Superbe ! Une réalisatrice qui a tout compris. Tout simplement parce que c'est son histoire. L'histoire de l'Iran dans les années 80 au travers de l'histoire d'une petite fille rebelle et insouciante. Mais surtout, un graphisme exceptionnel qui met en avant l'excellent humour. On rit beaucoup, tout en étant fasciné par le crue des paroles. Un film qui nous ouvre l'esprit. Mention spéciale au personnage de la grand-mère.
Véritable succès que ce «Persepolis» version cinéma. Signe d'une adaptation réussie, Marjane Satrapi et son compère Vincent Paronnaud s'inscrivent dans l'esprit et l'esthétique de la version BD (à lire!) mais la transcendent en la portant à l'écran. Les auteurs parviennent avec brio à mêler fantastique et horreur de la guerre, autobiographie et témoignage historique. Le propos sincère et décalé de la petite Marjane, souvent très drôle, donne une saveur particulière au film malgré la noirceur de ce qu'il raconte. Le plus possible honnête avec elle-même et avec l'Histoire, l'iranienne nous fait le récit d'un pays déchiré par les différents régimes qui se sont succédés, à la situation politique explosive, mais aussi d'une enfance meurtrie comme tant d'autres, bouleversée à jamais par une guerre meurtière et inhumaine. Vif et émouvant plaidoyer pour la liberté, en particulier pour celle des femmes, «Persépolis» marque aussi par une esthétique originale et sublime. Le noir et blanc est parfaitement utilisé, le coup de crayon est simple mais très efficace tout en étant joli et frais, la réalisation est impeccable,... A la fois proche et différent de la BD d'origine, l'avoir portée à l'écran paraît pleinement justifié tant le film s'avère excellent. Et puis par dessus tout, ce sont des personnages bouleversants d'humanité dont on se souvient avec émotion : Marjane Satrapi parvient à faire revivre sa famille et ses amis l'instant d'un film, achevant la promesse qu'elle avait faite de témoigner. Merveille de beauté et d'intelligence, «Persepolis» est aussi un dessin animé très abouti, à la fois simple et profond. Indispensable. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Un joli film qui, malgré un style graphique simple et poétique, se révèle extrêmement réaliste et humain. Le scénario inspiré de la vie de la réalisatrice Marjane Satrapi est plutôt riche ce qui fait qu'on se passionne aisément pour son histoire racontée via les épisodes clés de sa jeunesse, faits de souffrances mais aussi de joies au milieu d'une Iran ravagée par la guerre. La qualité des dialogues permet aisément aux spectateurs de se sentir très touchés par le parcourt de cette fille pour devenir une femme au milieu d'un régime islamiste et au final, on ressort grandit de cette expérience, véritable ode à la vie et à la tolérance.
Des dialogues crus, un film qui nous informe sur la situation en Iran, et plus particulièrement sur celle des femmes... Bref, rien ne manque, et surtout pas l'humour, pour faire de Persepolis un vrai joyau!
Film très sympathique. L'Iran raconté de manière très originale est légère. Marjane Satrapi a fait un bon choix en décidant de traiter un sujet grave, dramatique, du point de vue humoristique. Les dialogues font mouches, les personnages très attachants. Pour ce qui est du dessin, j'ai d'abord été gêné, avant de m'y habituer.
