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dougray
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3,0
Publiée le 8 janvier 2012
Grand classique de la filmographie de l’immense Jean Gabin, "Touchez pas au grisbi" n’est pourtant pas son film le plus réussi. Pourtant, on retrouve cette ambiance à l’ancienne qui fait le charme des vieux films avec ses voyous habillés comme des milords, ses rivalités entre gangs, ses femmes forcément réduits au rang de potiches serviles, son argot parisien… On se délecte également de l’interprétation, comme toujours sans fausse note, avec le grand Jean Gabin magnifique en truand respecté, René Dary en complice de toujours, Dora Doll et Jeanne Moreau en danseuses de revue, Paul Frankeur en patron de boîte et surtout la première apparition de l’énorme Lino Ventura qui éclaboussait déjà l’écran de son charisme. L’affrontement entre Gabin et Ventura, deux des plus grands monstres sacrés du cinéma français, est d’ailleurs le principal intérêt du film qui, pour le reste, s’avère d’une facture particulièrement classique. La mise en scène, tout d’abord, souffre d’un rythme lancinant que ne vient pas relever la musique (anecdotique) ou le travail sur l’image (idem). Certaines scènes sont même franchement inutiles, à commencer par celles de la maîtresse américaine de Max. Ce défaut, inhérent à la plupart des vieilles productions, en est particulièrement frappant en raison d’une intrigue sans grande surprise qui ne doit son salut qu’à la présence de Gabin et Ventura et à un final crépusculaire surprenant. Quant aux dialogues, on aurait particulièrement apprécié que Michel Audiard soit de la partie. Au lieu de répliques mémorables, on a le droit à un recueil de toutes les expressions du milieu parigot des années 50. C’est déjà ça, sans doute, mais c’est insuffisant pour rivaliser avec les grands films de Gabin.
Touchez pas au grisbi, oui mais qu'est-ce donc le grisbi ? c'est de l'argent, du pèse, du fric. Superbe film policier français, un casting ou chaque protagoniste s'impose, explose. Jean Gabin qui joue Max, personnage que l'on devine déjà très débrouillard et dont il est difficile de faire déstabilisé son aplomb et qui vaut mieux pas trop chercher. L'acteur René Daray touchant pour son personnage Riton, la présence de Jeanne Moreau dont on va pas se plaindre, et je termine par le grand Ventura. Toutes les situations ou ils se trouveront est un régal de dialogues et de prestations, on ne lâche pas une miette du début à la fin.
Comme la plupart des polars français de l'époque, "Touchez pas au grisbi" est un film extrêmement bavard. Tant et si bien qu'on s'ennuie vite. Le scénario manque terriblement de ressources pour remédier à ce problème, et les 70 premières minutes passent lentement, très lentement... Alors, Gabin a beau éclabousser de toute sa classe tout ce petit monde, la mise en scène de Becker a beau être d'un classicisme remarquable, on trouve quand même l'ensemble extrêmement poussif. Mais fort heureusement, les trente minutes de conclusion rehaussent de fort belle manière sa qualité générale. Becker nous offre ainsi de fort jolies scènes d'action, pour ne pas dire époustouflantes (on n'est qu'en 1955!), de même qu'une conclusion très forte, bien loin des traditionnels happy-endings des films noirs hollywoodiens de la même époque. On ne peut donc que regretter une entame trop longue, qui si elle avait été (fut-ce possible?) mieux gérée, aurait dans doute pu faire de ce "Touchez pas au grisbi" (Lion d'or à la Mostra de Venise) un très grand film. À noter également la petite apparition de Lino Ventura dans un second rôle, qui laissait déjà espérer le meilleur pour la suite ("Les tontons flingueurs", "Garde à vue" notamment).
