Si le thème de la vengeance à retardement suite à un traumatisme subi dans lenfance nest pas nouveau, il est dans « Le Serpent » superbement traité. On ne se pose pas la question de savoir si lenchaînement implacable des faits comporte des failles, on y croit tout simplement ! Après « Ne le dis à personne » voici encore un excellent thriller français « à lancienne » qui ne prend pas de détours après avoir commencé avec humour (loiseau barbouillé de rouge !). Dans une éclairante interview Clovis Cornillac parlait des images qui lui venaient à lesprit en interprétant Joseph : les tableaux du peintre Francis Bacon. Effectivement le climat du film nest pas sans rappeler cet artiste, sa gamme de couleurs et de thèmes. Des couleurs essentielles pour procurer cette peur intense, comme rarement dans le cinéma français, et la musique lancinante et déstabilisante y contribue. On est loin du rôle de brute épaisse que joue Cornillac (Viking) dans la série « Central Nuit » ou de son perso des Brigades du Tigre. Ici il est à la fois terrifiant et capable dinspirer confiance à qui il faut pour mieux accomplir son noir dessein. Et il ira loin dans lhorreur, provoquant rejet, dégoût, terreur, angoisse car le montage du film nous laisse pantois ! Piégé par sa situation de couple (la garde des enfants nest pas évidente à obtenir pour un homme) le pauvre Vincent se laisse embarquer, zombie blessé, hagard, mutilé. Un grand rôle pour Yvan Attal dont le talent explose ici. Ne parlons pas de seconds rôles pour les autres persos car ils sont tous dimportance, même les enfants, dun superbe naturel, avec mentions spéciales pour Pierre Richard qui convainc entièrement avec très peu deffets et une très émouvante Minna Haapkyla . Et surtout le scénario est consistant et ne tient pas sur un timbre-poste comme tant dautres. Un film qui après avoir lu les critiques officiels force une fois de plus à se demander quels sont leurs critères de goût.
Le réalisateur choisit dès le départ de montrer les deux points de vue : celui du manipulateur, et celui du manipulé. Le méchant et le gentil. Ce double point de vue, gardé tout le long du film, élimine tout suspense. On sait constamment ce que chacun fait ou va faire, ce que chacun pense, ce que chacun sait de lautre. De plus, comme on est dans le registre du polar français grand public, on se doute de la fin. Sil ny a donc pas de suspense, que reste-t-il ? La mise en scène est efficace mais sans génie, rythmée sans plus, souvent plombée par une musique envahissante. Lambiance qui cherche à paraître angoissante, un peu froide, nest franchement pas subtile, on est bien loin de la finesse de Harry un ami qui vous veut du bien, à quoi le film fait parfois penser (de façon nostalgique). Les acteurs font ce quon leur demande, Cornillac en rajoute dans son rôle de méchant perturbé, Attal est à peu près crédible dans la peau de ce personnage très terne plongé soudain dans les pires ennuis, un peu moins en révolté contre son propre sort et sauveur de sa famille. Au final, ce Serpent nest quun minuscule orvet, gonflé aux hormones, paraissant un peu ridicule dans la peau de ce python, ne faisant peur quà ceux qui lont bien voulu.
Un thriller français d'une grande efficacité, pourquoi bouder son plaisir ? Une distribution parfaite, un scénario bien ficelé, une mise en scène efficace, on passe un très bon moment. N'écoutez pas ces critiques toujours bougonnes et allez y !
Un thriller efficace mais assez convenu et sans surprises. J'ai trouvé le film un peu long, heureusement un final spectaculaire et dynamique est venu me sauver de l'ennui au bon moment. Clovis Cornillac est vraiment très bon et inquiétant, mais le film me semble avoir trop peu d'originalité, d'intensité et de suspense pour séduire un autre public que les accrocs aux thrillers.
Ce thriller français 'à l'américaine' ne vaut le coup que pour sa réalisation et sa musique, très efficaces lorsqu'il s'agit de faire monter la tension. Quelques sursauts et moments palpitants dans un film qui, en définitive manque cruellement d'originalité et d'épaisseur et parfois longuet.
Un bon polar bien de chez nous ! J'étais dedans du début à la fin... c'est sombre et stressant. Clovis Cornillac y est crédible, Yvan Attal très très bon acteur, Pierre Richard surpenant... ce film est un très bon polar à aller voir ! Et français, j'insiste ! Julie Lescaud n'a qu'à bien se tenir :-)
Oui, le scénario n'est pas très original (vengeance, etc...) et n'atteint pas les sommets du genre. L'intrigue m'a un peu fait pensé à "Mystic River" de Clint Eastwood. Néanmoins, affirmer que ce film n'est qu'un navet français de plus est assez malhonnête; si le cinéma français n'est pas le meilleur du monde, il n'en sort pas que du mauvais (tout comme il est loin de ne sortir que du bon outre-Atlantique...) et ce film est plutôt réussi. Personnellement, j'étais plongé dans l'histoire du début à la fin, même si la relative "happy end" est prévisible et gâche un peu le tout. Et n'en déplaise aux râleurs, Cornillac joue très bien, tout comme Attal... et même Pierre Richard (attendre un tel âge pour tourner des scènes un peu chaudes est d'ailleurs très amusant!)
