drame familial déchirant, tantôt un scénario original, épais et passionnant: très prometteur... mais en définitive, rien de tout cela n'est vrai. Une mise en scène dans l'ensemble mollassonne et pour le moins banale, un scénario vraiment bateau et simplissime, une obstination à couper toute émotion, en laissant un sentiment de vide, sentiment accentué par de longs et parfois inutiles dialogues, bref, rien qui, a priori, soit fait pour plaire. Le tout sur une pellicule grésillante, montée avec peu de soin. Cependant il serait injuste de nier le talent des deux acteurs principaux, Joaquin Phoenix et Mark Wahlberg, qui font de leur mieux pour rendre crédibles des personnages pourtant dénués de profondeur. Quelques scènes réussies cependant, qui, même si elles sauvent l'ensemble du naufrage, passent plutôt inaperçues...
Un thriller puissant qui est aussi tendu qu'une corde raide. A ma grande honte, c'est ma première expérience dans le cinéma de James Gray et je dois bien avouer que le résultat m'a beaucoup enthousiasmé. Pas la moindre notion d'hollywoodien ou de glamour dans ce film noir, réaliste et poisseux. Les personnages et leurs relations sont croqués avec une extrême justesse. On ressent beaucoup d'empathie pour eux d'autant plus que les interprétations de Joaquin Phoenix, Mark Wahlberg, Eva Mendes et Robert Duvall sont superbes. L'atmosphère réussit jusqu'au bout grâce à ses qualités à maintenir un climat angoissant et assez désespérant. Un grand film.
Une grosse déception. Vu aujourd'hui, j'ai été abasourdi par le côté grotesque du scénario, par le jeu caricatural des acteurs. Tous les poncifs des films policiers américains y sont, aucune nuance, aucune crédibilité. Un navet.
James Gray signe une nouvelle fois un film épuré où chaque scène à son importance. Les acteurs sont justes, la musique adéquate. Rien à envier aux références du genre.
Sa rareté au cinéma à la manière de Kubrick ou Tarantino est un grand indicateur de l’immense talent de James Gray, signe que ses futurs œuvres seront attendus de pied ferme par tous les cinéphiles. Son dernier « La nuit nous appartient » apparaît comme le polar le plus abouti de 2007. Cette excellence artistique et technique résulte d’un film qui à première vue semblait s’appuyer sur une intrigue policière classique rebattue mais dont les codes ont été largement repoussés afin de tirer la partie la plus vivifiante d’un tel récit, une partie au grand potentiel cinématographique, aux multiples ambivalences et lectures possibles pendant et après le film. Cette démarche bienvenue d’approfondir le film noir tout en gardant une certaine structure change radicalement des œuvres que l’on a pu voir auparavant et contribue à instaurer une atmosphère tendue montant crescendo dont le spectateur sort éreinté devant tant de dureté. Ceci peut laisser penser à ce que l’on voit chez Scorsese, or on est loin de cet univers où la violence pique au vif de manière incontrôlable. Chez James Gray, cette rudesse se laisse amener avec beaucoup d’appoint, avec d’une part une précision des dialogues, un jeu d’acteurs nerveux mais subtil (Joaquin Phoenix magnifique), une alternance entre séquences de tensions a huis clos qui aboutissent à de la pure action. Cet agencement fait poids et le sordide de l’histoire explose avec de lourdes conséquences. On est donc plus dans le lyrisme shakespearien propre à Scorsese mais du côté du fatalisme des tragédies grecques, comme en témoigne ce beau final s’éclaircissant dans la forme comme dans le fond, montrant qu’Il faut laisser cicatrisé les blessures les plus douloureuses pour mieux se retrouver et vivre malgré le poids des erreurs semblable a des condamnations divines. La morale religieuse, très présente dans le film finit par montrer que « La nuit nous appartient » est un chef d’œuvre du polar familial dont la profondeur est exceptionnelle.