Proclamé parfois comme le chef-d'oeuvre de 2008 si There Will Be Blood est un excellent film par contre il ne m'a pas semblé être une oeuvre exceptionnelle du 7ème Art non plus. Daniel Day-Lewis livre encore une prestation d'acteur remarquable ici en homme impitoyable prêt à tout pour réussir et n'hésitant pas à se servir des moindres accidents pour légitimer son pouvoir ; il y a un autre personnage important dans There Will Be Blood celui interprété avec talent par Paul Dano, une sorte de conscience d'en Daniel Day-Lewis se moque. Le problème avec There Will Be Blood c'est parfois un mauvais mélange entre dénonciation du capitalisme sauvage et celle d'un prédicateur qui paraît sincère à sa façon. Un film passionnant néanmoins mais pas de ceux qui me marquent à 100%.
Visiblement, "There Will Be Blood" ne m'a pas autant secoué et plu que la majorité des spectateurs. Si le sujet de l'industrie pétrolière aux Etats-Unis au début du XXème siècle était plutôt attrayant, l'histoire qui en est tirée ne m'a pas plus emballé que cela. L'intrigue part dans plusieurs directions qui sont finalement peu abouties et sont traitées de manières superficielles (spoiler: la relation père/fils, celle entre Eli et Daniel, l'évolution de la puissance économique du personnage principal,... ). On reste sur notre faim. Le film pâtit aussi de quelques longueurs et lenteurs. Deux éléments sont principalement à retenir ici: le casting et la musique.
Le film est lent, moche, sale et déprimant. J’ai presque détesté je laisse 1,5 étoiles par bonté. Je crois que décidément je n’aime pas ce réalisateur.
J'ai trouvé ce film esthétiquement fade (de toute évidence, PTA révére Kubrick et a essayé de copier ses cadrages secs et sans fioriture mais il n'a pas ni la classe ni l'oeil du maître). Le scénario m'a semblé bien plat. Je n'ai pas eu d'émotion. Je ne l'ai pas trouvé intellectuellement brillant. Daniel Day Lewis en fait des caisses et ne provoque ni empathie ni sympathie. Bref, je n'ai rien garder de positif de ce film.
Il faut avouer que la performance de Daniel Day-Lewis est sensationnelle, le film est comparable à Aviator de Martin Scorsese, pour plusieurs raisons. Malheureusement je n'ai pas été captivé tout le long du film mais j'ai apprécié l'histoire.
There will be blood est assurément un grand cru de ce début 2008. Il met aux prises deux excellents comédiens (le trop rare Day Lewis, le prometteur Paul Dano) dans une fresque aux accents Scorsésiens, illustrant une époque peu souvent illustrée et qui a forgé l'identité de la nôtre, enrichie d'une image sombre et lumineuse et de la musique dissonante de Greenwood (une anti-musique de film, à la fois ambiante et physique). Dernier tour de force d'Anderson : rendre le pétrole si cinématographique, en lui faisant maculer chaque visage, tâcher chaque plan, noircir chaque image... en utilisant parfaitement sa double identité liquide et inflammable, il en fait un élément du film aussi important qu'un personnage...
Comment ce film m'a saoûlé ! J'en dirai pas plus, peut-être étais-je dans un mauvais jour, dans une mauvaise salle (UGC Danton), peut-être aurait-il mieux fallu aller voir une comédie légère... Bref, c'est raté et je ne pense pas que je le reverrai un jour, du moins de sitôt ! A la cinémathèque dans une dizaine d'années avec toi Joyce ?
There will be blood aurait pu être un chef d’œuvre tant la qualité de sa réalisation et la performance de son acteur principal sont excellentes, d'ailleurs l'histoire de ce pionnier de l'or noir qui fait fortune en 1898 aurait, elle aussi, pu être vraie et a certainement existé pour des dizaines de personnes de cette envergure. Mais le film souffre d'un handicap majeur , il est long , trop long (2h40) et certaines scénes aussi belle soient elles sont interminable. A force de s'attarder sur toutes sortes d'émotions, les personnages deviennent parfois ennuyeux et la trame semble s'embourber , c'est dommage. En tout cas , il mérite d'etre vu , au calme.
HORIZONS LOINTAINS. Un trés bon départ avec une musique omniprésente et envoutante. Le problème, c'est qu'on déchante rapidement. Tout devient trop long et lassant. Un film intellectuel pour intellectuel?
Alter ego de la série "Deadwood", "There will be blood" vous transporte dans la Californie du début du XXe siècle. On y retrouve l'ambiance virile du far west, des personnages plus inquiétants les uns que les autres, des dialogues ciselés et percutants. Le héros ressemble d'ailleurs à s'y méprendre à ce fourbe de Swearengen, la grossièreté langagière en moins. La bande son ne présente pas moins de qualité, elle contribue à créer une atmosphère qui vous prend aux tripes. Elle s'apparente assez à l'ambiance musicale qui caractérise une autre série américaine, bien plus connue, "Lost". Bref, avec "There will be blood" on tape dans le haut de gamme. Et l'intrigue n'est pas en reste. S'appuyant sur une documentation historique riche (cf les bonus du DVD si vous avez l'occasion), elle vous emmène dans l'univers des pionniers du pétrole et des sectes évangélistes américaines, et se présente sous la forme d'un biopic. Ce personnage, écœurant mais fascinant, est admirablement interprété par un Daniel Day Lewis qui n'a en rien usurpé ses récompenses. Pour vous donnez une idée, c'est un peu du niveau du Joker dans "The dark knight". Le prédicateur est lui-aussi très bien, mais à un degré moindre tout de même. L'histoire est sombre à souhait, réaliste, et s'achève sur ce qui est peut-être la plus marquante scène du cinéma. En clair, "There will be blood" déchire sa grand-mère, et vous ne pouvez pas ne pas le voir.
There Will Be Blood dure 2h30, 2h30 ou il ne se passe pas grand chose et c'est un peu dommage car le film a de grosses qualités notamment sa réalisation et ses musiques. Le premier quart d'heure est déroutant, original car complètement muet par ailleurs, la mise en scène est lyrique, contemplative et appuyée par une musique assez spécial faisant parfois pencher le film vers le genre horreur.De plus Paul Thomas Anderson a l'air de vouloir introduire une dimension biblique tant dans l'histoire que dans la réalisation, enfin c'est ce que j'ai ressenti et ça donne au film une esthétique propre indéniable. Au final je me dis quand même que si ce film se tape un 4,6 de moyenne, c'est qu'il doit y avoir pas mal de choses implicites dedans, d'ou une certaine mollesse dans le scénario qui m'a bien gêner.