Malgré les images sublimes qui accompagnent cette docu-fiction, le film reste extrêmement mièvre et banal en prêtant, comme d'habitude, des sentiments de transcendance à un enfant, et de ce fait, malgré une volonté d'ouverture sur la Nature, dégage simplement un anthropocentrisme importun.
Mis à part que c'est un documentaire animalier pour enfants, le fait qu'il n'y ait pas de dramaturgie "humaine" rend le discours un peu rébarbatif pour un jeune je pense. Et pour les adultes il est trop enfantin. On le regarde pour en images car la voix-off est un peu niaiseuse.
Je comprends que ce film puisse émouvoir, attendrir notamment les plus petits fascinés par les animaux bien mis en valeur. Seulement voilà, moi, quand j'ai regardé Le Renard et L'enfant je n'ai pas du tout été réceptif, je me suis endormi...
Les amoureux de nature seront enchantés par cette odyssée forestière. Mi-documentaire, mi-comte pour enfant, le film nous fait découvrir le plateau de Retord (Ain) à travers de magnifiques paysages selon chacune des saisons. La relation entre l'enfant et le renard est très douce et simple. Ne croyez pas que ce film ne s'adresse qu'aux enfants, il s'adresse à la fois aux plus jeunes comme aux adultes. Le message est intéressant : les animaux sauvages ne sont pas destinés à être domestiqués. Mais le plaisir est immense ! Les scènes animalières sont très réussies, filmées avec un grand savoir faire. Le déroulement de l'histoire n'est pas linéaire, il y a des moments d'intense suspense. La jeune actrice joue très bien, ...les animaux aussi ! Le réalisateur sait leur donner une personnalité ... Il faut savoir que la fin du film est inattendue, surprenante et très réussie. Très beau film et une jolie histoire bien contée. Un très beau film engagé pour défendre la Nature des impacts nocifs de l'Homme, même si ici la jeune fille ne s'en rend pas compte. À nous d'observer les beautés de la nature, en commençant par ce film.
Les amoureux de nature seront enchantés par cette odyssée forestière. Mi-documentaire, mi-comte pour enfant. Luc Jacquet est un magicien dans son genre. Il sait mettre en lumière ce qui parait invisible, ou du moins, ce que l'on ne prend pas assez la peine de contempler. Les animaux, les insectes, les plantes, la vie dans sa pleine définition. Si l'homme ne pensait pas uniquement profit, il savourerait d'autant plus cette magie omniprésente, bien au delà des villes, là où les klaxons se muent en chants d'oiseaux. Quelle magnifique histoire que Le renard et l'enfant! D'un côté, cette petite fille fait de la peine à vivre seule avec ses parents au milieu de nulle part, passer ses vacances à errer dans les bois comme une amazone intrépide. Mais à la longue, on finit par envier ce repli dans l'insouciance, ce besoin d'expérimenter, cette soif d'aventure, guidé d'un inépuisable onirisme enfantin. A croire que la patience fait son œuvre, le fait de dompter la nature, la rendre docile. Néanmoins, le message véhiculé rend un grand hommage à ce monde sauvage, ce monde qui nous dépasse. On comprend qu'il est impossible de dompter la nature sans la corrompre, que l'homme a son monde, et qu'au delà, il y a tout le reste. Tous ces petits êtres tapis dans l'ombre, façonnés par l'instinct et la crainte de l'humain. On aimerai tous être cette petite fille que rien n'effraie; ni les ours, ni les loups, ni la solitude, ni même la crainte de se blesser, mais au bout du compte, il convient de se dire qu'au fond, la nature est indomptable, elle est encore plus pure que l''insouciance infantile, et il est préférable de ne la toucher qu'avec les yeux, conserver une distance raisonnable entre elle et nous. Ne pas confondre aimer et posséder. Des images qui provoquent l'émotion et qui ne laissent pas indifférent. Un univers idyllique créé de toute pièce par le réalisateur suite à une expérience marquante avec un renard. La magie du montage rend toute sa noblesse aux paysages et à la faune, car il faut bien se dire que peu de forêts aujourd’hui abritent autant d'animaux. Même si la narration est pour le moins simpliste, le jeu de la petite fille nous emporte du début à la fin. Un film indispensable. 4,5/5
Un beau film naturaliste en 2007, il y a aurait à dire sur pourquoi certains le méjuge, sur sa part d'irréalisme en même temps qu'un fort réalisme mais non en fait c'est très humain dans un des meilleurs sens du terme et cela s'adresse aux enfants et à ceux qui se rappelle en avoir été.
Terminé le pôle nord et ses machots ! Deux ans après le succès critique et public de sa multi-primée “Marche de l’empereur”, Luc Jacquet rappatrie ses caméras en France, pour les poser sur les montagnes de l’Ain, et ainsi mettre en images la rencontre entre un renard et une enfant, et l’amitié, aussi touchante qu’improbable, qui en découle. Une histoire fictive que Luc Jacquet a tiré d’un de ses souvenirs d’enfance, et qu’il place d’emblée sous le signe du conte, que ce soit à travers des références, ou la voix-off d’Isabelle Carré, mère racontant l’histoire à son jeune fils. Un procédé déjà à l’œuvre sur son film précédent, mais qui surligne bien trop souvent ce qui se déroule sur l’écran, et parasite la beauté des images, en même temps que la puissance de l’ode à la nature composée par le documentariste qui, s’il met en scène une fiction, n’en continue pas moins de vanter la supériorité du réel. Ce qu’il prouve en rendant hommage aux paysages de l’Ain (sa région natale, qu’il a parcourue de long en large durant son enfance) qu’il nous donne à décourvrir, au détour de plans documentaires somptueux, aussi bien du point de vue du cadrage, de la lumière ou des couleurs, que du son, qui favorise un peu plus notre immersion dans ce décor naturel. Des arbres aux animaux en tous genres, ce sont donc la faune et la flore locale qui nous sont présentées, d’une saison à l’autre, dans les passages les plus réussis de ce “Renard et l’enfant”. Car à côté de ça, la partie “fiction” du récit, bien que très mignonne, est un peu moins convaincante, à cause de son côté un peu plus artificiel (malgré le naturel de Bertille Noël-Bruneau), et de la fâcheuse habitude qu’elle a d’approcher la niaiserie d’un peu trop près lors de certaines scènes. Mais ce n’est pas pour autant que le film y tombe franchement, ce qui lui permet de se maintenir, d’un bout à l’autre, au-dessus du lot des habituels films pour enfants, tous plus inégaux les uns que les autres, qui inondent les salles à Noël.