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Lepouceducoin
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3,0
Publiée le 6 janvier 2013
Réellement original ce film de Michel Gondry et agréablement surpris. Passés les pitreries énervantes de Jack Black (comme à son habitude), et le jeu plus que moyen de Mos Def, ce film regorge de bonnes idées et d'originalités qui font du bien à voir. Du fait de VHS effacées par erreur par le personnage de Jack Black, les deux compères doivent sauver les meubles comme ils peuvent en retournant ces films. On revit ainsi les remakes faits de bric et de broc de plusieurs films cultes (RoboCop, SOS Fantômes, Rush Hour...) et ces moments sont vraiment les plus réussis du film car les trouvailles et les clins d'œil sont nombreux (mon préféré étant les scènes sanglantes avec des pizzas...). Ceci dit, le film s'essouffle un peu sur la fin lorsque le ton redevient plus sérieux, mais il vaut quand même le coup d’œil pour sa fraicheur.
Qu'est-ce qu'un film suédé? Il s'agit d'une sorte de remake à petit budget d'un film déjà existant, mais réalisé avec les moyens du bord par n'importe qui. On en retrouve des tas sur internet, parfois intéressants, parfois ridicules, et Michel Gondry a décidé d'en faire un long-métrage. Dans ce long-métrage, Mos Def tient une vidéothèque dans une petite ville, et son ami Jack Black, qui après un accident se retrouve entièrement "magnétique", efface toutes les bandes des cassettes vidéo. Du coup, pour garder leur clientèle, ils vont se munir d'une caméra et de quelques bricoles pour réaliser les films à leur manière. Certes, le concept est original et on se marre bien avec Jack Black. Revoir nos films cultes suédés par ces deux rigolos est sympa aussi. Mais je suis resté sur ma faim. Le film est trop lent et parfois inintéressant. Mos Def est insupportable, je le trouve très mauvais comédien, et ce n'est pas la première fois que je me fais la réflexion. L'histoire vire beaucoup dans le n'importe quoi, heureusement que Michel Gondry ne se contente pas que de mettre des scènes comiques pour faire vivre son film, et qu'il y installe aussi un hommage à l'amour qu'il porte pour le septième art. Et c'est cette partie qui est assez touchante, bien que maladroite par moments. Sinon, ça donne envie de prendre une caméra et de refaire certains films à notre manière. Tout ce qu'il manque, c'est d'un peu de temps libre.
L'univers poétique dans lequel baigne ce film (surtout dans sa deuxième partie) m'a soûlé. Pourtant, le début totalement déjanté est amusant ; malgré la présence de Jack Black dont le jeu a tendance à m'énerver. Les reconstitutions très personnelles de films de SF et d'action ("S.O.S. Fantômes", "Robocop", etc.) à base de bouts de ficelles sont les seuls moments que j'ai réellement aimé. Hélas, ces passages sont trop courts. Le réalisateur sombre dans la naïveté et l'ennui dès qu'il s'agit de réaliser un film avecspoiler: l'aide de tous les habitants d'un quartier populaire. D'ailleurs pourquoi faire référence à un cinéma de genre durant une bonne partie du film pour ensuite nous bassiner avec la création d'un long-métrage "chiant" ? De plus, l'idée que la réalisation d'un film est à la portée de tous me paraît offensant pour les vrais professionnels.
Un film réalisé par Michel Gondry sur des bidouilleurs qui bricolent des remakes avec tout un bric-à-brac de récupération, ça ressemble quand même furieusement à une mise en abyme : mettre en scène des nounours marchant dans la forêt, des trains en cartons, des studios en boîtes d'oeufs, c'est ce que l'ex-batteur de Oui-oui fait depuis plus de 15 ans dans ses clips, ses pubs, ses courts et ses longs métrages.
