There Will Be Blood
Note moyenne
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1 524 critiques spectateurs

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iceman7582
iceman7582

77 abonnés 1 215 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2011
Un film hypnotisant! Un peu lent par moment mais c'est pour mieux s'attarder sur les paysages magnifiques sans doute. Daniel Day Lewis est carrément hallucinant dans un rôle qu'on ne lui connaissait pas encore. Le scénario est bien en place et l’atmosphère pesante est omniprésente jusqu’à la scène finale ou grandeur et décadence de l'homme se côtoie dans un ultime soupir de folie qui clos le film en nous laissant sans voix.
Un film a voir assurément.
JoRod
JoRod

77 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 novembre 2009
Sublime ! Paul Thomas Anderson, déjà connu pour Magnolia, mais qui rester dans l'ombre des grand réalisateur, singe ici une oeuvre de toute beauté, effrayante d'éfficacité et d'une justesse superbe. La Prestation de Daniel Day Lewis est impréssionante, trés justement récompensé d'un oscar, et celle de Paul Dano trés surprenante. Le scénario est trés bon, l'atmosphère et la musique pesante ce qui rend le film magnifique.
Un Film qui s'annonce déjà comme un grand classique du cinéma ! A voir absolument 18/20
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mai 2020
Daniel Plainview est un pionnier de l'exploitation pétrolière dans l'Ouest américain. Un jour, il apprend l'existence d'un gisement au potentiel énorme dans une petite ville de Californie, et y démarre une installation, mais des rebondissements imprévus surviendront... Gros succès critique à sa sortie, "There Will Be Blood" est avant tout un festin cinématographique. Photographie magnifique et paysages sublimes, plans inspirés et parfois même impressionnants, BO prenante basée sur des instruments classiques, et un fabuleux Daniel Day-Lewis qui domine sans mal l'écran. Mais l'intérêt du film est aussi le traitement de ce protagoniste campé par l'acteur, arriviste misanthrope dont on comprend les sentiments et les contradictions, et surtout rongé par la volonté de réussir. A travers un scénario intelligent, qui se veut comme une critique du capitalisme et de la culture du self-made man très en vogue aux USA, on le suivra sans mal pendant près de 2h40. Face à lui, on repère également Paul Dano, convaincant en prédicateur aux dents longues, manière de tirer également sur le système religieux ! "There Will Be Blood" est donc un drame riche et superbement mis en scène, et fait probablement partie des meilleurs films des années 2000.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 juillet 2013
"There Will Be Blood" – rien que le titre est magnifique – est un chef-d’œuvre d'une folle ambition qui parvient à se déployer avec la force des plus grands classiques dans sa volonté de narrer la confrontation par humiliations successives entre un magnat du pétrole et un prédicateur fou. Peignant les travers humains avec exactitude, Paul Thomas Anderson filme des personnages névrosés incarnés par des acteurs puissants – Daniel Day-Lewis est une nouvelle fois parfait, mais n’éclipse pas Paul Dano qui est lui aussi excellent –, dans des décors construits avec minutie. Voir la caméra s'engouffrer dans des puits sans fond ou se faufiler autour de machines suintant le pétrole est jouissif, le balancement des engins répondant aux mouvements des ouvriers. De nombreuses scènes sont ainsi d'une splendeur impressionnante et restent gravées dans la mémoire, notamment l'introduction et la conclusion, et surtout l'incendie dantesque auquel fait face le derrick au milieu du long-métrage. Quant à la musique, elle est complexe et envoûtante, totalement en phase avec l'ambiance du film ; elle contribue même amplement à sa réussite.
gunbuster

