There Will Be Blood
Note moyenne
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1 527 critiques spectateurs

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yoyo114
yoyo114

55 abonnés 480 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2013
Même si l'esthétique du film est très aboutie, que Daniel Day-Lewis est hallucinant et que le sujet est traité habilement, il manque un supplément d'âme à ce "there will be blood" pour devenir le chef d'oeuvre âpre auquel Anderson aspirait. Certaines scènes sont d'une puissance phénoménale (l'incendie du puits, la scène finale), mais le tout donne une impression de chef d'oeuvre forcé : le personnage est shakespearien, on nous balance des répliques cultes pas forcément utiles à l'histoire (I drink your milkshake), et surtout, on démarre le film avec un quart d'heure sans paroles : là encore, pourquoi pas, mais quel est l'intérêt, si ce n'est de se comparer à 2001, de Kubrick, en usant d'une musique assourdissante sur fond de paysage désertique ? Voilà donc ma principale réserve, l'impression d'avoir assisté à un "grand film téléguidé", beaucoup trop maîtrisé, alors que le sujet méritait que le réalisateur se lâche. Il aurait fallu un Francis Coppola aux commandes, pour que le film atteigne vraiment son but ( à savoir, que la folie du héros contamine le spectateur).
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 avril 2013
Bon, troisième de lui, et je n'arrive décidément pas à avoir un avis clair et positif sur lui.

Au moins ce que j'appréciais chez ce réalisateur jusque-là c'était l'ambiguïté de ses films, de ses personnages, et là il apparaît le destin tout tracé de DDL. Sur un certain nombre des plans, de rapports (fils, frère, prêtre, associés), on découvre donc la cruauté de ce personnage, pour qui la quête de la réussite passe avant tout, sorte de reflet inversé du « self made man ». Je ne peux pas m'empêcher, en voyant la dernière partie du film, constater devant l'état de DDL que tout ça me semble bien trop forcé, que oui le film a sa destinée propre, et il est bien là le problème. Je trouve le procédé extrêmement caricatural. Tout placer dans un sens, orienté, ça m'a déplu.

Sur un plan rapproché il y a un paradoxe qui me taraude beaucoup : le synopsis évoque quasi-uniquement le conflit entre le héros et le prêtre à propos du pétrole, alors qu'à vrai dire en voyant le film ce conflit a une place plus que secondaire (des plages d'une demi-heure où le prêtre disparaît puis réapparaît, puis redisparait puis revient encore, jusqu'à la fin où l'on s'aperçoit que c'est finalement l'un des enjeux clés du film) ; pour moi le conflit n'a pas eu lieu. D'autant plus que les scènes entre eux (église x2) m'ont surtout fait sourire (bon là-dessus je pourrai y revenir mais passons). De ce côté-là ça aurait pu être bien plus fouillé (ce qui constitue également une réponse au premier paragraphe en fait - c'est surtout un film qui traite de la destinée de DDL). Mais en même temps ce n'est pas plus mal, car PTA joue sur différents tableaux, et ce côté ambigu (bien qu'il soit moins présent que dans les autres vus de lui) reste présent, ponctué par une mise en scène assez originale. Là encore j'ai un avis partagé, puisque dès le départ le film part sur un faux rythme, et jamais il ne semble s'en départir. Bon, certains y voient ici la marque des grands ; s'ils le disent. Ce réal me laisse une nouvelle fois perplexe, ça en devient presque énervant. Là où dans un des ces films il y a des qualités et des défauts l'autre remplace les uns par les autres, en tout cas j'ai cette impression.

Une fois n'est pas coutume PTA nous exempt de ses dialogues grotesques et salaces que l'on a pu retrouver dans Magnolia ou The Master, ce qui est une bonne chose. Mais il ne parvient toujours pas à avoir cette « classe » qu'on veut bien lui donner, enfin ce film est surtout sobre.

En tout cas ce film m'a plus ébloui par le talent de DDL que celui de PTA. J'attends celui où il me convaincra totalement (ou presque), mais là encore on est dans le 50%. Il y a de l'ambition sur la forme et le fond, d'un point de vue très très éloigné il y a un petit côté Barry Lyndon, mais ça ne s'assume pas comme tel, enfin si ça se veut mais je n'attends pas de ça de PTA - son ambiguïté et son originalité naturelles l'empêchent de faire une véritable « fresque » je ne crois pas qu'il puisse jouer dans cette cour - je pense sincèrement qu'il aurait pu nous tisser un drame bien plus ouvert (le synopsis du DVD envisageait un moment la quête de DDL et du prêtre, tous les deux, de s'approprier la population, voilà un angle que j'aurais bien voulu voir développer, sur cette même intrigue ça pourrait donner un truc intéressant).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 avril 2013
Comprendre "There will be blood" : http://moviekey.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 avril 2013
Avec There Will Be Blood, Paul Thomas Anderson signe une fresque épique mêlant pétrole et derricks sur fond d'une Amérique en pleine effervescence. Film exceptionnel qui dégage une force certaine, la réalisation est soignée et la prestation de Daniel Day-Lewis inoubliable. Cet acteur est tout simplement un monument vivant du cinéma. Le scénario est à la hauteur d'une mise en scène habitée et éblouissante. Les musiques sont originales, bien présentes et somme toute d'une efficacité évidente. Le début du film est incroyable, il n'y a aucun dialogue pendant peut-être un quart d'heure ; et pourtant tout semble parfait. Je ne parle même pas du dénouement qui parachève une critique incroyablement virulente du mythe de la réussite aux États-Unis. Un film marquant à voir assurément.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 avril 2013
Le genre de chef d’œuvre qu'on n'oublie pas de si tôt.
Yout7
Yout7

