À la fois ténébreux par sa violence aseptisée de toute émotion, et brillant d'une intelligence rare, vous tenez No Country for old Men. Une histoire d'argent sale qui est convoité par différentes mains plus ou moins honnêtes, les (très) grandes lignes du synopsis pourraient sembler banales, mais ça serait oublier les intrigues secondaires (toutes les histoires que raconte ou entend Tommy Lee Jones qui expliquent avec force et concision le "il n'y a pas de terres pour les vieux hommes"). Violent sans tomber dans la facilité du gore, en offrant là une voie dorée pour le jeu unique que nous offre Bardem : froid, sobre, méthodique et bourré de tics, mais terrifiant à souhait. Sa présence souvent entraperçue est synonyme de moment fort et pourtant froid en émotion, un coup de maître de Bardem, l'impassible tueur. Son petit jeu de pile-ou-face est ahurissant, et on se demande avec appréhension ce que l'on ferai à la place de la victime... Beaucoup ne verront plus les bombonnes à air comprimé de la même façon après ce film... Des séquences filmées avec brio (les ombres du shérif et de son acolyte qui se répondent dans la lumière devant un magasin, un Bardem qui se tient dans l'obscurité d'un coin de lit et ne laisse entrevoir que ses yeux au regard glacé... Terriblement efficace). Les dernières paroles du film laisseront plus d'un spectateur pantois, mais il faut les comprendre pour tirer la fin de la magnificence de ce film sans issue pour les hommes âgés (spoiler: Tommy Lee Jones raconte deux rêves dans lequel son père le devance à cheval pour se planter dans l'obscurité de la nuit et attendre son fils... Ou comment Tommy Lee Jones avoue qu'il sait que, comme son valeureux père, il commence à se faire vieux et va bientôt le rejoindre dans les ténèbres... D'ailleurs, n'y a-t-il pas un générique fondu au noir juste après ? Et l'on se rappelle que le shérif a déjà devancé de vingt ans l'âge auquel son père est mort, qu'il est écœuré de n'avoir pas pu sauver sa dernière enquête, et qu'il entretien un rapport incertain avec la religion... ). Non, décidément, il n'y a aucun pays pour ceux qui vieillissent. Sombre, brillant, violent, méticuleux, une leçon.
Le sheriff Bell, mythe du vieux cow-boy solitaire et humaniste, et sa Némésis, le tueur inhumain, figure dantesque du Mal, sont les deux faces d’une même pièce, excroissance de deux mondes opposés, au milieu desquels un pauvre cow-boy aliéné se débat pour survivre, produit d’une nouvelle ère qui impose l’argent comme seul garant de la liberté. Ce personnage étrange, brave gars gangrené par la violence d’un monde ultralibéral où le trafic de drogue remplace dans les étendues sauvages la transhumance, incarne la clé de voûte de toute l’œuvre des frères Coen. Si d’aucun pouvaient se raccrocher dans le roman de Mc Carthy à une certaine forme de compassion et d’humanité à travers le personnage du shérif Bell, les Coen n’en retiennent que le désenchantement. Pour eux, la Nouvelle Frontière comme mythe fédérateur a laissé place au cloisonnement des individus. Les incroyables séquences de confrontation entre Bardem et Brolin, où chacun s’entend, se renifle, se jauge à travers une porte, une chambre ou un conduit d’aération sont là pour le prouver. Ce désenchantement face un monde où les rapports humains sont désintégrés est d’autant plus terrifiant que les rares instants d’ironie qui ponctuent le film phagocytent le peu d’espoir qui restait dans l’humanité (le cow-boy a beau voler un magot pour rendre sa femme heureuse, quand il rentre chez lui, les deux s’assoient côte à côte face à un poste de télévision. Ensemble mais séparés, comme l’étaient tous les personnages de Fargo dans la même situation. Jusqu’à maintenant, et à la différence de tant d’artistes post-modernes, les Coen témoignaient d’une réelle sympathie pour leurs personnages. Avec « No country », le nihilisme du discours n’est pas loin de balayer toute humanité…
Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme, pour personne d'ailleurs et les Frères Cohen nous l'ont bien fait comprendre. Il faut le dire, ce film m'a de base uniquement attiré pour son titre énigmatique qui peut le rester même après l'avoir vue. La mise en scène est excellente nous fais ressentir constament de la tension constante car Chigurgh peut tuer n'importe qui a n'importe qu'elle moment. Ce film nous fais suivre un certains Llewelyn Moss qui a trouvé une valise contenant des millions de dollars. Ceci va nous emmener au bous de l'enfer avec le personnage de Chigurgh jouer a la perfection par Javier Bardem qui est la personnification du mal. Il tue parcequ'il doit tuer et pour aucune raison, ni pour l'argent ni pour le pouvoir. On pourrait penser éventuellement que cet homme a vécu des choses horribles étant jeunes car on a du mal a penser qu'un homme peut naitre comme sa. Toute cet histoire va être suivie de très pret par le vieil homme jouer par Tommy Lee Jones. Même si il est peu présent dans le film, c'est lui qui incarne l'idée fondamentale du film, tout le malheur causé par la drogue et surtout ce genre de criminel qui ne sont fait que pour faire le mal. Cette histoire est la métaphore même du fait que le mal a envahi ce pays et ce pays n'est pas fait pour y vieillir. Je pense que son discours au début du film le résume très bien, on se demande tous ce que les anciens feraient a notre place. En bilan, ce film est un chef d'oeuvre malgré ça noirceur et le bilan triste de ce film est que ce n'est vraiment pas un monde pour personnspoiler: e NO COUNTRY FOR ANYONE.