Pas étonnant donc que le meilleur de "Be Kind Rewind" (titre original beaucoup plus gondryesque que sa traduction littérale française) se trouve dans les films "suédés" - le duo explique à leurs clients que les films sont réalisés en Suéde, pays apparemment terriblement exotique pour les habitants de Passaic -, et dans le making off de leurs tournages. On assiste ainsi à toute la mise en boîte de leur premier film, "Ghost Busters", où les rayons ectoplasmiques sont figurés par des guirlandes de Noël, le fantôme glouton par un sac poubelle apparaissant et disparaissant à coup d'effets Mélies, et la ghostmobile par une 2 portes couverte de gaines VMC (qui rappellent le camion de Björk dans "Army of Me").
La même inventivité préside au reformatage cheap et digest de "Rush Hour 2" (Admirez le tapis-parcours de voitures de la chambre du gosse pour donner l'illusion de profondeur en dessous de Jerry suspendu dans un vide de 1,50 m), de "We were the Kings" (Admirez les gants de boxe en sacs poubelle) ou de "King Kong" (Autre mise en abyme, avec Jack Black jouant dans un remake du remake où jouait Jack Black).
Mais le plus beau film est sans doute celui que l'on voit dès le générique, et dont on suit la réalisation à la fin : la biographie arrangée de Fats Waller, du pur Gondry de la période clip, avec un noir et blanc comme dans "Cellphone's dead" pour Beck ou "Isobel" pour Björk, et des effets spéciaux home made comme la naissance de Fats ou le train qui l'emmène avec ses musiciens à New York. Ce film a été tourné réellement avec les habitants de Passaic (Michel Gondry raconte d'ailleurs que cela posait un problème vis-à-vis des règles syndicales, et que la seule façon de les faire jouer était de les déclarer en tant que danseurs), et la fierté que l'on lit sur leur visage dans la scène finale a été captée alors qu'ils découvraient réellement le film.
Malheureusement, les différents suédages font partie d'une histoire, et le lien entre ces scènes ne convainc pas toujours, la faute sans doute à un problème de tonalité, et peut-être aussi de direction d'acteurs : parfaitement raccord quand il s'agit d'incarner Robocop ou Miss Daisy, le surjeu de Jack Black ne passe pas aussi bien, alourdi par quelques gags un peu patauds et par le QI de Mike et Jerry proche de celui des héros de "Dumb and Dumber".
Dommage, car la morale de cette fable ne peut que susciter l'adhésion : contre la logique des promoteurs immobiliers et celle des avocats d'Hollywood, représentés par Sigourney Weavers qui obtient l'écrasement des oeuvres suédés par un rouleau compresseur comme s'il s'agissait de vulgaires Rollex de contrefaçon, la riposte réside dans la mobilisation des gens et l'appel à leur créativité, comme l'atteste la fin digne de "la Vie est belle" (le vrai, celui de Frank Capra). Ce propos est souligné par la présence à l'écran de deux acteurs connus pour leurs engagements, Mia Farrow et Danny Glover.
Une nouvelle fois, Gondry situe ses personnages dans un refus de grandir, si grandir signifie abandonner les rêves de l'enfance, et si l'enfance ressemble à celles de Jacques Demy ou de Stieven Spielberg, tournant image par image leurs premières fictions avec la caméra super-8 de leurs parents. Comme dans "Eternal Sunshine of the Spotless Mind" (et aussi un peu "La Science des Rêves"), il s'agit de lutter contre l'effacement de la mémoire, et la disparition de la diversité, symbolisée par les présentoirs des dévédéthèques n'exposant qu'un seul film.
Signalons enfin le site internet suédé, avec, comble de la mise en abyme, une bande-annonce elle même suédée où Michel Gondry joue tous les rôles !
