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ldi-maria78
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4,0
Publiée le 23 décembre 2020
Le film est certes sans éclat, très classique, mais procure toujours un grand plaisir à regarder, un Gabin magistral et la première apparition de Lino au cinéma. Certainement, l’un des meilleurs films policiers français. Un polar que je vous conseille fortement.
Un des nombreux films policiers dans lesquels a joué Gabin, mais celui ci, en plus d'être meilleur que d'habitude,il marque le grand retour de l'acteur mythique, après quelques déceptions. Comme il le disait lui même, un bon film est basé sur un bon scénario, règle qu'il suit à la lettre. C'est un film qui est resté et qui restera encore pendant pas mal de temps un grand morceau du patrimoine Français et cinématographique.
Ayant presque un demi siècle entre ce film et ma naissance, on découvre que le cinéma contemporain n'a pas inventé grand chose. C'est une histoire simple qui se finit par un échec comme certains films de gangster de Gabin que j'ai eu l'occasion de voir (plus récent je repense à Mélodie en sous-sol).
Il ne marque pas autant que Razia sur la Schnouf met il met bien en avant Gabin même si j'ai l'impression personnelle que les films repose énormément sur la présence et le jeu de Gabin plus que sur autre chose. Après, comme je disais, le cinéma actuelle n'a rien inventé.
Un bon vieux polar à la française comme on n'en fait plus. Certe ça manque un peu d'action et de rythme car il y a beaucoup de parlotte, mais le film est à voir pour son charme rétro et Jean Gabin en dur à cuir un peu macho. (il faut voir la scène ou il distribut les baffes à gogo).
C'est noir et blanc, noir dans sa réalité et blanc dans ses propos! direct et brut en Amour ou en amitiés, honnête dans ses codes! Quelle classe, quels dialogues, qui a écrit que les films français..?
Ce que j'aime ses costumes élégants d'époque, qui dans un noir et blanc de toute beauté, rend une atmosphère nocturne tout à fait singulière. Le film se jour sur un faux rythme qui lui donne tout son charme et malgré une intrique de gangster très classique, on se prend à suivre l'histoire de ce malfrat distingué et fatigué, lassé de vivre mille fois les mêmes scènes et qui va se révéler un Homme par son amitié indéfectible. On aurait aimé rester auprès de Jean Gabin, bien longtemps encore, ce film indémodable, entre autres, nous le rend si proche.
Le film est visuellement beau et Gabin fait du Gabin. Cependant ça a quand même pris un coup de vieux. Mais j'ai pas vu le temps passer, et rien que pour les costard, les gueules, l'argot, le bruit des talons sur les pavés d'un Paris méconnaissable, ça vaut le coup de le revoir.
Film fondateur du polar français moderne, "Touchez pas au grisbi" réalisé par Jacques Becker surprend encore aujourd’hui par son calme et sa retenue. Là où d’autres réalisateurs auraient mis l’accent sur l’action, Becker préfère filmer les gestes du quotidien, les silences, les habitudes d’un milieu criminel fatigué. Cette approche donne au film une profondeur presque mélancolique, très éloignée des clichés du gangster glamour.
Jean Gabin trouve ici l’un de ses rôles les plus beaux. Il joue un gangster vieillissant qui ne cherche plus la gloire, seulement la tranquillité. Le charisme naturel de Gabin fait merveille, mais c’est surtout sa douceur qui impressionne, une forme de lassitude noble qui devient la véritable force du film. À ses côtés, Lino Ventura effectue une entrée fracassante dans le cinéma et impose dès son premier rôle une présence brute et magnétique. Leur duo raconte presque tout ce que Becker veut dire sur la loyauté, l’usure du temps et les codes d’honneur d’une époque en train de disparaître.
La mise en scène est d’une élégance discrète. Pas de mouvements ostentatoires ni de dialogues surécrits. Becker préfère laisser respirer ses scènes, ce qui rend l’univers du film étonnamment vivant. On peut trouver le rythme lent si l’on cherche un polar nerveux, mais c’est justement cette lenteur maîtrisée qui fait la singularité de l’œuvre. Elle donne au récit une densité humaine que bien des films du genre n’ont jamais atteinte.
Un polar simple en apparence, mais qui, scène après scène, construit une atmosphère crépusculaire inoubliable.
superbe film mettant le pied à l'étrier de Lino Ventura et permettant à Gabin de relancer sa carrière en perte de vitesse . Les dialogues sont exeptionnels et nous font redécouvrir l'argot de l'époque .
Un plongeon dans les années cinquante qui fait un bien fou. On y parle un français sans aucun anglicisme. On y est viril mais galant. On s'y tire dessus et on mange du pâté sur des biscottes, mais on le fait toujours en costume-cravate impeccable. D'ailleurs, on en change toujours pour un rendez-vous galant. Et quand on découche dans la garçonnière de son ami, on se met en pyjama, et les draps dans le placard sont toujours impeccablement pliés. Ce qui frappe finalement dans le film, c'est toute la classe qui nous manque aujourd'hui.
Avec Touchez pas au grisbi, Jacques Becker transforme le film de gangsters en chronique crépusculaire, où la fatigue des corps et l’usure des fidélités comptent davantage que l’action elle-même. Jean Gabin impose une présence magnifique de lassitude et d’autorité tranquille, donnant au personnage de Max une profondeur mélancolique rare dans le polar français de l’époque. Becker excelle dans les détails du quotidien, les silences et les gestes ordinaires, faisant naître une tension discrète à partir d’un simple repas ou d’une conversation entre truands vieillissants. Pourtant, derrière cette élégance naturaliste et cette atmosphère de fin de règne très subtile, le récit paraît parfois trop retenu pour atteindre une véritable intensité dramatique. Une œuvre fondatrice et profondément humaine, admirable dans son dépouillement, mais dont la nonchalance feutrée peut aussi laisser une impression légèrement distante.