Peut-être que les bonnes critiques pour ce film concernent les gens qui ont une certaine nostalgie de l’insouciance de la jeunesse. Mais objectivement, c’est véritablement ennuyeux et souvent ridicule. Elles gloussent tout le temps. Elles découvrent peut-être la mer à leur âge…. On dirait les malheurs de Sophie version jeune adulte. Certains disent que cela a inspiré les films comme beau fixe ou liberté oleron, sauf que dans ce dernier on avait des acteurs et un comique qui nous tenait en haleine. Ici à part la banalité des dialogues…
Une chronique estivale légère et spontanée mais sans étincelles et avec pas mal de longueurs, qui nous rappelle néanmoins avec nostalgie les souvenirs de nos vacances de jeunesse à la mer !
Ressortie en salles des quatre longs métrages de Jacques Rozier, cinéaste de la nouvelle vague admiré par la critique, qui ne trouvera qu'une audience confidentielle auprès du public.
"Du côté d'Orouet" deuxième opus du cinéaste (1973) repose sur un scénario simplissime, étiré à l'envie, dont la chute finale exprimée dans les cinq dernières minutes peut laisser un profond sentiment de mélancolie.
Certains commentateurs verront au travers du séjour balnéaire en Vendée de ces trois copines, une réflexion sur la liberté, l'insouciance.
C'est vrai, mais c'est surtout ( de mon point de vue) un regard sur la banalité de la vie, sur la difficulté d'aimer et de trouver un partenaire, sur la solitude.
Rozier prend son temps ( 150 mns) - le film a été conçu pour la télévision et devait être présenté à sa conception en deux parties - pour nous raconter une histoire et pour finalement retourner le miroir en un tour de main dans notre direction.
On reconnaîtra certaines influences passées ou futures ("la collectionneuse" (1967) " Pauline à la plage" (1983) ou " Conte d'été " (1997) de Rohmer, mais aussi " Beau fixe "(1987) Christian Vincent ainsi que le style filmique de certains opus de Jacques Rivette ).
La durée excessive du titre, ses ellipses, ne se justifient pas toujours, mais le propos général rend sa vision attachante.
On notera que le film fût tourné en 16mm et " gonflé" en 35 mm pour son exploitation en salle. Cette manipulation technique se traduit parfois pour le spectateur à éprouver une petite difficulté à comprendre certains dialogues.
Tranches de vie de trois copines dans une villa que possède la mère de l'une d'elles en bord de mer en Vendée, durant la première moitié de septembre. Pendant deux heures on va donc se farcir les "tribulations" de trois pimbêches qui ne savent absolument rien faire hormis parler pour ne rien dire et rire de leur inconsistance. spoiler: Heureusement Gilbert, qui travaille dans le même bureau que l'une d'entre elles va décider de venir passer quelques jours sur la côte et pimenter de sa naïveté leur vacances. Intéressé par l'une des filles, celles-ci n'auront d'autre idée que de profiter de sa gentillesse, de sa crédulité pour être plus exact. Les scènes sont longues, parfois bien pénibles spoiler: (passage avec les anguilles) ou sans but spoiler: (ça parle durant 10 minutes d'un casino, ça se prépare pour y aller et finalement arrivés devant, on passe à une autre scène le lendemain) ou même incohérentesspoiler: (elles arrivent avec leurs bagages en bateau de pêche, alors qu'il n'y a pas de quai à proximité de leur demeure, seulement une plage de sable longée...par une route) . On peut parler d'insouciance, mais ne penser à rien de pratique à ce point là même en vacances, c'est de l'indigence intellectuelle sévère. On peut être séduit par l'atmosphère générale du film, plage déserte, tranquillité, farniente, liberté d'être, Dans nos sociétés sous tension constante, un tel changement d'ambiance s'avère salutaire, mais l'auteur n'aurait pas été plus mal inspiré s'il avait donné un peu de jugeote à au moins l'une des trois filles. "Des vrais nanas" diront certaines et certains. Mouaif!