Des acteurs principaux à la hauteur. Le vide ambiant tout le long du film renforce ce thriller époustouflant. A mon sens un des meilleurs film de l'année 2007! 5 sur 5.
Escapade sanglante ! Poursuivi par les trafiquants de drogue a qu il vient de voler leur butin Suspense et angoisse garantis. Ames sensibles s abstenir!
Ce film proche du western, entre dans les classiques du cinéma, meme si le theme du poursuite est revu, le realisme profond de l'amoralité américaine n'est jamais traité de tel facon, incarné par javier bardem qui mérite tant son oscar 2eme role, se film est classé parmi mes meilleurs du cinema et le meilleur des brothers Coen
Il est rare d'avoir ce genre de cinéma où c'est le réalisateur qui joue avec nous, ça peut aller n'importe où, à n'importe quel moment et on va se laisser entraîner avec lui. Très bon moment de cinéma, je n'en attendais pas tant.
Un western moderne de très bonne facture de la part des affriolants frères Coen qui dès les premières minutes pue le chef d'oeuvre à plein nez ! Malheureusement l'incroyable atmosphère d'angoisse du départ se perd petit à petit dans un méandre de scènes décalées et le scénario part un peu dans tous les sens, on s'y perd un peu mais cela n'empêche pas les Coen de continuer à nous offrir des scènes mémorables tout du long. La tension sous-jacente ou non reste présente dans ce climat étrange où l'intrigue s'avère assez palpitante malgré des grosses cassures qui freinent inévitablement le métrage. Mais là où les Coen ont indéniablement assuré c'est sans conteste en ce qui concerne le casting, remarquable et duquel Javier Bardem sort inévitablement en tête, il est tout simplement glaçant en tueur psychopathe intraitable. Pour autant, la réalisation est impeccable et la mise en scène une pure merveille mais malgré tout, je n'ai pu m'empêcher de trouver le temps long sur la fin, une fin qui en laissera d'ailleurs pantois plus d'un ... On frôle véritablement le chef d'oeuvre mais il me manque ce petit quelque chose, ce supplément d'âme, pour autant "No country ..." est sans aucun doute un grand film et reste naturellement à voir.
Javier barden est exceptionnel dans ce film. Il joue tellement bien qu on imagine ce type avec un veritable probleme psychologique dans la vrai vie. Tres bonne chasse a l homme
Le rythme lent du film, la chaleur, toujours en plein soleil nous paralyse, spoiler: on a envie d'aller sortir Josh Brolin de cette galère, mais on est mains et poing liés face au psychopathe qui le poursuit.
Quand on voit une valise d'argent, passe ton chemin, son propriétaire armé n'est jamais loin.
Non ce pays n'est pas pour le vielle homme est une chasse à l'homme très bien orchestré par les frères cohen avec un Javier Bardem excellentissime je trouve que c'est le seule film des Cohen normal permettez moi l'expression le moin disjoncter...avec une moralité qui est dans le titre non ce pays n'est pas pour le vielle homme a voir bien-sûr..
Première partie géniale de mise en scène de tensions, qui s'essouffle peu à peu pour devenir vraiment ennuyeux les 10 dernières minutes. Les acteurs sont géniaux, Barden se complaît décidément dans ses rôles de méchants psychopathes. Une scène: la chasse à l'homme au premier et deuxième motel.
Le meilleur des frères Cohen avec rivers crossing. Un pur chez d'œuvre avec des personnages bien construits, une vraie profondeur, et surtout une superbe interprétation.
Un énorme film magistralement réaliser par les frères Cohen avec brio. Un scénario excellent porté par des acteurs extrémement talentueux, Javier Bardem dans le rôle de Antron Chigurth réalise une interprétation brillante et inoubliable gagnant ainsi la prestigieuse statuette de l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle, Josh Brolin est très bon et Tommy Lee Jones aussi. Cette chasse à l'homme d'une froideur et d'une noirceur à l'état brute est totalement captivante avec une mise en scène excellente. Film récompenser par 4 Oscars est un véritable Chef-d'oeuvre signé Joel et Ethan Cohen.
J'allais mettre "excellent" car la tension est présente du début à la fin mais les dernières minutes sont très décevantes, peut - être bâclées, comparé à tout le reste qui est grandiose. Javier Bardem est excellent dans son rôle. Un très bon film mais stoppez avant les dernières minutes si vous voulez rester sur une bonne impression (haha).