There Will Be Blood
Note moyenne
4,1
21169 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

1 527 critiques spectateurs

5
600 critiques
4
381 critiques
3
103 critiques
2
200 critiques
1
134 critiques
0
109 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 février 2012
Sans faire l'intello de service, il faut bien avouer que la sortie en DVD du film permet d'avoir enfin une idée de la V.O., avec notamment la voix du faux-frangin de Daniel Plainview, très irritante. Comme le film, d'ailleurs. Voila, c'est ça. C'est un film irritant. La musique de Greenwood, guitariste de Radiohead, n'aide pas beaucoup. Le film aurait beaucoup plus plu (au sens de toucher le grand public, but du cinéma, quand même) avec quelque chose de plus sirupeux ou de plus émotionnel. Et pourtant ça fonctionne. Justement parce que c'est une vision froide de la période 1901-1927, et que il n'y a aucun manichéisme dans le film. L'erreur aurait été de faire du prêtre Eli le gentil de l'histoire, mais il est aussi englué dans ses propres contradictions que Plainview. L'image, les longs plans séquence, le jeu des acteurs est excellent. Certains ont trouvé Day-Lewis cabotin, pourtant il est à mon sens excellent dans ce rôle de "winner" athée, brutal, obstiné et complexe sur le fond. Bon, c'est vrai qu'on rit peu, et il n'y a pas de bêtisier à la fin. Cinq étoiles quand même !!!
annastarnomberon
annastarnomberon

148 abonnés 239 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2012
There will be blood c'est un peu au pétrole ce que Scarface est à la cocaïne... L'ascension tout ce qu'il y a de plus amorale d'un homme, une vie rythmée par les trahisons, et une fin déchéante. Ce film est un vrai tourbillon, il est d'une violence inouïe (pas sur les images, mais sur le propos). C'est un chef d’œuvre de noirceur, qui dénonce à tour de rôle la corruption d'une religion pseudo libératrice, l'hypocrisie intellectuelle, la foi intéressée, l'avidité, la soif de pouvoir, en nous dressant le portrait d'un homme profondément misanthrope. Le film est très dur, à la fin on reste devant notre écran, lessivé. Daniel Day Lewis (dire que c'est le premier film que je vois avec lui... Mais dans quelle grotte vis-je ?) est incroyablement troublant dans ce rôle, et surtout extrêmement doué. Le duo qu'il forme avec Dillon Freasier (dont la maturité dans le jeu est éblouissante), toujours à la frontière entre amour et haine, protection et destruction, est d'une crédibilité hallucinante... La scène où il court le chercher après l'explosion est de ces scènes qui marquent : un long travelling avec un rythme, une musique, de l'émotion... Ce film c'est "un film à scènes", le genre de film dont on se souvient parfaitement de certains passages (les scènes où Day-Lewis est proche de la démence, à savoir la scène de l'exorcisme ou encore la très réussie scène finale, frappent comme des coups de poing)... La photographie, elle, est splendide : Anderson (que je ne connaissais pas non plus, décidément je me coucherai moins inculte) confère à ses images une force incroyable. La profondeur de champ, les plans, les effets spéciaux... C'est un bonheur pour les yeux. Les musiques (ou la façon dont le son est exploité quand on est plongé dans la tête de HW) se confondent au film et participent à sa gravité extrême. Une histoire triste, puissante et bouleversante, sur l'exploitation du pétrole, un or noir qui souille des mains que le sang du Christ ne suffit pas à laver...
stillpop
stillpop

