Cette sorte de road movie (plus de 1000 kms) avec un objectif final et des considérations sur la façon de vivre des américains est caractéristique de ce cinéma non Hollywoodien indépendant et souvent très intéressant. Le succès fut au rendez vous y compris en France. J’avoue pour ma part ne pas avoir été touché, ni par la démarche, ni par le jeu des acteurs en dehors de la performance d’Abigaïl Breslin, 10 ans à l’époque, qui a elle seule apporte de la fraicheur à ce film. J’ai trouvé le reste très lourd et en plus, souvent vulgaire. Pour arriver en forme à la séquence finale douloureuse, le spectateur doit être capable de prendre du plaisir durant les 70 premières minutes afin de ressortir satisfait de ‘’Little Miss Sunshine’. Ce ne fut pas mon cas et il est logique que ma critique en souffre. Mon sens de l’humour devant un scénario basé sur la bêtise d’une famille et celle doublée de méchanceté de presque tous les protagonistes de la scène finale s’est bloqué devant le frère de la maman triste à en mourir, devant son fils ainé obsédé par Nietzsche au point d’en perdre la voix, devant le grand père déjanté et toxicomane et surtout devant l’immense stupidité du père. Le policier libidineux et l’enlèvement du cadavre m’ayant achevé. Les deux étoiles étant pour Abigaïl.
Phénomène indépendant de l’année 2006, ”Little Miss Sunshine” est une belle surprise à la fois rafraîchissante et surprenante, qui a la bonne idée de ne pas se laisser aller aux travers habituels du genre (image terne, BO pour dépressif, rythme lancinant…). Au lieu de ça, les réalisateurs ont préféré s’appuyer sur une mise en scène rythmée (bien qu’un peu inégale) servie par d’excellents dialogues et un scénario particulièrement riche qui se sert de ce voyage comme prétexte pour décrire (et ressusciter) cette famille prête à exploser. Chaque membre du clan a d’ailleurs été soigné par le scénariste et transcendé par son interprète avec Greg Kinnear en chef de famille obsédé par la réussite, Toni Colette en mère dépassée par les évènements (mais peut-être le rôle le moins intéressant du film), Steve Carell épatant en oncle homo dépressif, Paul Dano hallucinant en fils ayant fait vœu de silence jusqu’à ce qu’il devienne pilote de ligne, Alan Arkin en grand-père drogué et la découverte Abigail Breslin en adorable (et improbable) prétendante au titre de reine de beauté. Les réalisateurs réussissent d’ailleurs à jongler adroitement entre les scènes de comédie très réussies (les laïus de Richard sur l’importance d’être un winner, les achats de Frank à la station service, les interventions écrites de Dwayne…) et les séquences plus dramatiques sans pour autant être misérabilistes (la tentative de suicide de Frank, la mort du grand-père, les désillusions de Dwayne…) même si je reste plus mitigé sur le final un peu maladroit et surtout assez moralisateur. Un bon film donc mais pas non plus un chef d’œuvre comme les critiques (et une partie des spectateurs) ont pu le décrire !
Au départ, c'est une famille d'américains moyens tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Ils se gavent de poulet frit et de glaces. Le fils traverse sa crise d'adolescence. Sa sœur se prend pour une mannequin avant l'heure. On se croirait un peu dans une sitcom. J'avais du mal à comprendre l'engouement autour de Little Miss Sunshine. Quand le voyage est entamé, ça devient de suite plus intéressant. On les découvre chacun avec leurs qualités et leurs défauts. Le grand-père libidineux. Le père coach mental mais incapable de faire publier son bouquin. Le beau-frère suicidaire. La mère de famille effacée. Ils s'énervent, pleurent, rient. Puis se réconcilient aussi sec. C'est ce qui les rend attachants et émouvants car ils ont tous des rêves qu'ils n'arrivent pas à atteindre malgré toute la meilleure volonté du monde. Little Miss Sunshine contient quelques moments hilarants. Assez peu mais mémorables comme la rencontre avec le policier et les revues pornos ou le klaxon défaillant. Et surtout, cette famille, on voit qu'elle reste unie malgré les coups du sort ou quand elle fait des bêtises. Une famille hétéroclite aux sensibilités différentes à laquelle on aimerait appartenir car il y a de l'amour entre eux, du dialogue, de la solidarité. Et ça, j'aime.
Une très bonne comédie dramatique sous forme de road movie avec des personnages bien joués et haut en couleur. Divertissant, touchant, une petite pépite ciné
Comédie réjouissante avec des personnages bien écrits, un casting de haut vol et un scénario malin. Et le plaisir reste intact à chaque fois que je le revois.
