Touchez pas au grisbi
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Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 mars 2019
« Touchez pas au grisbi » a une «importance» un peu particulière, et ce, pour deux raisons: la première, c’est que ce film a permis a Jean Gabin de conquérir de nouveau les sommets du box office. Lui qui depuis son retour de la guerre, continuait de jouer dans des films à succès, mais qui peinait quand même à trouver sa place dans ce cinéma d'après-guerre. La deuxième c’est que ce film a lancé la carrière d’un certain Lino Ventura. Et oui, si ce film n’avait pas vu le jour, Lino serait resté un anonyme parmi la foule. Ce parait impossible à concevoir aujourd’hui étant donnée sa notoriété. Bref. Voici un polar auquel le titre colle parfaitement. Il s’agit ici de conserver un grisbi en lingots d’or. Deux mecs, deux gangsters, des vrais s’affrontent pour se l’approprier: Monsieur Max (Gabin) et Angelo (Ventura). Mais il ne faut pas se leurrer, « Touchez pas au grisbi » a beau être un classique, un film culte, il ne s’agit que d’un polar ordinaire dont le principal intérêt réside dans la confrontation entre les deux monstres sacrés que sont Gabin et Ventura. Tout le reste, c’est du classique. La mise en scène (bien qu’elle soit signée Jacques Becker) est très lancinante, le rythme, itou et les dialogues manquent sérieusement d’envergure (là on aurait eu besoin d’Audiard). Aujourd’hui, la seule raison qui pousse à regarder ce film, c’est la confrontation entre ses deux acteurs principaux.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2024
« Touchez-pas au grisbi » tient un peu du miracle, qui aura réuni pour une seule et unique fois Jacques Becker et Jean Gabin. Jacques Becker vient d’essuyer deux échecs au box-office avec « Casque d’or » et « Rue de l’estrapade », il cherche alors avidement un sujet pouvant plaire au public. En lisant « Touchez pas au grisbi », le premier roman d’Albert Simonin paru en 1953, il est certain qu’il peut entrer à nouveau dans le jeu.
Pour le premier rôle, Jean Gabin n’est pas le premier choix de Becker qui pense tout d’abord à Daniel Gélin qu’il connaît bien pour l’avoir dirigé trois fois. L’acteur alors jeune premier en vogue, refuse. François Périer un temps envisagé est finalement jugé trop jeune pour le rôle. Le producteur/éditeur Gino Del Luca avec qui Gabin est sous contrat, le propose à Becker qui est tout d’abord réticent, pensant qu’il représente un cinéma révolu. Effectivement, depuis son retour d’Hollywood en 1946, Jean Gabin a tourné dans quatorze films qui ne lui ont pas permis de se replacer au premier rang, son image étant brouillée en partie à cause d’un vieillissement prématuré.
Le réalisateur finit tout de même par se dire qu’il peut tirer profit de ce qui a été jusqu’alors un handicap pour l’acteur effectuant son retour. Le roman de Simonin qui participe avec Jacques Becker à l’écriture du scénario, s’intéresse à un tandem de truands sur le retour aux tempéraments opposés qui vont devoir faire face durement à une fin de carrière qui ne se passera pas du tout comme Max (Jean Gabin), le leader du duo, l’avait organisée. Un refus du déclin, ajouté à une faiblesse de caractère amènent Riton que Max surnomme amicalement « ma petite tête de hérisson » à trop parler sur ce qui devait être leur « dernier coup » à une jeune cover girl pour laquelle il en pince (Jeanne Moreau). Les deux hommes vont devoir affronter un jeune loup de la nouvelle garde qui ne s’embarrasse pas de grands principes ou d’un soi-disant « code d’honneur », en la personne d’Angelo (Lino Ventura dans son premier rôle à l’écran).
L’intrigue classique, parfaitement menée, sert essentiellement de support à l’intérêt que porte Becker à la relation des deux malfrats qui comme les cow-boys de Sam Peckinpah un peu plus tard, refuseront de renoncer au mode de vie d’un Ouest finissant, niant pour l’un que les ans doivent lui dicter leur impitoyable loi, écartant pour l’autre l'idée de tirer le rideau en abandonnant celui qu’il a toujours tiré par la manche. Jean Gabin en interprétant Max dit le menteur (en raison de ses talents de séducteur) avec toute l’humanité et le talent qu’il porte en lui, s’ouvre une porte royale pour les deux décennies à venir où il sera jusqu'à son dernier souffle « le parrain » du cinéma français.
Il faut le voir trimballer gaillardement sa silhouette légèrement alourdie et ses traits marqués par les nuits sans sommeil pour donner encore le change avec dans le fond de ses yeux humides, la petite étincelle qui vacille mais lutte encore pour rester allumée. Acteur grandiose dirigé par l'un des plus grands cinéastes de l’après-guerre, le résultat ne pouvait qu’être au rendez-vous. Le spectateur n’est pas déçu, soixante ans après sa sortie le film n’a pas pris une ride, dévoilant imperceptiblement une noirceur que la lumière des bars, restaurants et cabarets où ces malfrats d'un autre temps déambulent, ne parvient pas à masquer.