96 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2012
L'histoire d'un chercheur d'argent qui va faire fortune dans le pétrole, à quel prix.
Je ne sais pas qui était dans le jury des Oscars cette année, mais il faut admettre que « There will be blood » est de très loin le meilleur film américain depuis longtemps. Et Day Lewis explose les limites du talent typé Actors studio. Le deuxième choix des frères Cohen étant dans la même lignée, celle de l'excellence.
Ces films montrent à quel point le cinéma hollywoodien est devenu mature, peut-être parce qu'il n'est plus uniquement le divertissement des masses, que l'âge moyen des cinéphiles s'est allongé, ou enfin que le dogme républicain de la morale puritaine est enfin en train de disparaître devant la complexité du monde qui nous entoure, en tant que victime du manichéisme de l'époque des héros, je suis impatient de voir la mentalité dans 20 ans des jeunes de 15 ans qui regardent aujourd'hui ce petit chef d'œuvre.
Avant, les seuls héros qui échappaient à la mièvrerie du bon gars moral tout en paraissant réaliste car méchant comme un humain était toujours le méchant. « Le parrain », « Platoon », « Blade Runner », et « Scarface » sans parler des Sergio Leone. Aujourd'hui, les jeunes réalisateurs osent enfin montrer que les héros ont du sang sur les mains. Et des idées pas très catholiques.
Effectivement, dommage pour Clooney qui a fait son boulot parfaitement tout en demi-teinte dans l'excellent « Michael Clayton », ici, c'est de la dynamite sans retenue, et c'est imbattable.
Ce film est superbe de bout en bout, il remet à plat beaucoup de codes des films historiques, d'action ou dramatiques. La psychologie est abordée en filigrane, sauf dans une scène où tout est résumé, mais dans l'ensemble, les silences de Day sont plus parlants que beaucoup de mélodrames bavards actuels.
La fin et quelques scènes sont extraordinaires, parce que senties, comme avec la plus forte haine, la plus grande humanité, pas celle des fleurs bleues et de la faiblesse de la civilisation, celle des survivants.
C'est aussi une virulente critique de la lâcheté des hommes, celle de la religion en premier lieu, celle du sentimentalisme, et enfin des dés truqués du capitalisme des « gros ». Certaines scènes sont hallucinantes, tellement tout est résumé en peu de plans, et peu de dialogues. Et généralement de manière surprenante, car on ne sait pas ce qu'il y a dans tous ces crânes.
Bref, Day Lewis campe ici mon héros rêvé, c'est un plaisir innatendu. Un mysanthrope qui déteste son prochain avec tellement de raisons et de force que c'en est jubilatoire.
Le défaut le plus flagrant est le peu de maquillage pour faire croire aux 15 ans ou plus qui séparent les deux périodes du film, et c'est bien dommage, car ce n'était pas le plus difficile à réussir. La photo alterne des choses ordinaires avec le très grand cinémascope. A part ça, j'étais tellement bluffé que je n'ai pas remarqué grand chose, enfin si, la flaque de pétrole sur la caméra est le genre de chose qui m'énerve toujours, car antynomique de la condition du spectateur extérieur d'un récit, mais c'est sans doute une scène que le réalisateur ne pouvait pas tourner deux fois.
Un film tellement parfait et moderne que je préfère ne plus rien écrire, allez-y, vous ne le regretterez pas si vous avez le cœur bien accroché. Par ailleurs, ce n'est pas spécialement un film sur le pétrole, mais bien sur la réussite (matérielle) américaine et ses combattants.
On ne peut pas conclure sans évoquer la musique. C'est une resucée de la BO de Georges Delerue dans « Police Python 357 », mais elle est magistrale, envoûtante, anachronique, jouant d'un modernisme contemporain pour mieux surprendre et faire vivre la violence d'une société qui n'a jamais compté que sur elle-même pour survivre. Les fans de Radiohead n'y trouveront aucune ressemblance, sauf sans doute le génie artistique, mais cette fois sans fausses notes.
Sans parler d'un bien agréable Brahms servant à regarder tranquillement le générique de fin, pour ne pas sortir trop brutalement dans ce quotidien parisien si ordinaire et lâchement politiquement correct.
Enfin, c'est le même réalisateur que l'excellent et ultra contemporain « Punch drunk love ». Bon sang ne saurait mentir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 janvier 2012
Un très bon film, très bonne photo, bon son, montre des hommes lorsqu'un homme pouvait compter. Mais le fil conducteur, qui se voulait probablement une déconstruction de l'homme d'affaire de succès dans un milieu compétitif - la course aux ressources régie par la loi de la jungle - est un peu mou.
Devant un sujet relativement complexe, le réalisateur a préféré mettre en place un personnage assez primitif, enchainer des images simples et de laisser comprendre qui que pourra. Donc on voit le héros se débattre un peu avec son humanité embryonnaire mais surtout, sans surprises, lâcher de plus en plus la bête féroce en lui, jusqu'au final en apothéose lorsque, par la personne interposée du pasteur corrompu, probablement représentant aux yeux du héros sa propre âme rabougrie - avec laquelle il fût en compétition toute sa vie -, il se débarrasse enfin de tout reste d'humanité. Belle phrase finale, "J'ai fini", se référant tant à son assiette qu'à l'oeuvre sur sa vie.

