Un film noir à l'ancienne, bourru, viril et délicieusement écrit. Becker réalise un film ciselé et parfaitement rythmé, à l'ambiance particulière dans laquelle on se sent tout de suite bien. On aimerait faire partie de ce Paris interlope fait d'amitiés éternelles et de trahisons si prévisibles. La réalisation est efficace et dynamique et les dialogues sont un vair petit bijou. On se régale de chaque réplique, d'autant plus que celles-ci sont servies par une brochette d'acteurs mythiques totalement dans leur élément.
Touchez pas au Grisbi est peut être plus connut en tant que réplique d'Audiard pour les tontons flingueurs que pour un film à part entière. Ne vous y trompez pas les dialogues ici ne sont pas signés Audiard,malheureusement ceux ci n'ont rien de percutant et dates carrément d'une autre époque. Tout comme date la mise en scène de Beker,dans laquelle il ne se passe pas grand chose,les scènes de danses au cabaret sont sans intérêt et sont interminables. Alors oui c'est le film qui révéla Lino Ventura qui a déjà une véritable présence cinématographique. Hormis ça pas grand chose à retenir de ce film poussiéreux.
film noir avec GABIN toujours dans le même rôle, celui d'un gangster, beau parleur et qui en impose; Max a fait le coup de l'année des lingots d'or avant de prendre sa retraite, mais cela ne va pas se dérouler comme prévu . on y voit PIGALLE dans les années 50 j'ai trouvé ce film plutôt lent
Ayant presque un demi siècle entre ce film et ma naissance, on découvre que le cinéma contemporain n'a pas inventé grand chose. C'est une histoire simple qui se finit par un échec comme certains films de gangster de Gabin que j'ai eu l'occasion de voir (plus récent je repense à Mélodie en sous-sol).
Il ne marque pas autant que Razia sur la Schnouf met il met bien en avant Gabin même si j'ai l'impression personnelle que les films repose énormément sur la présence et le jeu de Gabin plus que sur autre chose. Après, comme je disais, le cinéma actuelle n'a rien inventé.
Film qui relança la carrière de Jean Gabin qui jusque là faiblissait, "Touchez pas au grisbi" permet à l'acteur de trouver un rôle sur mesure en gangster bougon et lucide qui pense à la retraite après un gros coup. Confrontation des générations (Lino Ventura face à Gabin) aussi bien au niveau des personnages que des acteurs, le film retranscrit parfaitement l'atmosphère des années 50 et bénéficie d'un scénario plutôt simple mais efficace que Jacques Becker met en scène avec talent, prenant son temps pour installer l'ambiance et définir les personnages avant de finir sur une scène de fusillade très réussie.
Le film qui a relancé la carrière de Gabin et lui a donné le goût des rôles de patriarche du milieu. Par la suite, il finira par se caricaturer dans ces emplois taillés sur mesure. Ici, il est parfait. Le mérite en revient grandement à Albert Simonin, auteur du roman éponyme et qui a signé les dialogues du film. Si Michel Audiard, par la suite, utilisera la langue verte pour tirer de mémorables feux d’artifice verbaux, Simonin est beaucoup plus sobre. Pas de paroles inutiles, seuls quelques traits d’humour. L’atmosphère est crépusculaire, le ton est tranchant. Le milieu est impitoyable et ces truands sur le retour, qu’on pourrait croire débonnaires, peuvent encore mordre! A ce jeu-là, Lino Ventura, qui débute à l’écran, impose déjà un physique remarquable, mais il faudra attendre un peu pour le voir briser la glace et devenir le grand acteur qu’on connaît. René Dary, excellent choix de casting, est le complément parfait de Gabin, loser benêt manipulé par sa maîtresse. Jacques Becker signe une mise en scène stylée et d’une grande lisibilité : du début à la fin, rien ne semble forcé, tous les plans s’enchaînent avec le plus grand naturel. Avec la belle photo de Pierre Montazel et la célèbre musique de Jean Wiener, cela donne un classique du polar à la française, qui a remarquablement bien vieilli.
Le film noir à la française c’est la plupart du temps une histoire de gangsters, avec tout le pittoresque un peu facile, ou carrément démagogique, du milieu. Il n’y a réellement que Melville qui ait réussi à partir de là pour faire quelque chose d’original (si on laisse de coté les parodies de Lautner). Becker reste dans les clous, on a droit à Pigalle, aux histoires d’hommes… Mais heureusement il part d’un roman avec une intrigue intéressante, et la réalisation est documentée et rigoureuse, en en faisant pas trop sur l’argot, le folklore du truand, les codes d’honneur. On aime ou on n’aime pas le genre, on est obligé de saluer le travail du réalisateur.
Un bon vieux polar à la française comme on n'en fait plus. Certe ça manque un peu d'action et de rythme car il y a beaucoup de parlotte, mais le film est à voir pour son charme rétro et Jean Gabin en dur à cuir un peu macho. (il faut voir la scène ou il distribut les baffes à gogo).
Un film noir à la française avec Gabin et également Jeanne Moreau et Lino Ventura aux débuts de leurs carrières. Le film a quand même vieillit mais reste intéressant pour son côté noir, sa thématique de l'amitié et son cadre d'époque. Dans le genre, pas mon Gabin préféré.
Toute l’âme du cinéma des années 50 est concentrée dans ce film noir. En plus de nous faire découvrir l’argot des gangsters d’après guerre, ce thriller nous propulse une intrigue parfaitement ficelé et dont l’humanité des personnages, pourtant patibulaires, est très bien mis en lumière à travers leurs relations et leurs dialogues que l’on croirait signés de la plume d’Audiard. Le rôle de Max semble avoir été écrit pour Jean Gabin tant il lui colle à la peau. L’autre atout du film est d’avoir permis de révélé un nouveau talent, Lino Ventura dans son premier rôle.
Grand classique de la filmographie de l’immense Jean Gabin, "Touchez pas au grisbi" n’est pourtant pas son film le plus réussi. Pourtant, on retrouve cette ambiance à l’ancienne qui fait le charme des vieux films avec ses voyous habillés comme des milords, ses rivalités entre gangs, ses femmes forcément réduits au rang de potiches serviles, son argot parisien… On se délecte également de l’interprétation, comme toujours sans fausse note, avec le grand Jean Gabin magnifique en truand respecté, René Dary en complice de toujours, Dora Doll et Jeanne Moreau en danseuses de revue, Paul Frankeur en patron de boîte et surtout la première apparition de l’énorme Lino Ventura qui éclaboussait déjà l’écran de son charisme. L’affrontement entre Gabin et Ventura, deux des plus grands monstres sacrés du cinéma français, est d’ailleurs le principal intérêt du film qui, pour le reste, s’avère d’une facture particulièrement classique. La mise en scène, tout d’abord, souffre d’un rythme lancinant que ne vient pas relever la musique (anecdotique) ou le travail sur l’image (idem). Certaines scènes sont même franchement inutiles, à commencer par celles de la maîtresse américaine de Max. Ce défaut, inhérent à la plupart des vieilles productions, en est particulièrement frappant en raison d’une intrigue sans grande surprise qui ne doit son salut qu’à la présence de Gabin et Ventura et à un final crépusculaire surprenant. Quant aux dialogues, on aurait particulièrement apprécié que Michel Audiard soit de la partie. Au lieu de répliques mémorables, on a le droit à un recueil de toutes les expressions du milieu parigot des années 50. C’est déjà ça, sans doute, mais c’est insuffisant pour rivaliser avec les grands films de Gabin.