Ma foi, ce petit road movie, sans prétention, n'en ai pas moins interressant. C'est plutot sympathique, avec quelques gags bienvenue. Pas mal au final.
Ce film, petit bijou d'insolence, ne mérite pas 5 étoiles, il en mériterait 7. Tout est humour noir et petits tracas familiaux comme on en trouve dans toutes les familles. on rit à chaque réplique, tant les réalisateurs ont visé juste dans leur distribution de poil à gratter. Et chapeau pour le message anti-minimiss de la fin et bravo à la maquilleuse qui a su montrer comment on pouvait sexualiser des gamines au lieu de leur foutre la paix !
Ennuyeux! Il y a tellement de bon film à voir que perdre son temps avec celui-là est une erreur. J'ai voulu le voir en entier, pensant que la fin sauverais l'ensemble, vu les bonnes critiques qu'à le film, mais même pas. Avec mon compagnon, nous nous sommes regardés un peu ébahis, avant de rire un bon coup de toutes les choses grotesques qui sont dans le film (notamment lors des péripéties avec le cadavre d'un des personnages). Seul l'acteur qui joue l'adolescent m'a semblé avoir du talent, mais c'est encore à vérifier!
Je dois l'avouer, j'ai été attiré par ce film grâce aux nombreux d’avis positifs. Je l'ai regardé de bonne humeur et, une fois terminé, je me suis dit : « Quel est l'intérêt ? » Je n'ai ni ri, ni pleuré, je n'ai rien ressenti, je ne veux pas être cynique, mais ce film est vraiment surmédiatisé et je n'arrive pas à croire qu'il ait été nominé pour le prix du meilleur film ; c'était une année faible, mais pas à ce point-là
Prenez un grand-père héroïnomane obsédé sexuel, son fils Richard obnubilé par la réussite et surtout la sienne, Frank son beau-frère dépressif suicidaire, le petit-fils mélancolique Dwayne, muet depuis neuf mois tant qu’il n’aura pas intégré l'école de pilotes de ses rêves et la petite dernière, la mignonne Olive, rêvant de participer au concours de Little Miss Sunshine. Ajoutez-y Sheryl, la femme de Richard, la seule à peu près normale au sein de cette famille dysfonctionnelle tentant de maintenir un équilibre précaire entre tous les membres de ce groupe hétéroclite. Et mettez tout ce beau monde dans une camionnette jaune ayant du mal au démarrage pour faire la route d’Albuquerque jusqu’en Californie, soit la bagatelle de plus de 1 500 km ! Alors forcément, il y aura des événements riches en émotions diverses et variées durant ce long périple et nous riront voire pleureront devant ces personnages si particuliers ô combien attachants, mais jamais de manière forcée. On se dit alors qu’on est bien loin de la comédie dramatique américaine lambda prévisible, ce road movie étant une véritable bulle de fraicheur et une ode aux différences, magnifiée par des acteurs formidables, une bande-originale sympathique et surtout, un final grandiose venant conclure cette aventure de la plus inattendue des façons, mais pour notre plus grand bonheur de spectateurs conquis !
La comédie dramatique du cinéma indépendant américain, à son meilleur niveau ! Little Miss Sunshine est un film magnifique, qui nous plonge dans des personnages perdus, qui vont nous redonner un bonheur éternel. Avec un super casting, l'histoire s'emboîte de manière intelligente avec des subtilités à chaque avancé scenaristique. C'est un film qui nous ému ; Que cela soit par les rires, le bonheur, ou la tristesse. Un grand film des années 2000
Les plus beaux films sont les films vrais. Little Miss Sunshine fait partie des films qui nous atteignent profondément parce qu'ils nous concernent tous. Tout le monde a un rêve, un objectif qu'il souhaite atteindre. Tout le monde échoue. Tout le monde est un jour confronté à la mort d'une manière ou d'une autre. Toute personne passe par le stade de l'enfance, adolescence, adulte et devient âgée. Cette famille si banale, dont chaque membre a ses rêves, ses qualités, ses défauts et sa personnalité, traverse les Etats-Unis, ensemble, comme s'ils traversaient leurs vie. La vie, cet enchainement de "beauty contest", de galères et de bons moments, de rires et de pleurs, si courte et si dure, cette vie, qui nous fait réaliser que chaque moment, bon ou mauvais, doit être vécut pleinement. 5/5