Dans l'ensemble à voir, entre les bons plans et la relative bonne construction des personnages, tout le monde y trouvera son compte. Mais l'histoire est pour le moins simplette.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 janvier 2012
forcement on peut rester un peu sur sa faim vu la réputation de chef d'oeuvre du film, mais c'est quand meme un immens film , le réalisateur met du souffle et de l'épique dans son film mais il n'a pas voulu mettre du patos par ambition mais le film y aurait gagné je pense
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 janvier 2012
Vraiment un grand film, si on sait à quoi s'attendre ! La noirceur des images, la noirceur du personnage, tout ce qu'il est prêt à faire, son charisme, la lutte pour le pouvoir, le personnage délirant du prêtre, toute la manipulation... Vraiment un grand film psychologique, avec une fin qui reste en tête.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 décembre 2011
Que dire de ce film... Excellent: L'ambiance est très prenante, ça peut vu le temps que ça dure. la musique est vraiment extra c'est celle d'un grand film car elle fait partie d'un tout singulier... Ca transporte, c'est un très bon drame, mais qui m'a laissé comme un arrière goût d'amer, comme si le visuel l'avait trop emporté sur le fond d'une histoire qui ne m'a pas marqué plus que ça. Je découvre Anderson, et comme Magnolia relève d' un grand art qui demande d'être vraiment dedans pour tout apprécier. Certainement que je lui mettrait 5 étoiles si je le revois avec moins de coupures. A voir et à revoir-encore faut-il en avoir le temps.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 décembre 2011
Le titre promet du sang, Day-Lewis promet du pétrole, Paul Dano promet du rêve. Chacun sa matière, chacun son boniment. Le film surprend justement par ce qu'il ne promet pas : un hommage à Kubrick, une réalisation au-delà de ce que l'on était en droit d'attendre d'un jeune' réalisateur, et surtout un extraordinaire changement de genre au cours du film. There Will Be Blood accomplit ce à quoi beaucoup de films prétendaient (comme le raté "Bronson" par exemple) : un film qui colle à la conscience, qui joue avec les sensations du spectateur plus qu'avec ses sentiments. Un film culte en puissance, qu'il est indispensable de voir.
LeLobo
LeLobo

54 abonnés 429 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 décembre 2011
Bof, il en reste pas grand chose. Encore un film qui soit disant était "le film de l'année" mais dont on se passe volontiers.
B-Lyndon
B-Lyndon

