C'est quoi cette psychothérapie par le cinéma ? Ce devrait être à Maiwenn de nous payer pour aller l'écouter et la voir regler ses problèmes. Même les comédiens arrivent à n'être pas terrible.
Bon film...surtout en sachant qu'il s'agit du premier de Maïwenn. On ne peut resortir de la salle sans etre touché par la profondeur et l'intensité des émotions. Rien à dire sur les acteurs, ils jouent très bien. Mon seul point négatif, qui fait que je ne mets pas 4 étoiles est que le film tourne un peu en rong, de plus, étant donné les critiques, je m'attendais AU chef d oeuvre...mais malheureusement je ne pense pas qu'il le soit. Malgré tout, il s'agit ici d'un très bon documentaire qui se laisse très bien regarder !!
Ce n'est pas du cinéma, c'est de l'amateurisme dans le plus mauvais sens du terme. Déballage de vie privée, (sans transposition artistique qui pourrait la rendre intéressante pour d'autres);Reality show de bas étage. Malgré sa souffrance (certainement authentique), Maïwenn est une jeune femme antipathique,nombriliste, narcissique, qui utilise le spectateur comme voyeur malgré lui de ses débordements hystériques. On a honte pour elle. Qu'elle reprenne donc sa thérapie et envahisse moins les autres!
LE choc de l'année,LE film de l'année,LA surprise de l'année,LA révélation de l'année.Ce n'est pas peu!"pardonnez-moi" est un film qui abasourdi.C'est un film d'une puissance désarmante,parlant d'enfance battue,entre autres,et surtout un film très autobiographique.Alors qu'il aurait pu tomber dans le type 'film psy manipulateur",Maïwenn l'évite et s'en sort avec les honneurs,nous posant là,devant des acteurs épatants,à commencer par elle-même,devant une mise en scène au cordeau,devant un scénario implacable.Filmé en caméra embarquée,son film est bien plus qu'un coup de poing.C'est une collision frontale,un énorme choc dans le crâne,dont je ne me sors d'ailleurs toujours pas(!) à l'heure ou j'écris ces lignes(soit deux jours après!).Ce film est absolument monstrueux de dureté,d'intimité,de force,et il est inhumain de ne pas être bouleversé par ces 1h20 d'uppercuts.Maïwenn ne lâche pas le morceau,elle veut faire ce film,quitte à ce que le rendu soit moche,et sa sincérité et sa passion nous brise le coeur.La situation de l'enfance battue engrangant peu à peu d'autres thèmes familials,la puissance particulière du film trouvant sa force en cela que ce sont des histoires intimes qui se passe entre une famille,des histoires personnelles qui ne nous regarde pas,et que l'on a normalement tous vécu(plus ou moins violamment)un jour.C'est brut,direct,filmé en speed et d'une dureté éprouvante.Jamais un film ne m'avait autant fait pleurer(et parfois rire),jamais je n'avais vu si conséquent sur moi,sur les autres,jamais vu si puissant.S'il n'y a qu'une scène à retenir(chose totalement idiote et dépourvue de sens,je le conçois),c'est sans dout celle de la poupée:juste un coup de poing dans la gueule.Comme le reste du film.
Après avoir lavé son linge sale en public au théâtre, la comédienne Maïwenn remet le couvert au cinéma. Les thèmes brassés et l'orientation filmique font que la comparaison avec Festen s'impose d'elle-même, à ceci près que le Winterberg proposait un vrai projet cinématographique au spectateur (en termes de mise en scène, de challenge vis-à-vis du respect du Dogme 95 et de distanciation), tandis que Pardonnez-moi apparaît surtout comme un exutoire pour son auteur, qui avoue carrément dans le film que l'exercice est pour elle une alternative/prolongation de sa psychothérapie (sauf qu'ici, c'est le public qui casque, pas folle la guèpe !). On se retrouve donc avec une oeuvre visuellement mal foutue (ce que la réalisatrice explique de manière assez facile en invoquant que le fait de ne pas être prise au sérieux permet d'endormir ses proies et de capter plus efficacement la vérité - à d'autres !), et assez énervante par son nombrilisme - Maïwenn partout, tout le temps, et le ton beaucoup collant beaucoup trop à la médiocrité du monde réel. Après tout, si tout ça est véridique, pourquoi n'avoir pas tourné avec la vraie famille (mais là, bien sûr, pas d'exploitation commerciale possible !), et si on est dans de la fiction, pourquoi ne pas avoir chercher à produire un regard de cinéaste ?
