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Un visiteur
4,5
Publiée le 26 novembre 2013
"Sorte de Barry Lyndon du 21ie siècle, filmé à la lumière du pétrole, "There Will be blood" nous plonge dans la vie de Daniel Plainview, un égoïste, qui aurait fait sienne la sentence: "Ce n'est pas sorcier de gagner beaucoup d'argent, quand on ne veut que gagner de l'argent" (un témoin, dans "Citizen Kane")."
Pur chef d'oeuvre. Je vais manquer de mots pour vous dire ce que je pense de There Will be Blood. C'est à mon sens un des plus grand film que j'ai vu, un chef d'oeuvre du 7e art qui réunit tout, absolument tout ce dont un long métrage a besoin. L'histoire est grandiose, merveilleusement adaptée. C'est une virulente critique du rêve américain et un sujet qui s'adapte à merveille à l'écran avec toute la démesure de Paul Thomas Anderson. La photo est superbe, la mise en scène géniale, tout comme les décors et les costumes. Et par dessus tout, Daniel Day-Lewis est fabuleux. Véritablement polymorphe, Day-Lewis campe un personnage à la hauteur de son talent. La scène finale est... somptueuse et virtuose à tous les égards, et résume à elle seule tout le film. Un chef d'oeuvre absolu.
15 premières minutes haletantes (et sans paroles, un hommage à Il était une fois dans l'Ouest?), une photo superbe, une musique envoutante, et pourtant, un film trop long, qui n'en finit plus de ne pas finir, et termine en grand guignol avec deux acteurs en roue libre qui en deviennent caricaturaux.
Impressionnant. Par son ambition, sa force et son ampleur, There Will Be Blood s'impose comme un classique. Paul Thomas Anderson a laissé de côté sa fantaisie (celle de Magnolia ou de Punch Drunk Love), pour signer une réalisation à la beauté sèche et âpre, superbement maîtrisée. Il cerne un personnage shakespearien, suit son ascension et sa chute, plonge dans la noirceur de son âme comme une foreuse plonge dans la terre boueuse, fangeuse, afin d'en extraire le pétrole. Le récit (inspiré d'un roman d'Upton Sinclair) est lent, d'une intensité dramatique qui va crescendo, jusqu'à l'explosion de violence annoncée par le titre, dans un final d'anthologie. On retrouve les thèmes classiques de la tragédie : orgueil, trahison, rivalité père/fils, meurtre... On peut y voir aussi une illustration de quelques postulats philosophiques (l'homme est mauvais de nature, l'homme est un loup pour l'homme...). Et surtout une critique terrible du rêve américain, du mythe de la réussite individuelle, des fondements de la nation : capitalisme et religion. C'est implacable. Véritablement habité par son personnage, Daniel Day-Lewis développe une puissance à la fois sauvage et calculatrice ; il est exceptionnel. En opposition, dans un registre différent, Paul Dano parvient à exister et ce n'est pas une mince affaire...
There Will Be Blood est un film exceptionnel qui plaira à beaucoup de monde. Paul Thomas Anderson nous délivre un chef-d’œuvre doté d'une réalisation impressionnante, de décors splendides qui nous montrent bien comment a fonctionné la conquête du pétrole au début du siècle. Le réalisateur est aidé par un casting 5 étoiles avec en tête un Daniel Day-Lewis saisissant, remarquable, grandiose (je pourrais faire un paragraphe entier de synonymes !). Le film vous montrera la lutte entre les hommes d'église et les entrepreneurs et de jusqu'où ils sont prêts à aller afin d'arriver à leur but. En bref, une aventure remarquable. À voir absolument.
Un drame historique qui nous offre une très belle reconstitution de la course à l'or noir qui s'est opérée au début du 20ème siècle aux Etats-Unis. Les machines et infrastructures sont parfaitement réalisées et le décor des grands espaces est magnifique. Dans une ambiance sombre et tendue, le film traite de la famille, de la religion, du pétrole, et laisse la part belle à la psychologie et complexité de ses personnages. D'ailleurs, les interprétations sont excellentes. Cependant, malgré de très beaux et passionnants moments, le film souffre, dans son ensemble, d'une lenteur et d'un manque d'action qui, ajoutés à sa durée, créent de nombreuses longueurs. Une bonne réalisation malgré tout, qui porte un regard noir sur les fondements du mythe américain !
L'interprétation est excellente, l'ambiance particulière, à la fois sombre et tendue, les dialogues sont bien écrits mais il y a beaucoup de longueurs. Le film est très calme, et l'histoire ne m'a pas spécialement accroché mais on sent le talent du réalisateur derrière. La prestation de Daniel Day-Lewis est époustouflante.
Une très belle restitution de la course à l'or noir, les machines et les infrastructures sont si bien réalisées qu'on croirait voir un documentaire. Les personnages sont intéressants, au fur et à mesure que le film progresse on leur découvre des personnalités complexes. Par contre je me suis ennuyé en regardant ce film, certaines scènes me paraissent beaucoup trop longues et il n'y a pas beaucoup d'événements pour un film de 2H30.
Excellent film !!! Daniel Day Lewis est tout simplement magistral dans son interprétation ! Bouleversant, émouvant, ce film m'a réellement touché surtout par la profondeur du personnage car tout le film tourne autour de lui (Daniel Day Lewis). Intense, captivant, intelligent, il n'y a pas de mot pour décrire cette merveille. L'histoire plutôt originale est très intéressante et prenante; c'est rare d’être autant happé par un film. Car plutôt basé sur la psychologie des personnages, ce n'est pas vraiment un film d'action mais on prend un grand plaisir a le regarder. Tout le monde n'aimera pas forcément mais cela dit cela reste un chef d'oeuvre et un film unique en son genre tant par son originalité que par sa profondeur. A voir absolument. 19,5/20.
Une claque de cinéma. Paul Thomas Anderson nous brosse à travers ses personnages la révolution industrielle, comment elle a changé radicalement l'Homme et sa conception du monde, et comment le basculement des mentalités s'est effectuée. Car c'est bien une analogie qu'effectue le réalisateur à travers ses personnages: Daniel Plainview représente l'industriel et l'industrie en général, sa façon de penser et de voir les choses, alors que Paul Sunday représente le clergé et la puissance religieuse en général, qui se retrouve puissante dans l'obscurantisme général. Dans cette confrontation radicale, aucun vainqueur, malgré une fin en trompe l’œil. L’œuvre porte bien son titre, et tiens sa promesse. Brut de décoffrage, le film mérite qu'on s'y attarde et qu'on savoure toute l'intelligence de construction des personnages et de leurs réactions en fonctions des circonstances. Un excellent film.
There Will Be Blood est un drame profond qui dénonce aussi bien l'industrie pétrolière mais aussi la cupidité des hommes , jusqu’où peut mener cette cupidité ? Violence , folie , désespoir , rivalité , solitude , un drame aussi captivant et bouleversant que tétanisant , une plongé dans l’Amérique en quête d'or noir .
Touchant , bouleversant et humain , une des véritables force du film est son acteur principal Daniel Day-Lewis , il m'avait impressionné dans "Lincoln" , il m'avait stupéfié dans "Gangs of New York" en volant la vedette a Leonardo Dicaprio , ici il démontre une fois de plus un talent fou , grandiose et parfait , un des meilleurs acteurs a l'heure actuel ? Je crois bien . Les autres acteurs sont bon , Paul Dano est excellent mais physiquement je trouve qu'il ne colle pas au personnage qu'il interprète , un peu trop jeune a mes yeux . Et le gamin qui joue le rôle de l'enfant de Daniel a tendance a ne pas jouer comme il faut , enfin bon je lui pardonne c'est qu'un gamin .
On a ensuite une photographie parfaite , splendide et soignée , un cadrage maitrisé et une bande son titanesque ! Whoua dès le début on ressent l'intensité de cette bande son surpuissante , le tout avec des images poignante , ce qui rend le film encore plus beau et captivant . Les décors sont magnifique , des paysages sublime et coté costumes rien a signé une vraie réussite .
On pourrait regretter quelques longueurs mais rien de bien gênant , Paul Thomas Anderson signe une odyssée spectaculaire et profonde sur l'homme et l'or noir .
"There Will Be Blood" – rien que le titre est magnifique – est un chef-d’œuvre d'une folle ambition qui parvient à se déployer avec la force des plus grands classiques dans sa volonté de narrer la confrontation par humiliations successives entre un magnat du pétrole et un prédicateur fou. Peignant les travers humains avec exactitude, Paul Thomas Anderson filme des personnages névrosés incarnés par des acteurs puissants – Daniel Day-Lewis est une nouvelle fois parfait, mais n’éclipse pas Paul Dano qui est lui aussi excellent –, dans des décors construits avec minutie. Voir la caméra s'engouffrer dans des puits sans fond ou se faufiler autour de machines suintant le pétrole est jouissif, le balancement des engins répondant aux mouvements des ouvriers. De nombreuses scènes sont ainsi d'une splendeur impressionnante et restent gravées dans la mémoire, notamment l'introduction et la conclusion, et surtout l'incendie dantesque auquel fait face le derrick au milieu du long-métrage. Quant à la musique, elle est complexe et envoûtante, totalement en phase avec l'ambiance du film ; elle contribue même amplement à sa réussite.
Un peu long, pas très très mouvementé, mais assez prenant tant DD Lewis est sublime dans son personnage impitoyable. Certains dialogues valent le détour, la photographie n'est pas sans reste, et la mise en scène porte un scénario dont une seule véritable surprise en sauve la mise. Je soulignerai les 10 premières minutes qui sont assez uniques dans leur genre et qui nous emportent dans l'histoire donc on ne se détachera plus jusqu'à un joli final.
Très beau film, une très bonne mise en scène et deux acteurs principaux magistraux (Daniel Day-Lewis et Paul Dano) pour ce récit où les États-Unis se construisent peu à peu, et où l'on retrouve déjà le diptyque sacré du pays : Religion-Argent.
A grand réalisateur, grand acteur. Daniel Day Lewis est hypnotique, mais les seconds roles ne sont pas en reste aussi. Paul W. Anderson arrive a instauré une ambiance ultra saisissante (merci à Greenwood pour la musique), une inquiétude, une tension qui s'accumule mais qui n'explosera jamais (sauf peut être à la fin). Au final on se rend compte que le film est long et lent, mais on ne s'ennuie pas une seule seconde