432 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 octobre 2008
C'est le dernier film que je vois, en sachant que les critiques professionnelles et les spectateurs sont unanimes sur ce "chef d'œuvre", alors que la bande-annonce et mon instinct de cinéphile me suggérait 'fortement' le contraire.
À l'instar de films adulés par une certaine catégorie de spectateurs, qui s'auto-suggère de leur bon goût pour le cinéma, tel que No Country for Old Man, Eternal Sunshine of the spotless Mind, etc.
Donc un film qui fait évidemment dans la fresque historique de 3 heures à l'instar de Il était une fois en Amérique, de l'Ennui, du vrai, pas ces conneries qu'on voit à la télé et qu'on change de chaîne, non.
Là c'est vraiment du lourd. Il ne se passe rien : aucun des personnages n'est mis en valeur, aucune histoire pour servir d'ossature au film, aucun rebondissement, aucune scène d'action, aucune réflexion sur la conscience morale, la remise en question.
Ces 6 heures passent donc bien longuement, une véritable torture pour un cinéphile lambda. Même un documentaire de 45 minutes sur la découverte de l'or noir et les changements qu'elle a amené aurait été plus salutaire et moins chianto-pseudo-intellectuello-passif.
Non, seulement l'histoire d'un pionnier qui devient riche et finit sa vie, rongé par l'alcool, le tabac, et la solitude tout en nageant dans la richesse.
Et finissons sur la "musique" : 5 minutes de violons qui grincent, passant en boucle pendant 9 heures de bobines, un vrai supplice.
À conseiller à ses pires ennemis.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 août 2017
There Will Be Blood est un sublime film qui permet une fois de plus de montrer l'étendue du talent de Daniel Day-Lewis.
Il faut admettre que l'acteur est absolument bluffant dans ce film et si ce n'est pas la seule prestation pour laquelle il a reçu un Oscar, c'est indéniablement la plus mémorable. Le personnage de Daniel Plainview est impressionnant dans sa rage de réussir. Il est la quintessence du rêve américain poussé au-delà de ses limites. Mais le jeune Paul Dano est très bon en fanatique religieux. Dommage que sa prestation soit éclipsée par celle de Day-Lewis.
Le film est très fort dans sa thématique comme dans sa mise en scène. Pas étonnant que ce film ait eu beaucoup de succès, surtout aux États-Unis, pays qui a été forgé par des personnages tels que Daniel Plainview. L'histoire est très forte, sur le plan émotionnel. Les plans sont absolument magnifiques et mémorables.
Le seul véritable défaut est son insolente longueur, justifié toutefois par un récit très riche.
Un film qui restera dans l'histoire comme une des fictions les plus réalistes sur les fondements des États-Unis.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2013
C’est un retour très remarqué que nous a offert Paul Thomas Anderson, absent depuis cinq ans du paysage cinématographique, en signant cette image abrupte d’une Amérique post-western se trouvant ses fondements idéologiques encore en vigueur plus d’un siècle plus tard et dont le titre annonce la violence qui en découlera inexorablement (placer la scène finale dans un décor culturellement intemporel est en celà une bonne). There will be blood réussit, dès son ouverture (un premier quart d’heure totalement muet), à instiguer un sentiment d’austérité et de déshumanisation qui va ainsi coller à la peau de ce personnage de Daniel Plainview, auquel Daniel Day Lewis fait partager sa prestance naturelle mais qu’il incarne (sauf dans quelques passages moins inspirés) avec une sobriété et une froideur qui ne font que le rendre plus farouche et antipathique. Face à ce personnage détestable de par son avidité et son individualisme, le jeune prêtre évangéliste qu’incarne Paul Dano se révèle peu à peu être un manipulateur tout aussi agressif et ambitieux. C’est donc la dualité entre ses deux individus, entre les dérives du capitalisme et du puritanisme donc, qui sert de vecteur de controverse dans cette relecture du mythe américain que nous offre ce réalisateur qui, après Hollywood (dans Boogie Nights) et la famille (dans Magnolia), semble s’amuser à égratigner ce que ses compatriotes ont de plus chers. Pendant ces 150 minutes de grand cinéma, la narration elliptique connait hélas des baisses de rythmes dues à des scènes moins captivantes, en particulier dans la seconde partie où la présence du soi-disant frère n’a pour seul intérêt que d’être prétexte à de longs dialogues introspectifs pompeux à souhait afin de créer un tantinet d’empathie envers son héros, c’est sans doute là la plus grosse tard de ce scénario qui traite finalement assez mal les relations entre les personnages. Il n’y a rien à reprocher en revanche à la beauté visuelle de cette reconstitution de ce grand Ouest tel qu’on ne l’avait jamais vu, la qualité de la photographie est en effet tout bonnement sidérante, jouant avec perfection avec les contrastes et sublimant ses paysages. C’est d’ailleurs grâce à ces images éclatantes que certaines scènes, comme celle du derrick en flammes, devinrent inoubliables. La musique composée par le guitariste Jonny Greenwood, elle aussi étonnement moins présente dans le deuxième acte, accentue la grâce de ce bien joli spectacle qui, même s’elle n’a rien de révolutionnaire en soit, est d’ores et déjà qualifié par beaucoup de grand chef d’œuvre.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2013
Impressionnant. Par son ambition, sa force et son ampleur, There Will Be Blood s'impose comme un classique. Paul Thomas Anderson a laissé de côté sa fantaisie (celle de Magnolia ou de Punch Drunk Love), pour signer une réalisation à la beauté sèche et âpre, superbement maîtrisée. Il cerne un personnage shakespearien, suit son ascension et sa chute, plonge dans la noirceur de son âme comme une foreuse plonge dans la terre boueuse, fangeuse, afin d'en extraire le pétrole. Le récit (inspiré d'un roman d'Upton Sinclair) est lent, d'une intensité dramatique qui va crescendo, jusqu'à l'explosion de violence annoncée par le titre, dans un final d'anthologie. On retrouve les thèmes classiques de la tragédie : orgueil, trahison, rivalité père/fils, meurtre... On peut y voir aussi une illustration de quelques postulats philosophiques (l'homme est mauvais de nature, l'homme est un loup pour l'homme...). Et surtout une critique terrible du rêve américain, du mythe de la réussite individuelle, des fondements de la nation : capitalisme et religion. C'est implacable.
Véritablement habité par son personnage, Daniel Day-Lewis développe une puissance à la fois sauvage et calculatrice ; il est exceptionnel. En opposition, dans un registre différent, Paul Dano parvient à exister et ce n'est pas une mince affaire...
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

