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Fritz L
220 abonnés
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2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Chaque année, le festival de Cannes sachève dans un esprit de fronde quand le Président annonce le nom du film qui a obtenu la Palme dOr Chacun y voyant son chouchou qui nest bien évidemment jamais celui qui est retenu. 2006 ne faillit pas à la règle. Le film de Ken Loach, si essentiel quil soit de par son sujet nest ni le meilleur film de la sélection, ni même celui de son auteur que lon a connu plus mordant par le passé.
Bien évidemment, on se sent concerné par le parcours de ces deux frères, dans les années 20, si différents et en même temps si complémentaires qui senrôlent dans larmée de lombre irlandaise. Leur parcours se pose comme une métaphore de la lutte acharnée qui a toujours opposé la perfide Albion à la petite sur catholique, entre lutte sanglante et résignation. Leur histoire recompose lHistoire, et cen est très poignant.
Mais Ken Loach apporte à la mise en scène un tel académisme, que ça en devient très vite pesant. En voulant filmer à la ligne chacune des pages du scénario, il vient diluer toute la force quon pouvait en attendre. Trop linéaire, trop plan plan le film se traîne un peu. Même la technique, particulièrement soignée nous fait penser à un James Ivory des mauvais jours.
Seuls les acteurs viennent nous rappeler lintensité du drame vécu par lIrlande, avec en tête le duo Cillian Murphy / Padraic Delaney qui réussit à nous donner une émotion qui fait défaut quelque peu au reste du film. Dommage
LE VENT SE LEVE (Palme d'Or 2006) nous embarque dans l’Irlande profonde des années 20 auprès d’une milice très engagée pour la liberté, dans un enchaînement de drames et de scènes choquantes face aux cruels troupes anglaises. L'émotion n'est malheureusement pas au rendez-vous malgré un propos dénonciateur et un savoir faire de qualité. La tempête a été malgré tout évitée...
Le vent se lève montre l'idéalisme dans ce qu'il a de plus cruel et de plus absurde: deux frères fraternels en viennent à tuer et à s'affronter parce qu'il sont trop tétus et fiers pour revenir en arrière. Beau thème pour ce bon cru de Ken Loach, qui a en plus, cette fois, particulièrement soigné l'image. On n'a pas souvent rendu la campagne si cinégénique.
Ce film sur la guerre d'indépendance entre l'Irlande et la Grande Bretagne demande une certaine connaissance des faits et enjeux pour en saisir pleinement toutes les subtilités. C'est pour moi un joli film, avec un thème fort, mais moins facile à regarder que Looking for Eric, la Part des Anges, ou Moi Daniel Blake. Pour un film d'action dans un sens, et un film de guerre aussi, j'aurais préféré des scènes un peu plus "hollywoodiennes". Néanmoins malgré l'aspect un peu documentaire du film il reste plaisant à regarder.
Beau film qui mêle habilement l'Histoire et la tragédie des destins personnels. Il montre l'héroïsme d'hommes simples qui à l'époque parvinrent à faire flancher le plus grand empire du monde. Une leçon encore d'actualité.
Ce film historique de Ken Loach fait trop superficiel, pas assez poussé dans la réalité. Certes, il y a des faits racontant le combat des irlandais pour l'indépendance de leur pays, mais la lenteur et les scènes de fusillades mollassonnes dans la façon de filmer rend le film moyen (loin d'une palme d'or qu'il a pourtant eu)
Un film historique brillant et sobre comme on était en droit de l'attendre de la part de Ken Loach. L'esprit partisan ne prend pas le dessus, les torts sont partagés aussi bien par Anglais qu'Irlandais. En bref, un film cru sur une guerre bien particulière.
Deux frères symboles d'une résistance commune puis d'une nation divisés, l'idée n'était peut-être pas si mauvaise. Elle est d'abord bien exploitée avant que Loach ne sombre dans son travers préféré : injustifier le choix des modérés (car modéré = collabo) et glorifier le combat perdu des opprimés. A voir pour la leçon d'histoire et les paysages, pour un peu de finesse on ira ailleurs.