Présenté à Cannes en sélection officielle, " Persépolis " est reparti avec un très mérité Prix du jury. On aurait même pu espérer plus pour cette œuvre originale, d’une extrême richesse graphique, thématique, émotionnelle. Adaptation de la bande dessinée éponyme de Marjane Satrapi, le film évoque l’histoire récente de l’Iran à travers les yeux de Marjane elle-même, qui puise dans sa vie pour évoquer l’amour de son pays et des Iraniens. Se concentrant sur quelques membres de sa famille et, plus encore, son propre ressenti, la jeune femme, associée à Vincent Paronnaud n’en livre pas moins une œuvre intemporelle et universelle. Dans l’évocation d’un régime dictatorial d’abord. Pas de doute, on ne peut que reconnaître l’Iran, les femmes contraintes de sortir voilées, la menace permanente de l’Etat, représentée par les gardiens de la Révolution... Pourtant, on sent que c’est aussi bien dans l’Italie fasciste que dans l’actuelle Chine que des événements semblables pourraient se dérouler. Universalité visuelle également car si Marjane Satrapi possède un coup de crayon bien à elle, très expressif, elle puise à toutes sortes de sources pour alimenter son graphisme. L’expressionnisme de Munch, Otto Dix et, de manière plus diffuse, Murnau, est convié, on croit déceler des références aux estampes japonaises quand la manière de croquer les scènes rappelle le néoréalisme italien ... Universalité de l’œuvre donc. Ce qui n’empêche nullement l’évocation tout en finesse, extrêmement sensible, mais sans sentimentalisme, des difficultés qui la touchent au plus près (la répression, la guerre, la séparation d’avec les êtres les plus chers, la dépression et plus tard, les douleurs provoquées par l’exil, filigrane du récit). Emotions réelles et fortes (on retient bien souvent ses larmes), mais toujours désamorcées par un solide sens de l’humour, tant dans les situations que dans la peinture de personnages extrêmement attachants et au caractère bien trempé (et idéalement doublés). Qui nous invitent à élargir notre regard sur un peuple trop longtemps ignoré et méprisé, à force de recourir à ce qui nourrit les dictatures : la généralisation qui découle de l’ignorance. Subjectif et universel, sensible et profond, d’une grande force et ouvrant de multiples pistes, " Persepolis " fait sans cesse le pari de l’intelligence et de la dignité. Gagné, haut la main !
Voir Persépolis quand on a 37 ans, l'âge de Marjane Satrapi, c'est un peu comme retrouver une vielle copine du lycée. On est en milieu familier, les références culturelles sont les mêmes, l'humour, la vision des choses. Pour cela, ce n'est pas un film dépaysant, et au final le fait que Satrapi soit Iranienne ne change pas beaucoup de choses, puisque sont point de vue est très occidental. Son excellente BD est proche des journaux dessinés autobiographiques de Trondheim, Blutch ou Sfar. Alors pourquoi aimer ce film ? D'abord parce que visuellement c'est un vrai plaisir, notamment dans les moments ou les personnages évoquent le passé. Ensuite parce que c'est un moment agréable à passer, drôle et pertinent. Manichéen aussi, c'est vrai. Il n'y a rien pour sauver les intégristes chiites toujours représentés comme ignares et brutaux. Pourtant on comprend la réaction de ces femmes qui se retrouvent en position d'infériorité face à des hommes qu'elles dominaient du temps du Chah. Persépolis ne peut se regarder seul si l'on veut avoir une bonne idée de la vie des Iraniens. Ce n'est pas un miroir déformant, mais une vision particulière.
Adapté d'une bande dessinée française, Persepolis est une oeuvre des plus sérieuses traitant de sujet tels que la religion, les guerres ainsi que les différentes révolutions que ce pays à subit. Fort politique, une petite fille de 8 ans du nom de Marjane commence à se faire une idée de la situation de Téhéran et lorsque les catastrophes arriveront, elle se rendra compte que c'est un véritable drame. Le style de l'animation est particulier, les flash-back sont en NB et la situation actuelle de l'héroïne est en couleur. La personnalité des personnages, les dessins ainsi que la BO constituent ce film original. Un défaut non négligeable à noter, la qualité du doublage reste médiocre en général car même si on s'y habitue rapidement, l'intonation est assez faible et les voix ne collent pas toujours aux personnages. Le tout est accompagné d'un humour léger voire parodique (lors de l'amourette avec le mec par exemple). En conclusion, c'est un bon film malgré le fait que je n'accroche pas trop à la politique et aussi que le doublage est largement améliorable.
Film de propagande infâme. Mou, ultra-politisé dans une vision de grande bourgeoise américanisée (mais qui a souffert hein), anti-religieux (anti-chrétien et anti-musulman au profit de la cigarette libératrice comme on le voit dès le début du film), vulgaire (ça se sent obligé d'insulter à tout-va pour singer les hommes), misandre, Persepolis nous fait la totale sans aucune subtilité. Pas étonnant qu'il ait été à ce point encensé par la presse française. Reste pour le positif une esthétique très réussie et une belle bande-son (malgré un doublage souvent médiocre).
Un super film, on s'attache au personnage de Marja et à son histoire. Le contexte historique est relativement bien expliqué, on se prend à l'histoire. Un film très émouvant et très intéressant qui fait passer un message fort. à voir!!!!!