"Touchez pas au Grisbi"(1953)est une institution du film de gangsters à la française.Il relança la carrière après-guerre de Jean Gabin,et contribue à donner une image plus sympathique des bandits,bien qu'il s'attache aussi à une forme de sobriété dans leurs actes.Jacques Becker(père de Jean)n'a pas peur de laisser traîner son intrigue,pour laisser se développer les rapports entre les personnages.En truand vieillissant,désillusionné et loyal,Gabin y est formidable,et confirmait sa stature d'acteur proche du peuple.Les débuts de Lino Ventura,ex-catcheur,étaient fulgurants,avec une présence physique presque animale.Jeanne Moreau fait aussi partie de la distribution en fille de joie.Le Grisbi en question,ce sont les 50 lingots d'or dérobés par Gabin et sa bande à orly,.Ce qui suscite les jalousies,et précipite la confrontation entre 2 races de gangsters:ceux qui ont une parole et ceux qui tirent.Les scènes de poursuite automobile sont plutôt bien filmées pour l'époque,mais Becker abuse des séquences en studio où il ne se passe pas grand chose.Un grand classique,cependant, enveloppé dans un noir et blanc distancié.
Pour moi, Touchez pas au grisbi, c'est avant tout le premier rôle du très grand Lino Ventura au cinéma. Pas n'importe quel rôle en plus, puisqu'il joue un truand italien rival de Jean Gabin, rôle qu'il avait d'abord refusé avant d'accepter. C'est également le début de la nouvelle carrière de Jean Gabin, qui n'avait plus la cote qu'il avait avant la guerre, et c'est aussi un des premiers rôles de Jeanne Moreau. Touchez pas au grisbi n'est pas exempt de tout reproches non plus, le scénario est très simpliste par exemple, le film se laisse bien regarder sans non plus être inoubliable. Un classique du cinéma français, peut être un peu surestimé, mais qui vaut le coup d'œil pour ses interprètes et surtout le face à face entre Gabin et Ventura.
Touchez pas au grisbi est un classique français du film de gangster bien macho . Tout y est : des dialogues percutants , une superbe musique , une magnifique photographie en noir et blanc et un Jean Gabin qui s'impose par son charisme sur toute la durée du film , notamment lors d'une scène mythique où il distribue des baffes à tour de bras . Simplement un classique !
Ce film a été proclamé chef œuvre Absolut par pas mal de monde... Moi j'ai simplement eu l'impression de voir un film banal et qui a très mal vieillit. C'est certes sympa, ça se laisse certes regarder mais ce n'est pas non plus grandiose... Les acteurs sont d'ailleurs plutôt mauvais dans l'ensemble, mais ceci est surtout du à leurs répliques pas franchement tonitruantes...
Film majeur dans l'Histoire du "polar à la Française", puisqu'il est l'un des tous premiers du genre, face aux innombrables polars U.S qui pullulaient dans les salles obscures de l'époque. Avouons le tout de suite, Touchez pas au grisbi (1954) ne bénéficie pas d'un scénario révolutionnaire, il est même plutôt simpliste tant dans le fond que dans la forme. Max & Riton viennent de réussir leur plus beau coup, dérober 50 millions de francs en lingots d'or. Mais la nouvelle va s'ébruiter et Angelo, un trafiquant, décide de s'emparer du magot en kidnappant Riton (et espére un échange, lingots contre Riton). Histoire conventionnelle et conflit entre générations, d'un côté, les vieux roublards (Max & Riton) et d'un autre la relève (Angelo). Niveau distribution, on est plutôt gâté avec Jean Gabin, René Dary et dans son tout premier rôle au cinéma, Angelo Borrini (aka Lino Ventura), ancien lutteur reconverti en tant qu'acteur et qui obtient ici un rôle d'une grande importance face à l'un des monstres sacrés du cinéma Français. Dix ans avant le célèbre Les Tontons flingueurs (1963), Ventura confirme ici, la trentaine pimpante, qu'il a un fort potentiel en tant qu'acteur. Le polar de Jacques Becker est certes, passionnant, mais l'ensemble reste bien trop classique pour justifier les lettres de noblesse que bon nombre de personnes lui ont attribués.