En abordant Be kind, rewind, il ne faut pas se décourager devant la première partie, qui côtoie le n'importe quoi - à l'exception du film initial, cela va de soi. C'est à partir des remakes - on regrette que celui de 2001, l'Odyssée de l'espace ou celui des Parapluies de Cherbourg ne soient pas plus développés - que le film devient intéressant, initiant quelque chose que, contre toute attente, on ne voit pas venir - en même temps, tout est si confus que Gondry aurait pu nous emmener sur la Lune sans qu'on comprenne pourquoi. Be kind, rewind (mais où Gondry va-t-il chercher ses titres ...) est donc très inégal, mais certaines trouvailles sont plutôt agréables à regarder. Tout cela ne fonctionne néanmoins que le temps d'une partie du film. A noter la très jolie définition du fait amoureux selon Alma : "You know you're in love with a person when you talk to them for a minimum of 20 minutes a day in your head".
L'idée est très originale et l'imagination des personnages est débordante pour rendre hommage à tous ces grands films ! Et avec beaucoup d'humour en plus ! A voir !!
Michel Gondry est un authentique rêveur. Il n’a que faire du réalisme, seul lui importe d’entrainer la salle avec lui au pays des songes, là où tout devient possible. Quand il déclare sa flamme au cinéma, il ne s’embarrasse pas de concevoir un scénario plausible, il se concentre à transmettre des émotions. Et plus le film avance, plus il y parvient. Les mastodontes du septième art affluent, improbables restes industriels lâchés au beau milieu d’une ode radieuse au système D. Le réalisateur s’amuse à rassembler les contraires, affiche sa large cinéphilie, promeut l’entente de quartier et l’art pour tous. Son projet fleure bon l’amateurisme, le budget mince, la débrouille et la camaraderie. Quelque fois lourdaud, souvent gentillet, toujours sympathique. L’ensemble formerait une vraie réussite s’il n’était emmené par un duo sans saveur, l’insupportable égérie nerd Jack Black, et le rappeur Mos Def, qu’on aurait cru plus charismatique devant l’objectif. C’est dommage, parce qu’on met longtemps à s’intéresser aux personnages, et il faut tout la talent fabulateur du scénariste pour finalement emporter le morceau.
Avec ce quatrième film, Michel Gondry nous livre une véritable déclaration d'amour aux cinéma. Après qu'un incident électrique ai rendu Jerry magnétique et qu'il ai effacé toute les vidéos du vidéo club local, lui et son ami Mike décide de retourner tout les films à leur manière. A travers ses films "suédé" , Gondry rend un hommage à tout les films cultes qui ont dû marquer sa jeunesse tel que 2001, SOS Fantomes, RoboCop,... Le tout est porté par le duo Jack Black-Mos Def qui fait des merveilles tout au long du film grâce à des personnages drôle et attachant, interprété à la perfection. Bref, avec Be Kind Rewind, Gondry nous livre l'un de ses, si ce n'est le, meilleur film de sa carrière.
Dommage que l'originalité des deux premiers tiers sombre dans le scénario commercial attendu, vu cent, mille fois, dans le dernier tiers. Qui plus est, Michel Gondry présente un monde où un cinéma très personnel, artisanal (alors que son film a coûté 20 millions de $ !), serait acclamé par le plus grand nombre : peu vraisemblable, hélas. Un doux rêve de cinéaste un peu contradictoire donc, car assez commercial au fond, mais aussi trop cher pour être artisanal.
Ca c'est que j'appel de l'humour de cinéphile ! Evidemment il y a Jack Black, avec toujours le bon rôle pour nous faire marrer mais ce film c'est bien plus que les vannes et les gags (pour certains un peu foireux). C'est un vrai hommage aux cinéphiles. L'idée de revisité les classiques avec des moyens techniques disons le "0", est géniale ! Une bonne comédie a voir et a revoir !
Michel Gondry signe ici un film attachant en forme d'hommage au cinéma. C'est poétique, gracieux, drôle, barré mais (consciemment ou non) peut être un peu trop hype.
Du Gondry dans toute sa splendeur! c'est super original et ça fonctionne très bien une fois de plus! le film nous laisse un bon goût après visionnage, un sentiment de solidarité qui se fait rare aujourd'hui! De plus, le jeu des acteurs est tout à fait crédible ce qui le rend fort sympathique. Bonne humeur garantie! Même si le scénario fait un peu peur, ça vaut le coup d'oeil!