56 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2013
Une vraie histoire bien faite qui retrace la vie d'un ambitieux foreur d'or noir. Grand rôle de Daniel Day-Lewis dans ce film qui incarne ce personnage, égoïste, dur et manipulateur, qui lui vaut d'ailleurs un oscar mérité. On s'immerge complètement dans cette ambiance pétrolière américaine du début du XXe siècle, à l'époque de la ruée vers l'or...noir, et c'est très bien réussi. Paul Thomas Anderson signe un très bon film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 avril 2013
On a l’impression d’être immergé dans le pétrole pendant tout le film. Cet environnement (les mines), l’esthétique visuelle travaillée et la construction du film m’ont fait penser à Les moissons du ciel. La première partie nous fait ressentir le risque pris par ces hommes et leurs excitations. On comprend leur monde puis on suit avec intérêt l’ascension de cet homme (Daniel Day Lewis) solitaire et déterminé. Paul Dano, en extrémiste religieux, est flippant et naif en même temps, il apporte une tension à chacune de ses interventions. Daniel Day Lewis est comme toujours excellent, il transpire son personnage. La bo est parfaite, elle nous transporte pendant les longs plans magnifiques. A voir.
Eskape Eskape
Eskape Eskape

5 abonnés 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2013
Paul Thomas Anderson continue sa recherche de rédemption à travers ses héros aux postures christiques.
Ici Daniel Day Lewis est magistral tant dans sa prestation que dans ce personnage exceptionnel qu'est Daniel Plainview (regard simple) en chercheur de pétrole désabusé et misanthrope. Exceptionnel.
MC4815162342

451 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2014
Paul Thomas Anderson, ce génie, nous sort là un monument irréprochable, l’Amérique bercé par l'argent, par l'or noir autrement dit le pétrole.
Une fresque fascinante, durant près de 2h40 on suit Daniel Plainview magistralement interprété par un Daniel day lewis époustouflant, on suit ses premiers petits forages puis sa monté pas très honnête dans l'industrie du pétrole, en se servant de son fiston (adopté) et de son bon parlé il attendrit les gens possédant des terres remplies du précieux or noir pour leur acheter et en extirper le fameux pétrole, il devient ainsi riche, riche, riche mais tout n'a pas été aussi facile, car durant ces forages le fils de Daniel perdit l'ouïe et un certain Eli, frère de Paul, celui qui avait conseillé les terres pleines de pétrole à Daniel, prêtre prônant la bonne parole eu quelques différents avec lui.
Paul et Eli tous deux interprétés par un Paul Dano carrément incroyable, franchement le duo Day Lewis/Dano est juste parfait, y'a rien à redire, et le petit Dillon Freasier est lui aussi excellent.

Paul Thomas Anderson nous livre une réalisation doté de quelques plans séquences comme à son habitude fabuleux, de plus les décors et paysages sont sublimes, tout comme la bande son, et le scénario est irréprochable comme dit plus haut, y'a juste carrément aucun défaut, PTA signe là encore un film parfait.

Et pour conclure je vais répéter la dernière phrase du film cité par Day Lewis:
- J'ai fini !
lenferre
lenferre

