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jerry974
19 abonnés
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4,0
Publiée le 30 septembre 2007
Voilà un film coup de poing : le témoignage à vif d'une femme qui va devenir maman et qui veut offrir à son petit qui va arriver, la vérité sur son passé, sur sa famille, sur sa vie d'avant. Tourné quelquefois en DV, et le plus souvent caméra à l'épaule, le film gagne en crédibilité, en véracité même. Certains passages m'ont rappelé quelques scènes du très fort Festen. On peut croire que cette histoire, aux émotions à fleur de peau, est celle de sa réalisatrice. Et on en est d'autant plus touché. Premier excellent film!
Après avoir lavé son linge sale en public au théâtre, la comédienne Maïwenn remet le couvert au cinéma. Les thèmes brassés et l'orientation filmique font que la comparaison avec Festen s'impose d'elle-même, à ceci près que le Winterberg proposait un vrai projet cinématographique au spectateur (en termes de mise en scène, de challenge vis-à-vis du respect du Dogme 95 et de distanciation), tandis que Pardonnez-moi apparaît surtout comme un exutoire pour son auteur, qui avoue carrément dans le film que l'exercice est pour elle une alternative/prolongation de sa psychothérapie (sauf qu'ici, c'est le public qui casque, pas folle la guèpe !). On se retrouve donc avec une oeuvre visuellement mal foutue (ce que la réalisatrice explique de manière assez facile en invoquant que le fait de ne pas être prise au sérieux permet d'endormir ses proies et de capter plus efficacement la vérité - à d'autres !), et assez énervante par son nombrilisme - Maïwenn partout, tout le temps, et le ton beaucoup collant beaucoup trop à la médiocrité du monde réel. Après tout, si tout ça est véridique, pourquoi n'avoir pas tourné avec la vraie famille (mais là, bien sûr, pas d'exploitation commerciale possible !), et si on est dans de la fiction, pourquoi ne pas avoir chercher à produire un regard de cinéaste ?
Film original, certes : de part le montage et la mise en scène. Cependant je garde un point de vue très mitigé sur ce film. Vraiment très mitigé. J'ai eu du mal à mettre moins de 2 étoiles vu la nouveauté et la qualité. Mais il m'est difficile de vraiment mettre plus. Je n'ai pas aimé le côté "je te filme- je te filme pas" dans ce film là car j'ai trouvé que ça faisait trop artificiel. Malgré l'authenticité du jeu des acteurs, je n'y ai pas cru. Peut être n'ai pas tout saisi ? Je ne sais pas. J'ai aussi trouvé que Maiween, qui disait ne pas se mettre en vedette, se mettait beaucoup en avant. J'ai eu l'impression que le film était sur Maiween (ce qui est en partie le cas) mais que les autres n'étaient là que pour meubler la célébrité de Maiween - qu'ils n'étaient là que pour parler d'elle. Et que d'elle.
Je ne suis pas du tout fan des films tournées uniquement en caméra à l'épaule, sans travail sur l'image. Cela me fait beaucoup trop penser à Von Trier que je n'apprécie guère. Le talent de Maïwenn est déjà là, il y a pas mal de bonnes idées mais le tout fait un peu narcissique et égocentrique. Dommage
Avec ce film thérapeutique et épidermique, Maïwenn (se) fait du mal pour extirper d'elle même cette douleur qui la ronge depuis l'enfance. Sa démarche sincère, rageuse et touchante force le spectateur à la compassion. Se livrant toutes tripes à l'air face à des acteurs aux jeux d'une puissance incroyablement maîtrisée (Pascal Greggory, froid comme la pierre, Hélène de Fougerolles grandiose) et mélangeant images d'archives et fiction, Maïwenn nous offre un film personnel que l'on espère véritablement cathartique. La forme de son film est complexe - tout comme les émotions ambivalentes qu'elle décrit, ressent et déverse aux visages de ses personnages - et le concept du "film dans le film" est très bien exploité. Caméra à la main, elle va donc tenter de scruter sa famille, les rapports amour/haine qui les lient, et de fouiller un passé que personne ne veut déterrer. Sans pudeur et avec toute la démesure que provoque la souffrance, elle met en scène sa propre douleur. C'est psychologiquement violent, gênant et fatalement pathétique. La peine, crachée avec tant de sincérité et de force, est toujours un cri désespéré que personne n'entend vraiment. Ce pardon qu'elle espère, cette enfance perdue, Maïwenn ne pourra plus jamais les atteindre. Espérons que ce film aura le pouvoir de guérir les blessures d'une jeune femme qui, jusqu'ici, n'avait jamais vraiment pu affronter en face ses peurs et ses souffrances.
Hativement comparé a FESTEN (suis-je donc la seule personne au monde a ne pas aimer ce film ??), la première réalisation de l'actrice Maiwenn surprend par sa radicalité. Visiblement désireuse d'exorciser le mal le mal qui la ronge (les rapports avec son père, d'une violence hallucinante), l'apprentie (et déjà très douée) réalisatrice transforme ce qui n'aurait pu etre qu'un banal drame familial en cri du coeur désespéré. Et malgré quelques passages trop solennels, la réussite est là, possédée par ce qui manque cruellement au cinéma d'auteur en général : des tripes. Alors certes, le film n'est pas facilement accessible, mais il serait bien malvenu de taxer d'égoiste une oeuvre aussi sincère et habitée.
