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Un visiteur
4,0
Publiée le 9 août 2007
Dan Dunne est partagé par deux moitiés. Il est à la fois un enseignant passionné issu de la bourgeoisie blanche qui enseigne dans ses cours d’histoire des principes de vie à des adolescents en difficulté de Brookyn et en même temps dans sa vie privée un drogué à la dérive qui se shoute à l’héroïne. Comme le nom du film l’indique, il est dans un half nelson, terme qu’on emploie dans les sports de lutte pour désigner une prise technique qui immobilise l’adversaire et dont il est presque impossible de se libérer. Il s’enfonce de plus en plus jusqu’au jour où une de ses élèves Drey le surprend dans les toilettes du gymnase en plein trip. Drey est très différente de Dan par son âge et sa situation puisqu’elle est une adolescente noire, pauvre, dans une famille à problème mais qui essaye de s’en sortir grâce à l’école. Le film s’attache alors à montrer cette relation ambiguë où les 2 personnages tentent de s’aider mutuellement dans une situation où tout peut basculer d’un côté comme de l’autre. Et en plus d’être un beau portrait sensible d’un prof et d’une élève qui nouent une relation particulière, le film a le mérite aussi de montrer sans mièvrerie ni excès de bons sentiments qu’il est possible de se dégager d’un half nelson mais avec le pouvoir du regard de l’autre. Enfin, la réussite du film doit beaucoup à l’interprétation très juste de Ryan Gosling et Shareeka Epps.
Ce film me laisse perplexe, je ne peux pas dire que je me suis ennuyé, j'ai bien aimé le jeu des 2 acteurs principaux, et le thème était pas mal non plus, mais je suis tout de même resté sur ma faim, il m'a manqué un petit truc pour que je passe à 3 étoiles. Ce film reste tout de même à voir.
L'exemple même du film sur l'éducation anti- académique indépendant...Gosslin est bouleversant (son meilleur rôle ?)...Cette description du système américain sonne vraie sur tous les tableaux.
Réalisé dans un style quasi documentaire par un Ryan Fleck inspiré, le métrage fait la part belle à deux acteurs d'exception : Ryan Gosling et Shareeka Epps. Le final, d'une simplicité magistrale se suffit à lui-même, sans fioritures, sans grands discours, il est juste là, comme il faut. Une très belle leçon d'humanité et de cinéma.
Sur un sujet piège, qui aurait pu donner les pires excès, une oeuvre délicate, attestant d'une élégance de mise en scène. Du cinéma indépendant comme on en redemande, et des acteurs justes.
HALF NELSON c’est un superbe film : beau, profondément humain et d’une grande intégrité. Car avec son scénario d’une grande finesse et sa sensible réalisation ‘caméra-à-l’épaule’ - dont le choix s’impose vite comme une évidence, permettant ainsi au spectateur d’entrer en totale empathie avec les personnages – et des personnages justement sensibles et subtils, on peut vraiment dire qu’on assiste à un petit choc cinématographique ! Une sensation qui se voit bien sûr amplifié face aux étonnantes prestations du charmant Ryan Gosling et de l’étonnante Shareeka Epps, qui illuminent l’œuvre toute entière. Et c’est d’ailleurs sans prétention et sans clichés que Ryan Fleck s’engage dans cette représentation de la solitude et de l’errance des êtres perdus ; même lorsqu’il enrichit son récit de petites touches historiques, à travers des évocations de "grands évènements" de l’histoire américaine, qui constituent des passages à la fois instructifs mais surtout d’une grande puissance ! HALF NELSON veut nous montrer que le monde peut changer, même si à l’échelle d’une ou deux vies seulement. Et cela, pas besoin d’artifice pour le dire, Fleck le fait avec une grande sobriété, et beaucoup de maturité.
Half Nelson tend à s'ancrer dans une espèce de lenteur tantôt obsédante, tantôt ennuyeuse. Malgré la justesse de Ryan Gossling en professeur d'histoire toxicomane et de cette étonnante petite actrice, le film prend le parti de la réflexion et celle-ci semble se dégager de chaque plan, comme si le réalisateur nous laissait subtilement le temps d'appréhender chaque instant. Le film aborde le changement, possible ou non, intérieur ou visible, et s'arme des erreurs des erreurs du passé comme pour justifier la situation présente des deux protagonistes. Alors que Drey, l'élève de 13 ans et en pleine évolution, à un âge où on est facilement influençable, son professeur, lui, accuse le coup d'une vie qui en est dépourvu. L'un cherche à aider l'autre et vice-versa dans le but finalement de se sauver soi-même. Pour l'une, il s'agit d'avancer, pour l'autre, de trouver une raison de continuer à le faire. Un film timide et pudique malgré ses images, pleins de non-dits qui malheureusement nous abandonne sur une note incertaine. Quand l'intelligence et la fascination côtoient l'ennui et la maladresse.