Excellent film ! Au vu de la bande annonce (très réussie), je m'attendais à un film français à voir. Je suis tombé sur une perle du Thriller français et dieu sait que c'est rare !! La réalisation est propre et pertinente, l'image est magnifiquement glauque, les acteurs époustoufflans ; je suis de plus en plus fan de Clovis Cornillac qui en sus de serpent est un véritable caméléon de la comédie (j'aimerai bien le voir au théâtre, il doit être géant, quelque soit le genre). Mais surtout, le scénario est brillant, l'exposition est un chouille lente mais le climax est haletant et la fin... parfaite (je n'en dirai pas plus) ! Un peu juste pour 4 étoiles tout de même mais pas loin... A ne pas rater!
Le renouveau des polars et des films de genre francais (36 quai des orfevres, ne le dis à personne, anthony zimmer)pouvait laisser esperer un film sympa et meme un bon film . Et ce fut la catastrophe !!! Avec un scenario boursouflé, pas crédible une demie seconde et des idées piquées un peu partout, le film aurait pu s'appeller "laison fatale avec un old boy qui vous veut du bien dans son sang chaud pour meutre de sang froid sur le berceau de misery" plutot que de reprendre le titre d'un des meilleurs films de Verneuil. La musique essaie de nous faire croire au suspens avec des effets assourdissants tout droit sortis de scream . Et comme si cela ne suffisait pas, on nous inflige une fois de plus l'insupportable Clovis Cornillac . C'est donc un euphémisme de dire que son personnage est surjoué et que son phrasé est en totale rupture avec son personnage . il essaie de faire du nicholson et on en est très, mais alors très très loin (que les sceptiques aillent voir les infiltrés vol au dessus d'un nid de coucou ou shining). On voit Cornillac dans tellement de films (et pas que des chefs d'oeuvres très loin s'en faut) qu'on ne le supporte plus. La réalisation est d'une prétention sans nom et tellement bourré d'effets qui ne servent à rien qu' on se rémémore presqu'instantanément un grand classique du genre : le cultissime Sliver avec Sharon Stone. Une question se pose néanmoins: Qu'est allé faire Yvan Attal dans ce naufrage ? Il en est le seul rescapé avec Pierre Richard qui ne se sort pas si mal de son role en contre emploi .
Tentative de thriller à la française, Le serpent est un ratage dans les grandes largeurs : acteurs mal dirigés, script déjà vu mille fois, mise en scène en pantoufles, le film ennuie souvent, et fait même de belles incursions dans le ridicule, notamment grâce à une musique tonitruante qui souligne l'action au triple-marqueur pour bien nous faire comprendre qu'on doit être super stressé, et des grands moments comique involontaire. Si certains seconds rôles (Laroche, Abkarian) s'en tirent pas trop mal, on aura plus de mal avec Yvan Attal en victime fadasse ou Clovis Cornillac, complètement à l'ouest en méchant grimaçant à outrance. Encore une fois, le cinéma de genre est traité par dessus la jambe, et les économies effectuées (scénario à la fois bateau et incohérent, dialogues plats, rendu digne d'un téléfilm) se paient cash dans la salle.
Pour une surprise, ce fut une surprise ; un film étonnant, qui nous tient en haleine sans longueurs inutiles, des acteurs épatants et convaincants et une intrigue qui tient la route. j'avais vu "ne le dis à personne", c'était moyen, du pipi de chat à côté du "serpent". Pas effrayant comme on l'a dit, mais angoissant, pas de temps morts, pas de scènes pour faire de la pellicule, pour moi, c'est parfait. Je n'étais pas très fan de CLovis Cornillac, mais alors là je l'ai découvert sous un autre jour bien que dans un rôle peu sympathique. Alors pour ceux qui ont hésité à aller voir ce film, qu'ils n'hésitent plus, ils ne devraient pas être déçus, c'est du grand cinéma.
Sa noirceur est le principal atout d'un film plutôt correct mais auqueL il manque trop de choses pour véritablement emporter l'adhésion. Autre atout pouvant sembler secondaire mais indéniable, clovis cornillac , assez bluffant en taré notoire jamais remis d'une enfance malheureuse. Le serpent est un thriller honorable signé par un barbier pas tâcheron pour un sou , mais visiblement limité. Avec un tel postulat, un fincher en aurait probablement tiré un chef d'oeuvre.