Le seul film de Maïwenn réalisatrice que je n'avais pas vu. Elle transpose à l'écran ses traumatismes liés à son enfance, même si le film est une fiction. C'est un peu foutraque, certaines scènes paraissent grotesques et fausses, mais vu que c'est son premier film, une sorte d'indulgence s'impose ! Elle fera beaucoup mieux par la suite !
Un beau film très fort , très touchant . Il nous démontre toute la sensibilité et le talent de cette actrice qui sait aussi écrire pour le cinéma , apparement du cinéma vérité ,mais en réalité bien écrit par un scénario béton. Les acteurs sont excellents et Maiwenn impressionante par sa maturité et sa virtuosité..Le mélange de différentes formes de récits est particulièrement réussi. Et cela reste commercial et accèssible à tout public..C'est intelligent sans être pompeux ou culturellement lourd..On sent un vrai talent pour ce premier film, qu éclatera complétement dans le très réussi,plus abouti et perfectionné : "Bal des actrices".
Sans vilain jeu de mots, j'ai pris une grande claque dans la gueule. Ca choque, ça surprend, ça émeut, en bref : ça ne laisse pas indifférent. Les acteurs sont exceptionnels car ils jouent avec un naturel affolant. Le scénario est original, ou en tout cas le film est tourné de façon originale. Ce sont ce genre de films qu'on ne voit pas souvnet au cinéma mais qui sont pourtant géniaux. Bravo à cette réalisatrice, Maiwenn Greggory et à son père Pascal... Ce que je ne comprends pas, c'est comment un père qui a fait ça à sa fille (car le film semble pour le moins assez autobiographique, du moins l'histoire est basée sur ce fait réel de la relation père/fille), a pu accepter de jouer là dedans... Bref, un très bon film.
Les tribulations d'une jeune femme enceinte, Violette, qui, pour son enfant mais surtout pour elle-meme, fait un documentaire sur sa famille quelque peu déjantée. Dans quel but ? Que son père lui demande enfin pardon pour l'avoir battue lorsqu'elle était enfant. Cette quete sera parfois violente, presque injuste. Violette veut "la vérité", "toute la vérité", sans prendre en compte les autres, et elle chamboulera la vie de toute sa famille, en révélant des secrets inavouables.
Ce petit bijou réalisé par Maiwenn est un film universel, dans lequel chacun peut s'identifier et qui donne matière à réflexion. Le personnage interprété par la réalisatrice elle-meme est terriblement touchant, meme lorsqu'il est insupportable. La lente évolution psychologique de Violette, de la rage à l'apaisement, est traité de façon grandiose, tout en nuance.
Grandir pour Violette signifie accepter que son père ne reconnaisse jamais les souffrances qu'il lui a faites endurer. Grandir signifie pardonner celui duquel on attendait des excuses. Car ces excuses n'arriveront jamais.
Un film réalisé avec très peu de moyens mais une réelle passion et une telle sincérité qu'il est impossible de ne pas être touché. Maïwenn capte avec la caméra les regards de ses acteurs et nous trouble car, très vite, on oublie qu'il sagit d'une fiction. "Pardonnez-moi" est donc un premier film intense à ne pas manquer...
Dans ce film,il y a 3 pères,celui qui est et qui bat sa fille,dans le rôle autoritaire que lui confère notre société patriarcale,celui qui se défile de sa paternité et qui lui sans l'avoir assumée a néanmoins du remords,séduit par la mère,séduit par la fille,et l'amant qui devient père,sans vouloir s'engager sur cette route glissante de la violence,ne supportant pas la vérité de l'actrice-réalisatrice Maywenn,sur le chemin de l'altérité.on sait que tout documentaire(documenteur)est fatalement une interprétation de la réalité,pourquoi une fiction ne pourrait elle pas être une non-fiction et finalement devenir plus vraisemblable qu'un documentaire? C'est le tour de passe qu'a réalisé cette nouvelle réalisatrice qui a tout d'une grande.Sergethedreamer
Pardonnez moi, est un film poignant, fort! Avec un petit budget (la plupart du temps avec seulement une caméra DV) Maïwenn, nous plonge dans sa quête de vérité sur son enfance. Elle nous fait découvrir son enfance avec violence, d'une façon impudique, qui dans un premier temps nous met mal a l'aise, sans qu'on puisse toutefois détourner un seul instant le regard!Le casting de ce film est impeccable et on reste longtemps K.O après ce film, qui nous prend aux tripes sans plus nous lâcher et qui résonne encore longtemps en toi! Un uppercut en pleine gueule, l'un film fort qui ne laisse pas indifférent donc à voir absolument!
Sans doute le navet de l'année (avec Bled number one). Sur une sujet plutôt intéressant, la réalisatrice nous fait un film sans scénario. L'énergie et l'agitation ne palient pas l'absence de mise en scène et de direction d'acteur.