René Dary qui avait tenu les rôles dévolus à Gabin pendant son séjour à Hollywood et conseillé à Becker par ses soins, est lui aussi prodigieux avec un regard inquiet et désespéré qui ne le quitte jamais. Lino Ventura débutant, plante sa fourchette dans le plat comme s’il avait toujours été assis à côté de Gabin. Paul Frankeur, juste comme une horloge suisse, s’affirme comme le parfait pendant de Gabin qui ne cessera de l’imposer par la suite à ses côtés. Jeanne Moreau, Dora Doll, Gaby Basset (la première femme de Jean Gabin), Denise Clair dans des rôles un peu mineurs au sein de ce que l’on peut sans trop se tromper nommer un film d’hommes, renvoient parfaitement la balle. Jean Gabin le plus grand acteur français de tous les temps ? Comment ne pas répondre par l’affirmative ? De la musique de Jean Wiéner, on retiendra la célèbre rengaine à l’harmonica qui si elle n’occupe qu’une place minime comme toujours dans les films de Jacques Becker, donne sa marque de fabrique au « Grisbi ».
kray
kray

68 abonnés 1 266 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juillet 2010
Un grand classique du policier français. Gabin , ventura, tous sont exceptionnels , et l'intrigue palpitante .
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mai 2008
Un bon petit polar. Jean Gabin tire le film vers le haut avec sa classe. Lino Ventura fait sa première apparition, elle est assez transparente. Le scénario est pas mal, il aurait toutefois mérité d'être approfondi. Les dialogues sont bien plats, ils m'ont déçu.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 janvier 2012
Pas mauvais ce film de gangster, mais il ne vaut pas le tonton flingueurs, sinon Gabin, Dary et Ventura.
Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 avril 2014
Oui, bon, Touchez pas au grisbi est un petit film policier conventionnel qui sans vraiment décevoir n’enchante guère non plus.
Coté casting de bons acteurs certes, mais pour des rôles sans grand relief et somme toute, classiques. Gabin ne force pas son talent pour jouer un personnage basique bien qu’assez intéressant. Lino Ventura n’a qu’une présence anecdotique, et le seul qui m’a finalement un peu surpris ici c’est René Dary, qui se démarque du lot notamment grâce à son personnage, pour le coup un poil plus surprenant. Il y a quelques bons seconds rôles aussi, mais là encore, Touchez pas au grisbi donne l’impression de ne pas leur faire beaucoup de place, en les confinant à des archétypes du polar ou simplement en les mettant de cotés (charmante Jeanne Moreau par exemple mais comme Ventura, très sous-exploitée).
Le scénario est tout de même des plus simples, et le film à un gros souci au décollage. Le début est très laborieux, d’une lenteur frappante, on y verra Gabin se mettre en pyjama, Gabin se laver les dents, Gabin regardant un spectacle, Gabin manger du pâté… bref, cette première partie est d’une rare mollesse. Heureusement dans la deuxième partie ca embraye, et ca sauve clairement le film d’un 1.5 ou d’un 2 pointé. L’histoire se met enfin en place, le film gagne son statut de polar, l’ensemble prend plus de relief, et la gradation s’avère finalement pas mal jusqu’à un final réussi. L’épilogue est tout de même bon.
La réalisation a vieilli, c’est certain. La mise en scène ne fait pas des folies, avec un Jacques Becker assez mou qui se répète beaucoup. A noter ainsi le nombre de scènes avec les ascenseurs, elles sont légions dans ce métrage. Malgré tout l’ensemble est proprement fait, et il se débrouille relativement bien dans l’action vers la fin, sans non plus faire des étincelles. La photographie en revanche n’est pas des plus soignées, avec une trop grande sobriété de ton, et un résultat peu concluant pour les scènes nocturnes. Autant le dire de suite on ne sait presque jamais si l’on est en plein jour ou la nuit, tant les éclairages se ressemblent. Quant aux décors, malgré des idées imaginatives (cool le nu intégral au-dessus du lit du blessé !), ca reste moyen, mais convenables. Ce film ne se démarquant toutefois guère d’autres réalisations du genre de ce point de vue. Enfin la musique est assez répétitive, et souvent envahissante. Plutôt correcte, il faut néanmoins avouer qu’avec un son pas terrible des années 50, les dialogues couverts par la musique sont parfois presque inaudibles.
