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Un visiteur
4,0
Publiée le 1 avril 2007
Il suffit d'une scène pour tout renverser : alors que le film, tranquillement, se déploie dans une intrigue sympathique mais a priori à sens unique, une discussion à propos d'une hache (celle du titre), au cours d'un bal si anodin, vient mettre à mal la mécanique et fait naître une ampleur jusqu'ici insoupçonnée. Dès lors, on est dans les hauteurs du désespoir et on n'en redescendra plus. Chapeau.
Le problème avec les adaptations des auteurs comme Balzac c'est le besoin des réalisateurs de tout alourdir. Ici on y échappe pas, le film est ennuyeux comme il se doit, malgré des bon acteurs notamment un Guillaume qui a des accents de Gérard.
Ce film est un bijou, rare très rare dans le cinéma français. Les dialogues, oui c'est du Balzac forcément, sont jouissifs. L'alchimie parfaite entre Jeanne Balibar et Guillaume Depardieu, habités par leurs rôles. Je suis contente que des films comme celui-ci puissent encore se faire. Avec lenteur, sans aucune facilité, on se retrouve à observer un couple qui n'arrive pas à s'aimer, merci monsieur rivette, ça fait du bien de ne pas être pris pour des c**s :)
Film romanesque en diable, avec certes des longueurs bien rivettiennes,mais qui aurait dû quand même bénéficier d'un réseau de distribution plus étoffé, car ce n'est pas qu'un film pour intello: c'est aussi une belle et extravagante histoire d'amours désaccordés. Le petit Depardieu ressemble de plus en plus à Papa: même voix, même intonations... Il tient certainement là son meilleur rôle. Le problème, c'est Miss Balibar le sac d'os. Vous vous souvenez peut être de sa prestation exécrable dans la dernière adaptation télévisée des "rois maudits". Eh bien, elle récidive. Même regards par en dessous, même affectation, mêmes minaudages: l'amant le plus épris prendrait la fuite devant tant de fausseté....
vaut 2,5 étoiles à mon goût ; assez bon film mais pas autant que la dithyrambe critique semble l'avoir apprécié j'étais peu être mal lunée ce soir-là ou fatiguée (j'ai eu une période de semi-sommeil) qui expliquerait que j'ai été un peu déçue alors que j'aime plutôt Rivette l'atmosphere et les décors sont superbes, les acteurs justes mais il manquait un je-ne-sais-quoi, peut-être dans ma tête...
Sans doute les comédiens ne sont-ils pas à la hauteur de ce qu'il est NECESSAIRE dans ce genre de film. Jeanne Balibar minaude beaucoup et Guillaume Depardieu bougonne pas mal. Leur passion n'est pas assez crédible. Elle ne passe guère que par les mots, et c'est fort dommage. Bulle Ogier est carrément fausse. (comme presque à chaque fois). Heureusement, il y a Piccoli.
J'ai eu du mal au début, je trouvais cela ennuyeux, je me suis accrochée et je ne le regrette pas, c'est assez fidèle à Balzac, les acteurs sont bons, j'avais l'impression d'être au théâtre, c'était l'occasion de revoir Guillaume Depardieu
Tout est parfait dans cette fidèle et intelligente adaptation du roman de Balzac "La duchesse de Langeais" de la mise en scène épurée de Rivette aux dialogues finement aiguisés en passant par l'interprétation inspirée des comédiens (magnifique Jeanne Balibar, surpreannt Guillaume Depardieu). Tout cela est superbe mais visiblement trop subtil pour l'académie des Césars.
Voilà un film qui divise mais je sais dans quel camp je me situe. Concernant la critique, si elles avaient été toutes mauvaises, vous auriez dit ce film est pas si mal mais là elles sont toutes bonnes...
Premièrement, je ne suis pas toujours fan des films de Rivette, en général c'est trop long. Le dernier qui m'avait plus, c'était "Va savoir".
Pour revenir au film, Amateurs de Taxi, Hellphone et autres "merde" qui deploient des sommes folles en marketing passez votre chemin... Rivette fait partie des vrais auteurs (au même titre que Téchiné) et nous donne une vision historique, une vrai vision de réalisateur. Si par exemple, Sofia Coppola avait sa vision de Marie-Antoinette, Rivette à sa vision de Balzac, sa vision de ces héros (remarquables Jeanne Balibar et Guillaume Depardieu).
Je conseille ce film a tout ceux qui ont passé la trentaine et/ou aux amoureux du cinéma.
Et à vous qui trouvez que cette vision fait "ship", imaginez un réalisateur qui fait un film sur notre époque en 2200, pensez vous que tous les protagonistes de l'histoire seront habillé en Jean Paul Gautier ou en Kenzo. Non, bien sur
En conclusion, c'est un film admirable, le troisième cette année aprés "la vie des autres" et "les témoins". 3 Chef d'oeuvre en 3 mois c'est pas si mal...
Balzac + Rivette, ça a peu de chance de donner un film tonifiant ! « Ne touchez pas à la hache » est donc du Rivette pur jus, propre, convaincu sinon convaincant ― Rivette nest pas nimporte qui, tout de même ― mais sans passion. Un comble quand on connaît le sujet. De la littérature en images, avec les cartons entre chaque scène comme autant dex-libris, ce qui nest pas forcément ce que lon attend du cinéma ! Quant aux acteurs, on se demande vraiment ce que leurs personnages peuvent se trouver pour saimer. Entre linsupportable duchesse (Rivette ne parvient pas à démontrer quelle est contrainte par la société) et le ronchonnant général (dont la passion ressemble plus à de la niaiserie), le spectateur sétonne de ne pas décrocher. Mention à Piccoli mais zéro pointé à Jeanne Balibar, Guillaume Depardieu ou encore à Bulle Ogier qui joue faux comme jamais !
Difficile de faire plus ennuyeux. Les acteurs sont mauvais, jouent d'une facon mécanique et récitent leur texte, du coup c'est nul. Et en plus c'est tres tres tres long................plus jamais ca!
Ennuyeux, très ennuyeux. Beaucoup trop long. Il manque à Rivette ce qui fait la force de Balzac : le style. D'accord le minimalisme c'est aussi un style. N'est pas Ozu qui veut. Acteurs très moyens, certains rôles secondaires sont carrément mauvais. A éviter