121 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mars 2015
(...) Tout fait écho au pouvoir dans cet American Dream proche du cauchemar. Chacun sert ses intérêts, et c’est dans l’innocence des plus jeunes qu’on peut encore trouver un semblant – éphémère – d’humanité. Qu’il s’agisse de pétrole, de religion ou de domination, tous n’aspirent qu’à la puissance : dans quel but ? Ça, on ne le saura jamais. Et c’est ici le plus grand coup de génie de THERE WILL BE BLOOD : évoquer les finalités en conservant le voile sur la ligne de départ.

Il n’est jamais question de justice, de valeurs ou d’honneur – loin de là. Anderson ne s’intéresse qu’aux péchés et aux craintes, des trahisons jusqu’aux mensonges. Contribution incroyable et presque unique à la construction d’un Eldorado sans lois, boucherie humaine où l’empathie est une faiblesse, THERE WILL BE BLOOD s’argumente comme une véritable réflexion. C’est dans cette logique macabre que le réalisateur transporte son cinéma vers d’autres contrées : si HARD EIGHT et BOOGIE NIGHTS évoquaient déjà l’illusion du rêve américain, au travers de thèmes très différents, THERE WILL BE BLOOD agit presque comme un film somme : fresque grandiose de presque trois heures, son final mémorable et définitif fait entrer le cinquième film d’Anderson dans la légende (...