En clair, Touchez pas au grisbi est un petit film policier qui s’adresse tout de même très clairement à un public déjà conquis. Il ne fera sans doute pas beaucoup de converti au genre polar de la Grande Époque, et cela, malgré un casting alléchant qui promettait une petite référence. L’ensemble porté par un scénario quelconque, souffre de personnages assez conventionnels pas à la hauteur des interprètes. Clairement sauvé par sa deuxième partie, Touchez pas au grisbi arrache la moyenne.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 janvier 2014
Pour son premier rôle au cinéma, on trouve un Lino Ventura déjà exceptionnel, très à l’aise, et ce même en face de l’immense Jean Gabin, toujours aussi charismatique.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 novembre 2010
On le présente souvent comme un des précurseurs des polars à la française bien avant Melville et autres, "Touchez pas au Grisbi" de Jacques Becker même si il m'a laissé sur ma faim mérite d'être vu rien que pour ses interprètes. On peut en effet apercevoir Jeanne Moreau toute jeune et un certain Lino Ventura dans son premier rôle et faisant déjà preuve d'une étonnante maturité. Le tout bien sûr completé par un Gabin au mieux de son charisme. Cependant malgré ces bons points il faut reconnaitre que l'oeuvre en elle même ne passionne pas. Visuellement la mise en scène de Becker fait preuve de sobriété et s'en sort bien mais on attendait une histoire un peu plus excitante avec un tel casting et on se retrouve finalement avec un scénario archi-classique et sans rebondissements majeurs. Le film laisse ainsi un gout en demi teinte dans la bouche.
AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 895 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2020
Précurseur du film de mafieux, Touchez Pas Au Grisbi déçoit par son manque de poigne. L'action y est comme engluée, chaque situation, chaque développement, semble prendre des heures à se mettre en place et se dérouler à un train de sénateur notamment à travers des dialogues souvent trop verbeux et pas toujours très compréhensibles, la faute à un argot omniprésent. L'ensemble du casting, sans grand reproche, tente bien d'insuffler un peu de vie à cette histoire, mais cela ne suffit pas à relever le niveau d'un scénario trop mou et à l'intrigue un peu simpliste.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 août 2017
Je croyais que ce polar me plairait davantage mais Touchez pas au grisbi ne m'a pas emballé, polar réputé du cinéma français pour différentes raisons notamment ayant relancer la carrière de Gabin qui allait se spécialiser dans les rôles de patriarche bougon ayant bon cœur ou encore de faire connaître Lino Ventura dans un véritable rôle.
Touchez pas au grisbi ne fait pas partie de ces polars secs et nerveux comme je les apprécie alors que je pensais que ce serait le cas, je trouve la première heure assez longue et ne proposant pas une intrigue très passionnante à suivre ; reste les acteurs qui apportent de la saveur à un film qui en manque ainsi qu'un charme désuet dû en partie à l'argot de l'époque.
La dernière demi-heure privilège l'action mais arrive trop tard pour remonter le niveau selon moi d'un film un peu mou et traînant par moment.
A découvrir cependant Touchez pas au grisbi ne marquera pas mon esprit.
sly-stallone88
sly-stallone88

244 abonnés 2 224 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2011
du policier comme on aime, dialogues, duels et règlements de compte !!!
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2011
Classique, un peu trop, mais le film reste prenant.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 12 décembre 2017
Je me réjouissais de revoir ce polar en noir & blanc truffé d'argot. Mais j'ai trouvé que ce film pêche par son manque de rythme. On met quasi une heure avant que cela ne "bouge". L'intrigue est pauvrissime. On voit trop bien par certains plans bien lourdement insistants que le film est fait pour ses protagonistes. Non vraiment, par rapport à "Le Deuxième souffle" (malgré une invraisemblance), Touchez pas ne tient plus la route !
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2024
Quoi que l'on en pense, "Touchez pas au grisbi" n'a rien d'anecdotique dans le cinéma français. Puisqu'il s'agit du film qui a relancé la carrière de Jean Gabin, qui embrassera ensuite ces personnages de sachant charismatique. Et c'est aussi le premier rôle de Lino Ventura, qui se fera repérer en inquiétant gangster.
Sur le film en lui-même, je comprends qu'aujourd'hui on puisse décrocher. L'argot parisien est amusant, mais il n'y a pas vraiment la verve des films dialogués par Audiard. Et le rythme est assez lent, pour une histoire marquée par un fatalisme relativement prévisible.
Néanmoins, "Touchez pas au grisbi" bénéficie de ses acteurs de caractère. De quelques choix originaux, dont le fait de ne pas montrer le braquage dont le magot attire tout le monde. Et d'une jolie ambiance noire qui fait la part belle au développement des personnages.
Car l'intérêt du film ne sera pas tant un règlement de compte entre gangsters. Mais plutôt comment Max, truand en fin de carrière, peut encore gérer ses affaires... et surtout ses amitiés et son honneur.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 août 2025
Que s'interrogent ceux qui fantasment sur cette période sur leur conception de la virilité et leur vision de la femme... Une fois ce contexte rappelé, ce film de gangsters bénéficie d'atouts certains: la présence incomparable de Jean Gabin, le choix de s'appesantir sur la lassitude de deux bandits après un coup juteux aux conséquences logiquement imprévues, une tonalité désabusée s'opposant aux avantages sociaux, économiques, relationnels dont bénéficie Max le menteur. Cependant, le reste du récit est très convenu, à l'image d'une réalisation banale, qui ne parvient jamais à instaurer suspense ou attrait pour le sort des protagonistes. Quelques idées intéressantes, mais un ensemble peu trépidant.
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