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1,0
Publiée le 9 octobre 2020
Je sais que Gourmet est généralement un plaisir pour la foule dans les parties secondaires des films européens. Et donc mis à part le fait que ce Congorama traite de manière si oblique et lente de la recherche d'une personne pour ses racines et du fait qu'au fond toutes les origines et toutes les races sont liées. Je ne peux pas imaginer pourquoi ce film a été fait. L'histoire est à la fois improbable et prosaïque mais aussi mal racontée. Les personnages principaux ne sont pas attrayants bien que certains des personnages de soutien et leurs relations avec le protagoniste aient une vie propre mais ils semblent visiter un autre film bien meilleur. Le ton est inquiet et incohérent variant de tranche de vie à la tragédie en passant par le mélodrame et la farce absurde très brièvement. Ajoutez que je n'ai pas compris grand-chose a cette histoire que puis-je dire d'autre...
Le fond de l'histoire repose sur une improbable rencontre du personnage principal entre sa famille Québécoise et sa famille d'adoption Belge. On y découvre aussi l'histoire associée entre la Belgique, le Canada et le Congo. Congorama est à l'origine le spectacle produit à l'occasion de l'exposition Universelle de Bruxelles de 1957. C'est là que tout commence... Mais nous le découvrons petit à petit. Un ingénieur pas trop sérieux, plutôt inventeur, part au Quebec pour essayer de vendre une invention déroutante. Juste avant de partir, son père lui annonce qu'il a été adopté et qu'il est né au Quebec. Il va donc en profiter pour essayer de retrouver ses origines et les traces de sa vrai famille. Le spectateur comprend rapidement qu'il côtoie son frère, sa mère, mais lui ne le découvrira qu'après le film. Il y a donc un suspens, une histoire dans l'histoire, et des acteurs très convaincants, plutôt touchant même. Le côté surprenant reste celui de penser que les gênes transmettent des aptitudes.
Film qui était rempli de bonnes intentions mais qui au final se révèle décevant et totalement ennuyeux !!! J'ai beau aimé Gourmet et encore plus le Québec, je n'ai pas réussi à me mettre dans l'histoire qui est un peu molle et sans intérêt !!! Un drôle de film qui ne m'a pas séduit du tout !
Philippe Falardeau a commencé par le documentaire, et il a su se servir de cette expérience pour filmer "Congorama" : caméra à l'épaule suivant les personnages, raccords faisant fi des règles usuelles du montage, moments où il ne se passe rien, juste pour poser le décor ; on peut se croire par moment dans un épisode de Strip Tease, le magazine documentaire crée par Marco Lamensch pour la RTBF.
Mais cette mise en image apparemment aléatoire va de pair avec une écriture scénaristique assez élaborée, marquée notamment par la présentation des points de vue de Michel et de Louis sur un même événement, un peu comme dans "Elephant". L'histoire est même assez alambiquée, étirée sur cinq décennies et trois continents, et le réalisme de la réalisation contrebalance le romanesque de l'histoire, où le symbolisme prime sur la véracité, à l'image de ce diamant incrusté dans le cerveau de Michel au cours de l'accident et qui lui fait progressivement perdre la vue.
On peut être rebuté par l'invraisemblance de l'histoire, trouver finalement prévisibles tous ces rebondissements ; on peut trouver que le récit vire sur la fin au mélo mal assumé. On peut aussi, et c'est mon cas, se laisser charmer par l'ironie éthérée qui baigne l'ensemble, et par la variété du jeu des acteurs. Olivier Gourmet campe un Michel massif, tout en douleurs rentrées et en maladresses. Paul Ahmarani interprète un Louis tendu comme une corde de violon, justicier finalement moins sympathique que sa proie. Et Jean-Pierre Cassel joue le père de Michel, écrivain paralytique et mutique, concentrant dans son regard toute la palette des émotions.
Ce film offre aussi une vision excentrée du monde francophone, avec les similitudes de ces deux pays où le français est une clé de l'identité, le Québec et la Wallonie. Le rapport à la présence écrasante de l'anglais et du modèle des "Etats" est évoqué pour le premier au travers de mille détails, comme ce bus jaune de ramassage scolaire ou la prononciation de Wakefield ; et la querelle linguistique du plat pays explique l'ironie de Michel quand il entend Louis sortir une phrase en flamand avec un accent allemand.