Ryan Fleck peut-être fier de sa réalisation, il livre avec "Half Nelson" un film pudique, intime, se révélant être une œuvre sincèrement profonde. L'histoire de ce professeur aux deux visages, qui tente de sauver les apparences, descendant lentement aux enfers, tout en étant conscient mais sans avoir la force pour remonter la pente, est vraiment bien mise en scène. Lorsqu'une rencontre plus approfondie entre lui et l'une de ses élèves qui n'est pas vraiment gâtée par la vie se déroule de manière impromptue et qu'elle découvre le désespoir de ce prof aux allures cool, on se demande lequel des deux personnages va sauver l'autre. Le personnage est sublimement interprété par un Ryan Gosling méconnaissable, qui montre une nouvelle facette de son grand talent.
Un jeune prof qui se drogue se lie d'amitié avec une de ces eleves.Resumé comme ca ,cela peut sembler glauque ,il existe cependant plusieurs facteurs qui confere a cette histoire une profonde humanité.Au 1er abord la realisation facon documentaire (zoom incessants,camera tremblotante) surprend quelque peu mais cela procure au final le sentiment de vivre au + pres des personnages ,de partager leurs joies comme leurs moments de detresses.La BO discrete laisse s'exprimer le jeu efficace de comediens peu voir pas connus en dehors du formidable Gosling melange de fragilité extreme dans ses periodes de trans et d'une certaine nonchalance dans la presentation de ses cours.Le cineaste decrit un etre en perte de reperes censé guider et eduquer des jeunes ,leur inculquer des valeurs et des connaissances a travers l'histoire et le sport.Symbole d'une Amerique qui s'interroge ,Gosling incarne avec brio un homme qui doute ,qui se referme sur lui meme.
"Half Nelson" est un film personnel assez ambitieux, ce qui se sent dans la réalisation. Avec son histoire ultra réaliste sans superflu, le film avance lentement et l'on apprend à comprendre les malheurs des deux personnages principaux, merveilleusement bien interprétés. Reste qu'à certains moments, trop de lourdeurs/lenteurs peut rebuter. Mais lorsque l'on cerne le personnage de Ryan Gosling, on est touché.
Descente aux enfers d'un prof solitaire à cause de la drogue, très bien joué par Ryan Gosling qui passe d'un mec avenant à un camé complètement à l'ouest. Le rythme lent donne cette sensation de ne pas avancer et de faire du sur place, d'être bloqué entre deux univers, comme dans le film, le monde réel et celui de la défonce. Ce n'est pas le meilleur du genre mais ça vaut le coup d'oeil.
Gosling fabuleux, Epps surprenante ! Un film à multiples facettes pointant "ses" prisons, ses espoirs, ses attentes, ses combats et ses errances. Un traitement du thème sur fond de drogue (très soft), de racisme, de ghettos, de révolutions, de politique, d'apparence et d'attitudes (j'en oublie). Un subtile melting pot dans ce duo qui résume beaucoup et en émane, si ce n'est des réponses, au moins une entre-aide. Un film à revisionner pour décrypter tous les messages. 4.5/5 une merveille !!!
« Half Nelson » est un récit de plus sur la fin des illusions, le personnage principal est revenu de tout, politique, amour, engagement social et professionnel (il est prof), il remplit le vide laissé par ses rêves perdus en sombrant dans la drogue. Seul lueur d’espoir au milieu des ténèbres, l’amitié qu’il porte à une gamine de 13 ans dont le visage dur et fermé cache une soif d’apprendre et de s’en sortir. La mise en scène capte bien la mélancolie et la détresse qui se dégage de ces personnages de marginaux, le réalisateur à un parfait sens du timing et de l’ellipse, rendant son récit fluide et agréable à suivre, pour peu qu’on soit d’humeur, vu l’ambiance globalement dépressive. Les comédiens sont parfait.