12 abonnés 218 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2013
C'est bien interprété, bien réalisé, mais c'est long, au point que l'on peut facilement décrocher.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 mars 2013
"je trouve les humains répugnants" tel le héros du film Day-Lewis toujours magistral dans ce genre de personnage annonce la couleur et je suis tout à fait d'accord avec lui,mais paul dano a volé la vedette à Day Lewis quel acteur talentueux, fresque sur le balbutiement du pétrole et son busness avec un grain road movie
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 mars 2013
There Will Be Blood est un film 100% américain (dixit Paul Dano) de par les sujets qu'il aborde : la religion et la "conquête de l'or noir", sur fond de paysages désertiques perdus dans le grand Ouest. Et bien qu’elle soit reléguée au second plan après la course au pétrole, la religion devient presque omniprésente avec le personnage d'Eli Sunday qui ne cesse de faire croître la durée de ses apparitions au fil de l'histoire. Je salue d’ailleurs la prestation de Paul Dano, que je ne savais pas aussi bon acteur! Pour moi, il se dresse à la hauteur de Day Lewis dans ce film, assurant un duo magistral entre deux personnages crédibles (c’est très important) et captivants (je pense notamment aux sermons qui m’ont laissée sans voix). DDL, de l’autre côté, incarne un homme corrompu par le pouvoir suivant son train de vie mené par ses intérêts propres. Au début du film, on ne se rend pas tout à fait compte de la véritable nature de Daniel Plainview. Et quel début ! Quinze minutes dénuées de dialogues accompagnées par la montée progressive d'une musique stridente, et qui plongent le spectateur directement dans le contexte du film. Ce début m’a fait pensé à Kubrick, que j’ai aussi retrouvé dans d’autres scènes ; j’entends pas là une photo irréprochable, des plans grandioses (la tour en feu) ou encore une symétrie parfaite sur certains plans. La folie de Plainview lors de la scène finale (l'une des meilleures; DDL m'a profondément marquée à ce moment là) n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de Jack Torrance (alias Jack Nicholson) dans Shining. (J’ai aussi remarqué que si Nicholson porte le prénom de son personnage dans Shining, il en est de même de DDL et Paul Dano dans There Will Be Blood.) Cela n’est pas étonnant, le réalisateur P.T Anderson n’est autre qu’un fervent admirateur du génial Kubrick ! Bref, je m’égare… Porté par la prestation de DDL qui expose encore une fois la démesure de son talent (une voix modulée et travaillée, une gestuelle qui évolue en même temps que son personnage, des rictus évoquant une nature méprisante), D. Plainview est un personnage captivant de par sa nature complexe. De plus en plus corrompu au fil de l'histoire, il n'en est pas moins dès l'origine un misanthrope solitaire. Totalement crédible, DDL livre une prestation ahurissante sans jamais cesser de nous faire croire à son personnage, que l’on ne cesse tour à tour de haïr de par l’incompréhension totale qu’il a à l’égard des êtres humains, et d’apprécier (les rares moments de complicités avec son fils). Il ne manque pas non plus de faire monter en nous un sentiment de pitié pour son fils, ou de peur, voire de terreur, lorsqu’il déclare sans un brin d’émotions des menaces à ceux qui tentent de profiter de lui. En somme, DDL et Paul Dano sont des acteurs remarquables et respectables, plongés au cœur d’un film prenant quoique ponctué par quelques longueurs. La BO est aussi géniale (et elle fait encore référence à Kubrick). C’est le genre de film à ne pas regarder si l’on s’y force. Il faut vraiment le voir si l’envie est là, et si on est un admirateur de Day Lewis. Sans ça, il peut devenir très vite ennuyant car le sujet n’est pas bien joyeux ! Tout de même, on en ressort forcément changé….
Philippe Z.
Philippe Z.

5 abonnés 63 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 mars 2013
Voilà un film où finalement la musique est tellement présente, stridente, permanente et sans style à en devenir inaudible, que les dialogues en sont presque totalement occultés. Et ça tombe bien car ils n'apportent rien d'enrichissant aux scènes un peu longuettes pour la plupart, ni au déroulement d'une histoire que l'on connaît avant même de l'avoir déjà vue. Deux heures et demi dites-vous ? C'est un peu long pour qu'il ne se passe pas grand chose de surprenant, mais rassurez-vous on peut ne pas voir le film jusqu'au bout. Et même si les scènes "techniques" montrant ce qu'a pu être l'exploitation du pétrole américain à ses débuts peuvent passer pour un documentaire intéressant, cela n'en fait pas un chef d'oeuvre, même en tant que documentaire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 mars 2013
Un film dure qui ne laisse pas indemne. Superbement effroyable.

"There are times when I look at people and I see nothing worth liking. I want to earn enough money that I can get away from everyone."
Daniel Plainview
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 mars 2013
"There will be blood" porte à réflexion. C'est un film très très bizarre, on s'y perdrait. Un début lent et complexe, une fin incompréhensible. Il nous fait réfléchir sur ce que peut apporter la richesse. Grande morale de ce film, tout posséder ne mène pas au bonheur mais à la folie. C'est une triste vérité et cette oeuvre cinématographique l'explique tellement bien.
Ce film expose la dureté et la fragilité des liens père-fils.
Très touchant et dur, l'oeuvre de Paul Thomas Anderson mérite ses distinctions.
Je tiens à appuyer le fait que les acteurs jouent vraiment très bien, c'est un grand atout de ce film, ils sont vraiment naturels.
Second film avec pour sujet le pétrole que je regarde en une semaine, le début m'a plutôt ennuyé, mais je me suis vite imprégné de l'ambiance.
Ce qui ne m'a pas plus concernerait plus la bande son qui est juste affreuse et désagréable à entendre.
Un peu trop complexe, je me suis parfois relâché.
Très bon film.
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