Dans son premier film, Maïwenn parle de son douloureux passé et règle ses comptes avec sa famille, afin de pouvoir avoir une vie à peu près normale. Elle réussit le tour de force de nous raconter son histoire sans tomber dans lautobiographie mégalo et simpliste : dans Pardonnez-moi, la réalisatrice ne veut pas quon sapitoie sur son sort. Elle réussit à nous intéresser avec une histoire a priori personnelle car elle introduit une part de fiction dans son récit. Ainsi, on ne saura discerner le vrai du faux, mais à la limite, cela na pas dimportance : Pardonnez-moi est un film fictif. Cest lhistoire de Violette, enceinte de plusieurs mois et qui veut faire éclater la vérité dans sa famille, afin que son bébé naisse dans de bonnes conditions. Elle sen va donc acheter une caméra pour recueillir les témoignages des acteurs de sa vie. Le côté autobiographique nest que suggéré par certains détails, comme le métier de Violette, ou comme cette caméra, qui est lun des personnages clé du film. La réalisatrice incère judicieusement des images darchive et des images filmées par Violette caméra à lépaule à son film, et impose ainsi son style. Pardonnez-moi propose également des séquences dune force incroyable, limite insoutenables. Deux retiendront particulièrement notre attention. Dabord celle avec la poupée, dans laquelle Violette veut montrer à son père ce quelle a subi. La seconde séquence qui nous marque dans Pardonnez-moi, cest celle du repas, première scène du film dans laquelle Maïwenn sattaque à sa famille avec sa caméra. On pense bien sûr à lexcellent Festen, mais le film ne souffre à aucun moment de la comparaison. On reprochera seulement au film davoir parfois tendance à justifier son existence, comme si Maïwenn avait peur quon lui reproche sa démarche Mais son film, qui bénéficie dune bande originale de qualité, est maîtrisé dun bout à lautre. Pour un coup dessai, cest un coup de maître.
Ce film est un chef d oeuvre. En plus avec Maiwenn comme actrice principale ce film prend vraiment tout son sens.Son histoire est touchante et son interpretation aussi. J'espère vraiment que ce ne soit que ses debuts en tant que productrice realisatrice.
Pardonnez-moi, mais je me suis régalé à la projection de ce film. Cest effronté, gonflé, mais après tout ce nest pas pire que le vécu à lorigine de ce film. Rien ne sert de courir il faut partir à point, et cest à point nommé que Violette règle ses comptes avec sa famille, victime de trop de non dits, de secrets et de mal être. Sil faut ce film, pour que lauteur retrouve santé mentale et équilibre. Et bien il le faut, cest bien le plus important.
Au delà dune mise en scène que je qualifierai de débridée, mais qui au final nest le reflet que dune réalisatrice déstabilisée, le film et son auteur retrouve léquilibre au fil de son déroulement. En tout cas quelle vengeance et quelle brutalité. Violette est une vrai peste démoniaque, mais son entourage dans le passé na til pas été encore plus odieux? Des faits enterrés dans les familles, il y en a dans chacune delles. Dailleurs la prochaine fois que je croise ma belle mère ..
Non non et non ! Ce n'est pas du cinéma ce truc. Aucune finesse, aucune inteligence de scenario. Des comédiens en roue libre et pas capable de l'être. (ils sont pourtant tous bons quand ils sont dirigés)
Maïwenn et Violette ne sont quune même personne, pas plus vraie lune que lautre, pas plus fictive lune que lautre, peu importe Maïwenn a besoin de crier, elle fait crier Violette, et elle nous livre ce cri, parce quil y a un moment où on ne peut plus se taire comme quand on avait dix ans, il y a un moment où il faut exorciser ses douleurs, cesser de passer à côté des autres sans les atteindre Violette ne peut pas grandir car son enfance la tire par les pieds et lui appuie sur la tête elle veut grandir, elle doit grandir avant davoir son enfant, elle doit fouiller dans les secrets, faire des aller-retour jusquà avant pour mieux comprendre à quel point le présent dépend du passé et dire sa vérité à la « caméra bouclier » qui filme de très près, sans artifice, presque sans mise en scène, ça claque, ça hurle, ça pleure, Violette finit par tout dire et peut reprendre son enfance, manger de la barbe à papa Des histoires de famille douloureuses truffées de non-dits, on a vu des dizaines mais filmées comme lest celle-ci, avec autant de vérité, de sincérité, de brutalité, jamais ! Et ça secoue, ça secoue vraiment, parce que finalement, les histoires personnelles sont les histoires de tout le monde.
Elle est peut être sincère Maiwenn mais elle n'est pas vraie. Et dans ce film elle mélange tout, histoire d'être sûr de ne pas passer à coté du pathos. Un film térriblement mauvais et criard.
Ce film est juste EXTRAORDINAIRE. En effet, la caméra DV de Maïwenn n'a pas accouché d'un STAR WARS.. et c'est tant mieux. Ce film est remarquable d'intelligence. Travail prodigieux des acteurs. MERCI Maïwenn.. merci 1000 fois..