Ca commence mal avec des scènes de tortures beaucoup trop longues et des comportements hystériques de soldats anglais . Pourquoi nous imposer cela puisque c’est essentiellement le choix d’un scénario et non une reconstitution ? L’essentiel est ailleurs, il est politique mais en dehors d’un constat proche du réel il ne nous apprend rien. Pire aucun jugement ne sera porté sur le comportement inhumain des deux frères, ce sont tous les deux des anti héros sacrifiant leurs proches et qui n’inspirent aucune sympathie. Une fois de plus ce sont les femmes qui vont souffrir des comportements infantiles et bornés des hommes…C’était censé se passer il y a 100 ans, heureusement nos sociétés ont changé et l’Irlande est aujourd’hui porteuse de douceur de vivre. Ce genre de cinéma est essentiellement spectaculaire et rajoute du malheur familial au malheur collectif. Il n’apporte rien de positif et contient même des germes de sadisme. Pour couronner le tout, l’histoire d’amour n’est que souffrance et les magnifiques paysages irlandais restent cachés nous privant ainsi de respiration artistique.
Très beau film de reconstitution de la volonté d'indépendance de l'Irlande, qui va mener à la guerre civile, dans laquelle s'opposeront deux frères. Quelques scènes dures, mais surtout beaucoup d'émotions, notamment à la fin. Cillian Murphy est très bon. Pour moi, il porte le film. On a également droit aux magnifiques paysages de l'Irlande, ainsi que toute la beauté de sa culture. Quelques longueurs par-ci, par-là, mais rien de très gênant. Dans l'ensemble, le film est magnifique et nous permet de découvrir une époque trop peu connue.
Ce film mérite sa palme d'or. Magnifiquement réalisé et très travaillé, ce film nous permet de comprendre l'origine du problème et d'éclaircir cette partie de l'histoire irlandaise. C'est également très bien joué. Un vrai moment de cinéma.
Très bon film historique sur les événements de la guerre d'indépendance irlandaise puis la guerre civile suivant celle-ci. Le tout est assez fidèlement raconté, le réalisme est prenant, Cillian Murphy signe une belle prestation.
Je ne suis pas toujours entré dans le film peut être parce que jai trouvé sa mise en scène trop académique ou que lhistoire na pas réussi à mémouvoir. Malgré tout le film est un bon point de départ pour découvrir le combat des indépendantistes Irlandais. Il montre les luttes qui ont conduit au traité de 1921 et la terrible guerre civile qui a suivi. Lopposition entre les indépendantistes s'incarne dans celle des deux frères pendant la scène du procès républicain : l'un souhaitant gagner la guerre et l'autre instaurer une république socialiste. Le film reste psychologiquement intéressant parce quil montre l'histoire personnelle de Damien qui ne sera plus le même après avoir exécuter un traite. A lhumanisme perdu va se succéder une radicalisation sans issue.
En 1920, au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’armée anglaise occupe massivement l’Irlande. Oppression. Les campagnes irlandaises subissent les sévices arbitraires de l’envahisseur. Résistance. De jeunes paysans en quête de liberté s’unissent et s’organisent dans une rébellion punitive. L’IRA est née. Répression. Pour mater la révolte catholique et républicaine, menaces et tortures sont orchestrées par les forces de la Couronne. Le conflit ouvert est à son apogée. Politique. Une trêve s’opère. Les négociations débouchent sur un traité de paix mais l’Empire britannique conserve son emprise. Division. Tiraillés entre tentation d’allégeance et volonté farouche d’indépendance, les Irlandais entrent dans une lutte interne destructrice. Trahison. La révolution ne se fait pas sans verser de sang ni prises de décision radicales, si bien que les protagonistes - ceux qui s’en sortent en tout cas - conserveront des cicatrices morales indélébiles. Fresque engagée, sanglante et pessimiste, Le vent se lève est une nouvelle preuve de l’esprit subversif de l’Anglais Ken Loach, réalisateur rare qui attaque de front et sans ménagement les pages les plus embarrassantes de l’histoire de son pays (Raining stones, The navigators) ou d’ailleurs (Land and freedom, Carla’s song). Un modèle que peu de cinéastes français ont suivi. Justement récompensé de la Palme d’Or au festival de Cannes en 2006 malgré une forte concurrence (Le labyrinthe de Pan, Babel, Indigènes, La raison du plus faible, Volver).