L'intégralité de notre critique, sur Le Blog du Cinéma
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2018
J'ai découvert le cinéma Paul Thomas Anderson à travers "There will be blood" et que dire à part que j'ai pris une énorme claque. Un seul film suffit que dis-je, une seule scène suffit pour remarquer que Paul Thomas Anderson est un cinéaste de génie. Le travail de mise en scène est époustouflant, Anderson variant les ambiances à chaque scène avec une grande facilité. Certaines séquences m'ont totalement immergé au sein de l'action quand d'autres scènes plus intimistes ont su m'émouvoir. Anderson travail son cadre à merveille en flirtant avec le cinéma de Kubrick, tout en s'appuyant sur une superbe direction de la photographie et une excellente bande originale. Et que dire de l'interprétation magistrale de Daniel Day-Lewis. Cet acteur est absolument incroyable, il dispose d'une palette de jeu d'une incroyable variété et occupe l'espace comme très élu d'acteurs sont capables de le faire. A l'image de cette prestation mémorable de Daniel Day-Lewis, "There will blood" est un film grandiose, une oeuvre hypnotique et immanquable qui tutoie la perfection.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2015
There will be blood est une excellente reconstitution historique sur la course au pétrole au début du XXème siècle. Le film se concentre plus sur le personnage de Daniel, très bien interprété par Daniel Day Lewis, qui lui vaudra d'ailleurs un Oscar. Les personnages, les relations et le scénario sont très bien écrites et la photographie est aussi bien travaillée (le directeur de la photographie, Robert Elswit gagnera d'ailleurs un Oscar sur le film). La musique de Jonny Greenwood est par ailleurs vraiment originale, elle accompagne vraiment bien le film!
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2014
Tout a commencé dans un désert de poussière. La violence a pris ses racines dans ces territoires infinis. Dans cet espace hallucinant, nous apercevons un homme, seul, comme s'il était le premier à fouler cette terre encore vierge de tous maux. Tel le premier être sur Terre, il commence par un échec en tombant dans un puits qu'il a lui-même creusé. Ce dernier symbolise le pire des abîmes où le mal est terré. Malgré sa chute, l'homme à la longue barbe n'est pas effrayé car il vient de trouver ce qui va faire sa richesse : l'or noir. La douleur ne se ressent pas, seul la puissance compte. Nous savons désormais tout de la terrible ambition de cet individu, la main pleine de pétrole tendue vers le ciel. Sa folle ascension va pouvoir commencer.

Avec son cinquième film, Anderson met en lumière les valeurs de l'Amérique : l'argent, la violence et la religion. Le pétrolier Daniel et le prêtre Eli représentent ces symboles. L'un utilise la chair, l'autre le verbe. Et le vice de la vengeance transparaît dans chacune de leur rencontre. Ces deux-là jouent un véritable rôle et se mettent en scène pour faire leur numéro grand-guignolesque, donnant lieu à une intelligente et superbe mise en abyme. Le décor dans lequel ils se confrontent peut passer d'une église à la lumière purement artificielle, à une salle de bowling épurée. Pour arriver à leurs fins, ils doivent vendre leur âme au diable, et l'homme devient alors l'équivalent d'une bête. Mais ce pétrole représente bien plus que de l'argent, il est une plaie indélébile dont on ne peut se défaire. Même la caméra se fait éclabousser par cette matière visqueuse qui causera la perte de beaucoup. En rivalité progressive, ils cherchent tout deux à prendre le pas sur l'autre. Mais personne ne gagnera si ce n'est la folie, s'emparant d'eux comme le pire des poisons. L'importance des éléments est d'ailleurs à souligner : le feu, l'eau, le pétrole ou la terre révèlent chacun une profonde vérité. La mine d'or qu'il y a sous nos pieds, la trahison d'un proche, la cupidité des hommes ou leur côté obscur, rien ne peut être gardé secret.

Qui est ce businessman Daniel Plainview ? L'homme qui a commencé seul dans un puits et qui est devenu millionnaire. Alcoolique, menteur, antipathique, envieux, colérique, il est par essence un pur pécheur. Malgré tout, nous ne pouvons cerner ce qu'il a dans la tête, ce qui donne à ce protagoniste toute son intensité dramaturgique. Il déteste les gens mais se déteste également. Ou alors, il se place au-dessus de tout le monde et souffre d'un profond complexe de supériorité. De même, le réalisateur inclut à son histoire personnelle des problèmes familiaux (confiance donnée à un frère, attraction / répulsion d'un fils), inhérents à n'importe quel récit tragique. Ce père cache toutefois un côté humain en éprouvant certains regrets, trahis par un flash-back discret mais essentiel. Ce personnage échappe à toute analyse, il est tout cela et bien plus encore, et ce n'est pas anodin qu'il ait pris une place primordiale dans l'histoire du cinéma.

Très documenté, There Will Be Blood ne reste pas attaché à l'histoire qu'il raconte mais prend la forme d'une véritable œuvre singulière. Au-delà des innombrables thèmes dont parle Anderson, sa technique cinématographique est irréprochable, à commencer par la qualité de ses mouvements de caméra. Le cinéaste ne coupe pas un plan pour plus de facilité, il le fait durer le temps qu'il faut pour produire un résultat tout à fait abouti. Ces travellings prennent parfois le chemin de choses infinies (rail, pipeline) qui bousculent les habitudes des spectateurs, ayant l'impression d'assister à un film qui dépasse les intentions même du cinéaste. Ces plans, souvent très symétriques, renvoient également au travail du pétrolier. Sa caméra semble en effet être placée au millimètre près pour avoir la plus parfaite vision du territoire possible. En plus d'être brillant, l'américain sait se montrer intelligent en s'entourant des bonnes personnes, comme Johnny Greenwood (guitariste de Radiohead) qu'il ne lâche plus depuis The Master. Ses compositions sont tantôt noires et angoissantes, tantôt enlevées et majestueuses. Ici, la musique est la hauteur des images filmées, et ces deux arts ne font plus qu'un.

C'est en cela que nous reconnaissons les chefs-d'œuvres atemporels : lorsqu'ils dépassent l'homme et prennent un statut culturel à part entière. There Will Be Blood est long et possède une narration assez lente. Mais toutes ses scènes sont mémorables et doivent être présentes pour atteindre la perfection. Enfin, cette ascension doit prendre fin. Daniel Plainview a fini de manger. Daniel Day-Lewis vient d'achever le plus fantastique de ses rôles. Paul Thomas Anderson a terminé son œuvre, et fait grandir le septième art de manière grandiose.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 août 2010
Un chef d'oeuvre fascinant et passionnant. La mise en scène est sublime, les acteurs impressionnants (Daniel Day Lewis inoubliable en escroc dérangé) la reconstitution historique brillante, le scénario immensément sombre et déjanté. "There Will Be Blood" est déja un classique, il est au cinéma ce qu'est un Victor Hugo en littérature.
buddy-holly
buddy-holly

146 abonnés 737 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juin 2011
Un pur chef-d'oeuvre,une claque.Un drame sombre et dur sur le pétrole de Paul Thomas Anderson.Une histoire forte,dur,sombre,belle et originale,une mise en scène magistrale,et bien sur,les acteurs sont excellents: Daniel Day-Lewis est exceptionnelle et accompli là sa meilleure performance avec celle du boucher de Gangs of New York,la photographie est sublime,les décors et les paysages de l'Ouest américainsont superbes,l'ambiance est dure et crasseuse,la scène de l'expulsion de pétrole est vraiment impressionnante et la fin est plutot violente.Merci Mr.Anderson pour ce chef-d'oeuvre.Master Piece !
WalterDiBobyLapointe
WalterDiBobyLapointe

35 abonnés 346 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 janvier 2013
L'histoire d'un homme à l'ambition dévastatrice et à l'ego surdimensionné, en quête de pouvoir et d'or. Misanthrope jusqu'au bout des ongles, d'un cynisme horripilant, Daniel Plainview ne s'arrête jamais, et rien ne l'arrête. Qui de mieux pour camper un tel personnage que Daniel Day-Lewis qui signe une performance hors norme. Tout son talent jaillit comme le pétrole jaillissant de terre, il éclabousse de sa virtuosité tous ses partenaires qui n'ont plus qu'à aller se rhabiller. Son génie brille de mille feux et nous scotche d'admiration. Plus encore dans la dernière demie-heure où il explose tous les compteurs. Cet acteur est formidable. Les autres, un cran en-dessous font de leur mieux mais l'écart est là, visible. Ce joyau est entouré d'un autre joyau que nous a concocté Paul Thomas Anderson, la photographie. Elle est sublime, contrastée, vertigineuse et grandiose. La bande-son apporte le décalage nécessaire, tout en justesse. Tout est soigné, travaillé, bigrement bien fichu, malgré une certaine lenteur (que certains reprochent). Il y a des diamants à l'état brut dans ce film, à quelque niveau que ce soit et certains moments sont forts, puissants et émouvants. L'histoire, pour qui veut bien s'y intéresser, est passionnante. Reste pour moi, le vrai grand beau moment cinématographique, qui pointe le bout de son nez à de nombreuses reprises sans jamais véritablement arriver. Qu'on se le dise, "il y aura du sang", mais pas que.
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