86 abonnés 45 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juillet 2012
La terre est pourvue de sang. Du sang noir, du sang sombre, que l'homme puise, vole, pompe, avec ses multiples tuyaux, tapant contre les rocs, formant des musiques stridentes et rocailleuses. Des coups. Violents. Secs. Faisant jaillir ce même liquide noir. Geyser obscur, plus obscur encore que la moustache de Daniel Day-Lewis. Et la terre, exploitée, se vengeant de son pétrole. A coup d'explosions spectaculaires. Cet or noir qui dessine le vide. Ce vide abyssal qui s'empare des hommes, qui forme la cupidité des êtres et leur égoïsme, brulant les liens et les cœurs comme le pétrole s'embrase, et qui les engloutit... A jamais. Les artères de la terre, en opposition avec ce dieu qui n'est plus que superstition, irriguent ce que tout les ambitieux s'arrachent. Suivent ces vaisseaux qui conduiront certains à la mort et à la folie. La musique est violente. Mais lyrique. L'atmosphère étrange habite nos sens, perturbe. Paul Thomas Anderson souligne tout en gros traits ; Daniel Day-Lewis surjoue, menton crispé, en fait trop, mais vit magistralement son personnage. Et à la fois, quel importance : puisque le plaisir est total. La lenteur est désespérante. La belle affaire ! Elle contribue à l'inquiétude, et au malaise. Ce film audacieux rappelle ces glaces que l'on croque, déguste, aime, mais qui gèlent finalement les dents jusqu'au frisson. There Will Be Blood n'est pas glacial, pourtant. Tout de sueur, tout de chaleur. Gouttes de pétrole, gouttes de sang. Paul Thomas Anderson réalise ici son cinquième film, et - osons le superlatif - son chef-d’œuvre. Épique, construit entièrement sur des duels, le film coule sur deux heures et demi, âpre, sombre, tiré au maximum vers la tragédie. L'affrontement de deux hommes, deux descentes aux enfers, deux manipulateurs ; l'un, capitaliste ambitieux méprisant les autres ; l'autre, prophète évangélique hystérique assoiffé de pouvoir. Il les filme, se cherchant dans les flaques de pétrole, se trouvant tout deux, s'humiliant, s'attaquant, se vengeant tour à tour. Jusqu'au dernier round, éprouvant, ambigu, dérangeant. L'affrontement ne sera pas que psychologique, nous dit Anderson. Il y aura bel et bien du sang. Au moyens de thèmes comme la religion, l'argent et famille, le cinéaste annonce directement la couleur. LES couleurs. Rouge. Noir. Vif, foncé. C'est un film pesant, violent, nerveux, sale. Assourdissant. Pourtant, durant quelques nombreuses minutes, il n'y a pas de dialogues. Juste des bruits. Des cordes qui se tendent. Des rochers qui s'ébruitent. Des sons dissonants, stridents. Des gens qui courent, barbouillés de sueurs. Des hommes trop peu honnêtes qui s'écroulent lourdement. Des individus si riches d’argent et si pauvres d'esprits marchant sur le sol cuisant. Des êtres méprisants. Méprisables, qui hurlent de haine sans jamais ouvrir la bouche. Des humanités assombris. Des travellings longs, intenses. Comme le mythique "Rosebud" ouvrant Citizen Kane, There Will Be Blood, lui, se conclut par trois mots aussi mystérieux que la courte tirade de Kane/Welles sur son lit de mort : "C'est fini", prononce l'un des deux ennemis, assis par terre devant le corps gisant de son adversaire. Dernière phrase, dernière réplique, dernier plan, dernier souffle : magistral jusqu'à la toute fin. 19/20
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 décembre 2011
DANIEL DAY LEWIS EST IMMENSE dans ce majestueux film montrant l'absurdité de l'homme et la deterioration de ses rapports avecles autre montré par la superbe et magnifique image de paul thoms Anderson dans un tourbillon d'émotions ou le spectateur restera bouche bée des 15 premiéres minutes du film a l'apogée finale amenant le spectateur dans un vide contemplatif extraordinaire.un chez-d'oeuvre a ranger dans les incontournables du cinéma!!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 août 2012
there will be blood est et restera dans les annales de l histoire du cinema de par l interpretation minimétrée de daniel day lewis , le film tres bien joué par l ensemble des acteurs surtout paul dano , bien sur eclipsé pas day lewis . le film lui meme contient malheureusement trop de longueures mais there will be blood reste incroyablement bien scenarisé pour le sujet abordé , tres original et non sans surprises , paul thomas anderson montre une fois de plus l étendue de son talent .
lorenzo fly
lorenzo fly

32 abonnés 818 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 décembre 2011
Des allures de grand film avec un DD Lewis en grande forme, le scénario est bon et convaincant. La représentation d'époque est bien faite. Néanmoins l'histoire manque de piment et l'ennui nous gagne par moment, pas suffisant pour nous émerveillé. A voir tout de même!
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 23 novembre 2011
Je l'ai regardé à la maison. J'ai arrêté après 1 heure. Voir le fils devenir sourd, et le père frapper le prêtre, je n'ai pas supporté. Je m'attendais à un film épique sur l'histoire du pétrole aux Etats-Unis, et je vois un type qui veut s'enrichir sur le dos des autres. Rien d'original. Ce qui est nouveau, c'est le fait que ça se passe il y a un siècle, sur un terrain plein de cailloux. Je ne sais pas encore si je regarderai la suite (et la fin).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 novembre 2011
Daniel Day lewis est hallucinant dans cette épopée d'une rare intensité dramatique , aussi noire que puissante. C'est brillant.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse