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tyrionFL
26 abonnés
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4,5
Publiée le 2 février 2020
There will be blood est surprenant ! Avec sa musique dérangeante et son contexte assez peu exploité, ce film tourne surtout autour de la psychologie de Daniel Plainview qui est sans aucun doute l'un des plus immondes salopards qu'il m'ait été donné de voir incarné à la perfection par Daniel-Day-Lewis ,malheureusement retraité aujourd'hui, épaulé par d'autres acteurs de talent (surtout Paul Dano) et la réalisation de P-T Anderson très approprié et réussie.
Franchement c'etait long et dur. Quand je vois les critiques de la presse, je me demande ce qu'ils fument parfois.
A part une prestation gigantissime de Daniel Day Lewis, je ne vois rien d'autre à redire de bien. La musique est assourdissante et crispante et ne rend pas l'oeuvre digne de ce qu'elle aurait pu être.
Un film très bien réalisé, de splendides paysages, de très bons acteurs... la durée du film n’est pas excessive et même nécessaire à sa construction mais il y a quelques longueurs. Je ne me vois pas en faire une critique négative car tout y est, le problème est que n’est pas vraiment mon genre de film. D’où ce 3,5/5.
La violence faite à la terre, éventrée pour livrer sa richesse, contamine le récit tout entier. La musique grinçante à souhait de Jonny Greenwood, le regard acide du monumental Daniel Day-Lewis et le baptême d’un fils voué à payer au gouffre le prix de ses sens parachèvent cette partition maléfique. There will be blood est une virulente histoire du capitalisme, qui atteint dans leur chair les personnages et dans sa couleur l’image elle-même : des intérieurs ocres aux extérieurs brûlés, dans tous les sens du terme, le film restitue le parcours d’une gangrène générale : financière pour Plainwiew, idéologique pour son alter ego, le pasteur Eli Sunday (Paul Dano qui relève le défi incroyable de pouvoir dialoguer d’égal à égal avec son partenaire).
“I want no one else to succeed.”
C’est là l’une des grandes et puissantes singularités du film : donner à voir une sucess story comme l’épanchement d’un mal. La progression est tentaculaire, dénuée de tout enthousiasme, ponctionnant la terre et expropriant les hommes. Plainwiew est sale, vénal, et consacre sa vie à rendre exsangue une humanité qu’il hait par-dessus tout. C’est donc par la destruction que tout semble se mettre en place : c’est sur une chute dans un gouffre que s’ouvre le film, de même que l’incendie ponctue les phases les plus importantes du parcours du conquérant, dans des scènes d’une violence inouïes, dépourvues de tout lyrisme et oppressantes comme rarement. Le pétrole, ce sang de la terre destiné à la combustion, est l’origine et la fin, et c’est par l’incendie volontaire que l’enfant trouve un nouveau moyen d'expression.
une bombe ce film est grandiose c'est la claque!! performance incroyable de MR LEWIS conclusion du film et de la fin : le petrole et l'argent peuvent rendre fou! a voir absolument !
Je me suis rarement autant ennuyé pendant un film, les images de paysages sont belles. Sinon les personnages sont antipathiques, le film n'a aucun fil conducteur, les musiques criardes (j hésite entre le son d'une alarme incendie ou un mauvais accouphène qui fait suite à une grenade étourdissante ) et surtout, le film est INTERMINABLE ! Bref vu la note, il doit être réservé à une élite dont je ne fais pas partie.
Au milieu de paysages magnifiquement filmés est mise en scène l'histoire tortueuse d'une lutte pour l'enrichissement par l'or noir entre deux personnalités fascinantes mais effroyablement détestables, campées avec brio par l'inquiétant Paul Dano et l'inénarrable Daniel Day-Lewis dont la prestation est à nouveau singulièrement psychotique. Cependant la lenteur du récit et ses réitérations étouffent le propos, compréhensible dès les premières images (symboliques). Redondant.
C'est ici un excellent film psychologique sur la ruée de l'or noir aux États Unis au début du XXème siècle. La bande son et les choix de cadrages nous prenne vite dans l'histoire et la rivalité des deux protagonistes assoiffés de pouvoirs. Je le conseil fortement.
L'on retiendra surtout de "There Will Be Blood" l'interprétation phénoménale de Daniel Day-Lewis ainsi que la musique, grandiose. L'acteur est détestable à souhaits dans un rôle d'une brutalité sans nom. Son personnage ne se pose aucune limite dans son ascension prospère vers la gloire et Daniel Day-Lewis semble se réjouir de scène en scène d'incarner cette vilaine fripouille. Son talent décuple lors de moments d'une rare intensité (dans l'Eglise où il est forcé de répéter « I have abandonned my child », tout comme lors du final où cette situation s'inverse dans un échange d'une perversité admirable). D'autre part, la musique revêt une place primordiale dans ce film où elle a le don de changer immédiatement le ton du film, épique ou parfois plus léger. Une des scènes les plus intenses est finalement silencieuse, lorsque le fils de Plainview devient sourd et que l'on comprend son quotidien douloureux. Le film aborde aussi le quotidien dans les forages, dans des scènes impressionnantes de réalisme. Enfin, "There Will Be Blood" est un pur régal pour les yeux avec ses décors sublimes en extérieur. La petite réserve personnelle que j'émettrais concernerait l'histoire elle-même et la confrontation entre l'Eglise et le capitalisme, parfois un peu trop secondaire. Retrouvez plus de critiques et d'anecdotes sur www.lecercledesrockeursdisparus.com
Très bon début : le 19ème siècle, un chercheur de métaux précieux dans une vallée isolée de l'ouest américain... On croit s'engager dans un western, à l'époque des mythiques ruées vers l'or ou recherche de pétrole. Puis le scénario fait du surplace, nous ennuie peu à peu et nous fait décrocher. Bon il reste la performance (habituelle) de Daniel Day Lewis. Mais c'est trop peu.
Portrait d'un homme qui perd son humanité au profit de son appât du gain, un homme dévoré par sa quête de la richesse, magnifiquement interprété et mis en scène, There Will Be Blood est un film magnifique, une réussite. Ce film ne possède presque aucun défaut, la durée passe très bien, les acteurs sont formidables, hormis peut-être le gamin qui ne joue pas mais sa colle plutôt avec le personnage alors sa passe. Certaines scènes sont purement hypnotiques et m'ont marqué profondément, comme la scène où le gamin perd l'ouïe, ou encore celle où Daniel Day-Lewis abandonne son fils, la scène du baptême, et évidemment, la scène finale, qui marque une apogée dans le cheminement intérieur du personnage et un final grandiose, d'une violence sans nom. Paul Dano est vachement crédible en prêtre guérisseur, certains diront qu'il surjoue mais en même temps je ne vois pas comment jouer ça autrement qu'en surjouant. Le film nous permettra souvent de prendre son parti vu qu'il est bien plus respectable que Daniel Day-Lewis, mais le film questionne notre morale et notre capacité à suivre une ordure, car malgré tout c'est le mal qui triomphe à la fin du film, tandis que le bien, et Dieu, perdent. Car niveau anti-héros sa se place bien, le personnage principal est vraiment une raclure de bout en bout, avec aucun aspect qui nous donne envie d'apprécier ce personnage, hormis sa quête de pouvoir qui nous entraîne dans le film. La scène que je citais précédemment est pour moi, la meilleure scène du film, celle de l'accident du gamin, qui visuellement est très impressionnante, on ressent bien l'urgence de la situation, notamment à travers un plan séquence où Daniel Day-Lewis court avec son fils dans ses bras, et l'on voit toujours le pétrole qui jaillit en arrière plan, tout cela porté par une musique très stressante. Cette scène marque selon moi le moment où Daniel Plainview passe de l'autre côté, abandonne son humanité et devient totalement inhumain. On le voit ramener son fils en sécurité, mais ne reste pas pour vérifier si il va bien, alors qu'il lui dit qu'il n'entend pas sa voix, malgré cela, il court pour aller voir le gisement de pétrole, il abandonne son fils pour le pétrole, pour l'argent. D'ailleurs le plan séquence que je décrivais plus tôt symbolise ça, il a son fils dans ses bras mais le pétrole occupe tout de même la majeur partie du cadre, et à ce moment là le cadre symbolise l'esprit de Daniel. Bref, There Will Be Blood est un film marquant des années deux milles, qui ne présente aucun défaut, et en parler plus longuement se résumerait à spoiler les scènes marquantes, ce que je ne ferais pas.
Un chef d'œuvre signé Paul Thomas Anderson, sublimé par l'extraordinaire beauté du long-métrage (la photo est signée Robert Elswit) et par la magnifique interprétation de Daniel Day-Lewis. Un film sombre, à l'ambiance noire, qui, comme son nom l'indique, se finit dans un bain de sang (quelle dernière scène !). Bref, un film à voir absolument, et à ne manquer sous aucun prétexte !
Voir tout un film de plus de deux heures (magnifique, malgré sa lenteur), pour découvrir que le héros, pas exempt de défauts, est en fait un psychopathe et un assassin, j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps. Je ne comprends pas qu'on mette autant de talent et d'argent pour raconter une histoire glauque et désespérante.
Un magnat du pétrole incarné par Daniel Day-Lewis confronté à un pasteur fanatique incarné par Paul Dano et qui dans un film dressant le portrait d'une Amérique puritaine mais aussi avide de pouvoir, nous offrent tous 2 , une grande leçon de cinéma. Bravo!