Le réalisateur québecois raconte dans une interview :"En Belgique, je me suis senti un peu chez moi. Là-bas comme au Québec, il est beaucoup question d'identité, de politique, et les gens sont assez familiers. Si on a souvent commenté nos différences avec nos "cousins" français on aborde rarement la question avec les Belges francophones qui, comme nous, ont un rapport particulier avec la France, un espace identitaire à protéger face aux Français qui sont beaucoup plus nombreux, beaucoup plus influents sur le plan culturel." D'ailleurs, quand il arrive à Sainte-Cécile, Michel est immédiatement pris pour un Français. Le film est truffé de citations sur l'histoire des deux pays, notamment des actualités des deux expositions universelles, celle de Bruxelles en 1958 et celle de Montréal en 1967, et quand Michel exige que sa voiture révolutionnaire soit produite en Belgique au nom de la fierté nationale, son patron lui répond que de se dire "fier d'être belge, ce n'est pas très belge"...
Très loin du sentimentalisme lourdingue de "C.R.A.Z.Y.", "Congorama", malgré -ou grâce- à son côté foutraque et sa volonté de trop en dire, est un film attachant et prometteur, comme un Denys Arcand relifté par les frères Dardenne.
Film rempli de bonnes intentions , mais cela ne suffit pas à faire un film. C'est lent, poussif, et manque terriblement de rythme pour une histoire censée passer de la Belgique au Canada, on ne sent aucune différence, aucun glissement. L'acteur principal ne semble pas y croire lui-même, et l'humour ne passe pas face au ton ultra sérieux du film. Tout cela est pris trop au sérieux, et n'a pas choisi son genre, (comédie dramatique?, je ne suis pas sûr). Et puis cette caméra toujours collé à lui, en gros plan, ça lasse, ça fait cache misère à un moment.
Congorama (2007) est une comédie atypique et totalement inattendue. Une production Franco/Belgo/Canadienne qui nous entraîne de la Belgique au Québec avec une nonchalance assumée, un road-movie surprenant qui nous surprend de minutes en minutes. Découpé en deux parties, on vit d'abord la quête identitaire d'un inventeur belge, avant de faire la rencontre d'un québécois au volant d'une voiture hybride. Deux personnages qui, en apparence tout sépare, mais qui vont en réalité être bien plus proche qu'il n'y paraît. Deux destins qui s'entrent-croisent comme nous le montre si bien la mise en scène de Philippe Falardeau à travers leurs mésaventures farfelues. Des personnages sympathiques, parfaitement interprétés par Olivier Gourmet & Paul Ahmarani, à travers une séduisante (et étonnante) comédie qui sort des sentiers battus.
Un très bon film. Une atmosphère qui se pose là. Le genre de métrage qui vous mène précisément. Vous savez que les personnages ne sortiront pas indemne. Il y aura un avant et un après. Le tout, c'est d'arriver à nous captiver sur le sort de quelques malheureuses personnes. Ici, j'ai été tantôt captivé, tantôt curieux. Mais jamais je ne me suis ennuyé. Le scénario très intimiste aborde en plus quelques sujets assez originaux, surtout associés. Le film est réussit et maîtrisé.
Effectivement il y avait un certain potentiel dramatique et comique, la rencontre entre belge et québécois est plutôt savoureuse mais j'ai comme l'impression que le réalisateur c'est pris un peu les pieds dans le tapis. On comprend vite qui est qui et alors qu'il y avait bien d'autres ouvertures possibles, on en reste là. Film à finir donc!
ça vaut certainement le détour... Dans une atmosphère bon-enfant entre Belgique et Quebec, le mystère est suffisamment bien distillé pour soutenir notre attention. Deux frères croisent et recroisent leurs destins sans pouvoir se reconnaître, chacun devra faire son voyage initiatique chez l'autre, les yeux bandés mais toujours guidé par la chance.
Un film plus qu’étrange, ça se regarde mais pour ma part, je n’ai pas accroché plus que cela au style du réalisateur et à son histoire (pourtant pas si mauvaise que cela). Je le déconseille vivement !
J'adore Olivier Gourmet. Il est comme toujours parfait, imposant sa présence et la justesse de son jeu. Mais l'histoire tordue que nous sert Philippe Falardeau n'a pas su capter mon intérêt.