1549 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
105 critiques spectateurs
5
40 critiques
4
47 critiques
3
16 critiques
2
2 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mai 2015
Un chef d'oeuvre absolu du cinéma français.
Claude Gaspard est incarcéré à la prison de la Santé, à la suite d'un faux témoignage de sa femme l'accusant d'avoir tenté de l'assassiner. Il a pour compagnons de cellule quatre détenus qui préparent leur évasion. Claude est adopté. Avec une énergie farouche, ils creusent un tunnel devant les mener à la liberté.
Tiré de faits réels, le film est porté par deux aspects: la percée du trou et donc l'évasion en elle-même qui nous est montrée avec force et la relation de ces 5 personnalités fortes et distinctes, de leur courage, de leur honnêteté, de leur sens de l'honneur. Sans doute le meilleur film d'évasion classique.
Avec Le Trou, Jacques Becker atteint une forme de pureté cinématographique rare, où le récit se réduit à l’essentiel : le geste, le temps, l’attente. La mise en scène, d’un réalisme presque documentaire, capte avec une précision minutieuse chaque étape de l’évasion, transformant le détail en source de tension. Becker privilégie la durée et la répétition, faisant émerger une solidarité silencieuse entre les détenus. L’absence de spectaculaire renforce au contraire l’intensité dramatique, ancrée dans la matérialité des corps et des objets. Un film austère et fascinant, qui impose sa rigueur comme une véritable expérience de cinéma.
Encore et toujours l'un des 10 meilleurs films français de tous les temps... Et à défaut d'une place précise dans ce classement... Le meilleur film de prison. Ever.
une équipe de cinq détenus de la même cellule tente de c faire la malle,!! pour l'époque un film vraiment très sympa je trouve ce qui est marrant c'est la narration des dialogues on retourne dans l'ancien temps !! Rien à voir avec Alcatraz
Un bon vieux film comme on n'en fait plus et c'est bien dommage. Tout est dans les personnages, le jeu d'acteurs et dans les dialogues. L'absence de musique renforce chaque situation. Il n'y a aucun effet tendant à tromper le spectateur .. bref un film sans surprise, presque trop prévisible et pourtant je me suis pris au jeu ... un excellent moment.
J'ai beaucoup aimé ce film "vieux", en noir et blanc, avec des personnages comme on n'en voit pas aujourd'hui au cinéma. Les personnages ont un véritable charisme, dans leur façon d'exprimer, de jouer, dans leur physique aussi tout simplement. Le rythme du film respecte celui de la prison, on s'immerge dans une ambiance de repas collectif, dans le creusement du "trou",...
C'est vraiment pas mon genre de film mais je suis tombé dessus par hasard et j'ai été surpris par le jeu de Kerraudy, et par la longueur d'une scène où ils creusent longtemps...
A voir absolument le film est tellement intelligent...
le trou c'est l'histoire de mon oncle Roland Barbat, tout est réel dans le film , sauf que le traître n'est jamais descendu , Becker voulait romancer un peu,Roland à menacé de se retirer , et ça a donné ce chef d'oeuvre
Bonjour à vous... Excellent sans effet spécial ni fioriture. Brut. L 'univers carcéral tout en tensions et des bâtiments vétustes facilitant des projets audacieux. Les acteurs jouent à la perfection. Les réalisateurs pourraient s 'en inspirer.
Le Trou est un film plaisant de Jean Becker sur le milieu carcéral des années 40. On suit une troupe de 5 prisonniers planifiant leur évasion de la prison de la Santé. Le film bénéficie d'une excellente distribution avec des acteurs irréprochables (notamment Marc Michel, parfait dans le rôle principal). Le film dure un peu plus de 2h, mais on ne s'ennuie pas spoiler: (le final est à la fin très fort et très frustrant) . Même s'il ne m'a pas enthousiasmé au point de lui attribuer 4 ou 5 étoiles, il vaut le coup d’œil.
Le prix de la confiance. Celle qui pousse des hommes à remettre leur destin entre les mains d’un autre, alors même qu’une seule fissure peut tout anéantir. Lorsque Claude, Roland, Manu et Vosselin décident d’intégrer Gaspard à leur secret, ils ne lui confient pas seulement un plan d’évasion, mais une part d’eux-mêmes. J’ai progressivement compris que la fuite n’était finalement qu’un prétexte : ce que Jacques Becker observe avec une précision bouleversante, c’est l’être humain face au poids de ses engagements, cette frontière fragile entre la solidarité et la trahison. Refusant tout spectaculaire facile, le réalisateur enferme le spectateur avec ses personnages : aucune musique pour dicter l’émotion, presque aucune ellipse pour alléger l’attente, seulement le bruit du métal contre la pierre, les outils, les pas dans les couloirs et les respirations suspendues. Le noir et blanc austère, les cadres resserrés et la présence d’acteurs non professionnels donnent au film une force presque documentaire, où chaque geste, chaque silence et chaque regard prennent une importance immense.
Mais au-delà de l’évasion, c'est surtout une réflexion sur la fraternité et la fragilité humaine. La prison, lieu de privation et d’enfermement, devient paradoxalement l’espace où naît une forme d’intimité rare entre ces hommes. Personne n’est entièrement innocent, personne n’est totalement coupable : Becker et Giovanni ne jugent pas leurs personnages, ils cherchent à les comprendre. Même Gaspard demeure un être vulnérable, un homme dépassé par un choix qu’il n’arrive pas à assumer. La véritable tragédie n’est donc pas l’échec d’une évasion, mais la disparition d’un lien construit dans un endroit où il semblait impossible. La dernière réplique, « Pauvre Gaspard », ne résonne pas comme une condamnation, mais comme une profonde tristesse face à un homme qui, en voulant survivre, a perdu ce qui le reliait aux autres. À travers ce tunnel creusé pierre après pierre, Becker révèle moins une tentative de fuite qu’une exploration silencieuse des profondeurs humaines : leurs peurs, leurs solitudes et leur besoin fondamental d’être compris.