C'est bien écrit, bien réalisé. L'atmosphére de la nuit d'aprés guerre est bien la, avec son milieu, ses truands et ses réglements de compte. Rien ne manque à ce polar, ce film noir, ce pur chef d'oeuvre. A voir, revoir et rerevoir sans fin.
Un très bon film policier en noir et blanc et sans effets spéciaux ridicules, comme on n'en fait plus de nos jours, avec en plus des acteurs excellents, de Jean Gabin aux plus petits rôles... Passionnant d'un bout à l'autre.
On le présente souvent comme un des précurseurs des polars à la française bien avant Melville et autres, "Touchez pas au Grisbi" de Jacques Becker même si il m'a laissé sur ma faim mérite d'être vu rien que pour ses interprètes. On peut en effet apercevoir Jeanne Moreau toute jeune et un certain Lino Ventura dans son premier rôle et faisant déjà preuve d'une étonnante maturité. Le tout bien sûr completé par un Gabin au mieux de son charisme. Cependant malgré ces bons points il faut reconnaitre que l'oeuvre en elle même ne passionne pas. Visuellement la mise en scène de Becker fait preuve de sobriété et s'en sort bien mais on attendait une histoire un peu plus excitante avec un tel casting et on se retrouve finalement avec un scénario archi-classique et sans rebondissements majeurs. Le film laisse ainsi un gout en demi teinte dans la bouche.
Sans aucun doute l'un des meilleurs films policiers français. Un gangster veut se ranger des affaires après un gros coup mais par amitié et loyauté il perd tout, le grisbi et son pote, après l'avoir libéré. Une fin digne d'une scoumoune ; d'ailleurs quelle fin, avec son lot de mélancolie. Le scénario simple mais efficace et un casting solide avec un Gabin plus que jamais patron du cinéma français avec ce retour dans un NB de toute beauté.
Bon film de gangsters réalisé par un grand cinéaste : Jacques Becker. Meme si je lui préfère Goupi mains rouges et surtout Casque d'or, ce film est quand meme trsè interessant. On retiendra notamment la composition de René Daly et le dernier quart d'heure, noire et surprenante venant d'un film de cette époque.
Touchez pas au grisbi apparaît aujourd'hui comme étant la pierre fondatrice du film policier français moderne, la quintessence du polar hexagonal. Un renouveau du genre qui inspirera entre autre les Melville, Grangier, Verneuil et compagnie. Jacques Becker en collaboration avec le grand Albert Simonin (auteur du roman et ici dialoguiste et co-scénariste) crééent des personnages crédibles, truands impitoyables mais pittoresques plongés dans le "milieu" de la pègre parisienne. Becker en fait par ailleurs une description minutieuse et jamais vue auparavant dans le cinéma hexagonal. Touchez pas au grisbi c'est aussi l'histoire d'une profonde amitié, une histoire de trahison et de ses ravages, un film sur le temps qui passe, une lutte entre les anciens qui cherchent à raccrocher mais qui se font toujours rattrapés par leur passé et la nouvelle génération encore plus gourmande qu'ils ne l'étaient. Becker souhaite que les personnages soient montrés dans leurs fragilités pour les rendre crédibles aux yeux des spectateurs. Il privilégie les petits détails du quotidien en montrant les truands chez eux, se brossant les dents et même en pijama. Ainsi, le film et les personnages (abordés avant tout comme des gens normaux) de Becker ne tombent jamais dans les stéréotypes. Les dialogues de Simonin sont succulents et surtout merveilleusement servis par la brillante distribution, Jean Gabin et René Dary en tête. Gabin qui retrouvait enfin le succès auprès du public et le rang qu'il occupait avant guerre dans le cinéma français entame avec Touchez pas au grisbi une nouvelle carrière florissante. Il pose également les bases de son rôle de vieux patriarche autoritaire qui deviendra récurrent et faisant de lui le "Parrain" du cinéma français. Le thème musical signé Jean Wiener est resté gravé dans toutes les mémoires. La photo noir et blanc de Pierre Montazel est sublime et parvient même à rendre les yeux de Jean Gabin lumineux. Ce film demeure aujourd'hui LA référence du genre.
Un grand classique du polar. La mise en scène de Jacques Becker est très noir et donne à ce film une dimension toute particulière. L'ensemble est très classique mais reste magistrale de bout en bout, avec quelques scènes extrêmement réussies. De plus, la fatalité de certains personnages fait froid dans le dos. Un Gabin classique mais efficace niveau interprétation, également entouré de Jeanne Moreau et Lino Ventura. Bien.
"Touchez pas au grisbi" est le souvenir nostalgique d'un cinéma français de qualité qui n'est plus. La "noirceur" des scénes, le pétillant des dialogues, la carrure des acteurs, voilà ce qui fait toute la force titanesque d'une oeuvre comme celle-ci. Mieux que "Les Tontons flingueurs", la richesse de l'argot du film nous fait sourire à plus d'un moment. Passant de la prononciation roc de "paddock" pour désigner un lit à celle guturale de "tire" pour appeler une voiture, on se plait dans l'univers du "Milieu". "Touchez pas au grisbi" est donc une bien belle porte d'entrée vers la force des situations du Milieu. Le jeu de Jean Gabin, quant à lui, est un exemple à suivre à la trace. De nos jours, plus aucun acteur n'a la présence de ce monstre sacré. Son regard posé et son imposante carrure force le respect. Grâce à ses atouts naturels, Gabin incarne le personnage de Max à la perfection. Tout les acteurs d'ailleurs sont impeccables, participant pleinement à l'univers du film. Quant à la réalisation de Jack Becker, elle est pleine d'humanité et nous décrit la belle amitié entre ces deux hommes de façon tout à fait original. On retient aussi et surtout le théme original qui revient en laet motiv faisant sonné l'armonica ( comme anonçant la venu du western ). Finalement "Touchez pas au grisbi" est un vrai chef d'oeuvre français. Je n'aime pas dire ça mais il faut l'avouer, des films comme ça, on en fait plus aujourd'hui.
Un des nombreux films policiers dans lesquels a joué Gabin, mais celui ci, en plus d'être meilleur que d'habitude,il marque le grand retour de l'acteur mythique, après quelques déceptions. Comme il le disait lui même, un bon film est basé sur un bon scénario, règle qu'il suit à la lettre. C'est un film qui est resté et qui restera encore pendant pas mal de temps un grand morceau du patrimoine Français et cinématographique.